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 Surprise !!! - PV Antonio

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Cuღre di Capitanღ


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MessageSujet: Surprise !!! - PV Antonio   Mer 20 Juil - 12:51

Franchement, il pouvait me faire ce coup là toutes les semaines. « Je dois rencontrer des clients en Amérique Latine, je pars 10 jours et dès demain… ». En fait d’Amérique latine, je savais bien que la demoiselle du moment devait être brésilienne ou quelque chose s’en approchant, mais je n’en avais cure. D’ailleurs, je me demandais pourquoi il me mentait encore. L’accord était pourtant clair entre nous : On reste ensemble parce que ça l’arrange pour conserver les apparence, je reste parce que c’est confortable pécuniairement parlant, mais nous sommes libres de faire ce que nous voulons, tant que nous le faisons discrètement et que personne ne le sait. La bonne affaire ! Pour lui comme pour moi. Pourtant j’ai fait ce que j’ai pu pour qu’il fonctionne ce mariage, mais quand vous vivez avec un bloc de glace qui couche avec vous comme si vous étiez déjà un couple de petits vieux, vous ne pouvez pas faire grand chose. J’ai renoncé quand je me suis rendue compte qu’il me trompait, parce que oui, il m’a trompé avant que je ne le fasse… Et moi, je ne l’ai jamais fait dans son dos.
La différence aujourd'hui, c’est que s’il passe toujours d’une maîtresse à l’autre, moi je me suis plus ou moins fixée. Plus ou moins oui… même si j’aimerais plus que moins. Mais laissez moi vous expliquer les choses plus en détail histoire que vous compreniez bien.

J’ai donc obtenu le sésame me permettant de faire partie des élus ayant accès au Manoir Ambrosio il y a environ 4 ans. J’y venais dès que mon mari partait en voyage d’affaires, et comme tout le monde, durant mon séjour, il arrivait que je sorte pour aller passer une soirée en ville. C’est lors d’une de ces soirées que j’ai rencontré Antonio. Un simple regard a suffit, mais ce qui devait rester un coup d’un soir a évolué de façon assez incroyable je dois dire. En fait, on s’est retrouvés au Manoir. Lui aussi était un élu et imaginez notre surprise quand on s’est retrouvés nez à nez au restaurant du lieu ! Là-bas, c’est le seul endroit où on ne doit pas se cacher. Derrière ces murs, tout ce qui se trouve y reste secret. A la fin de mon séjour, j’ai appris qui il était réellement, mais en fait ça m’importait peu, et quand je suis rentrée chez moi, je n’avais plus hâte de revenir au Manoir, mais simplement de revenir à Vérone pour le voir, lui.

Aujourd’hui ? Aujourd’hui des sentiments sont nés depuis un bon moment déjà. Du moins de mon côté. Lui ? Il ne parle pas. Antonio est quelqu’un de secret qui n’exprime pas facilement ce qu’il ressent, donc en réalité, je n’ai aucune idée de ce qu’il ressent. Mais il s’est ouvert, petit à petit, à moi, c’est déjà ça. Seulement ne sachant pas sur quel pied danser, je n’ai pris aucune décision définitive pour venir m’installer en Italie. Il continue à aller au Manoir, du coup moi aussi. Un prêté pour un rendu ? Oui et non. Je pense que nous sommes tous les deux responsables de la stagnation de notre relation. Lui qui ne parle pas, moi qui n’essaie pas de le faire parler et préfère faire comme si les choses devaient naturellement se passer comme ça, nous sommes deux idiots. Enfin ça ne change rien au fait que je suis dingue de cet homme malgré ses défauts, qu’il semble attaché à moi malgré les miens, et que le Manoir n’est plus pour moi qu’un prétexte pour le retrouver. Oui, je profite encore des services offerts par ce lieu secret et atypique, mais plus de la même manière qu’avant. Rien à faire, je ne peux pas comparer ce qui n’est pas comparable et les sensations sont terriblement différentes. Mais je me dis que finalement, ça lui permet de faire ce qu’il veut, de ne pas se poser de question quand il voit des escorts. Je ne l’emmerde pas, et finalement, c’est peut être pour ça qu’on est toujours ensemble au bout de trois ans. Ca ou des sentiments réciproques… J’en sais rien, et je crois que j’ai peur de savoir, raisons sans doute pour laquelle je n’ose pas lui avouer ce que je ressens. Peur qu’il ne prenne peur, peur que tout s’arrête.

Les choses continuent donc comme elles ont toujours été, et quoiqu’il arrive, je suis toujours joyeuse quand j’embarque dans l’avion qui va me mener en Italie. Cette fois j’ai décidé de lui faire une surprise, vu qu’il n’était pas prévu que je revienne avant le mois suivant. J’ai téléphoné à son secrétariat et me suis présentée comme une certaine Carolyn Ashley, riche héritière anglaise – j’ai pris l’accent comme j’ai pu – qui était venue en vacances à Vérone quelques semaines auparavant et était tombée amoureuse de la région. Cherchant sans cesses des moyens d’investir mon argent, j’avais décidé d’engager une belle somme sur un projet immobilier et je souhaitais, bien évidemment, en parler à l’homme n°1 de la ville. Aimablement, la secrétaire avait pris mon message et lorsque je l’ai rappelée le lendemain, elle m’a confirmé que j’avais rendez-vous avec le maire le jour suivant. Ca collait parfaitement puisque je la rappelais depuis l’avion et que j’étais déjà en route pour l’Europe.

Ce matin, j’ai enfilé un tailleur, posé un chapeau à larges bords sur le dessus de ma tête et enfilé des lunettes de soleil avant de prendre la direction de la mairie. L’employée m’a proposé d’attendre dans un des fauteuils confortables mis à disposition des gens qui avaient rendez vous avec Monsieur Belosi, et quelques minutes plus tard, son téléphone sonnait. Lorsqu’elle raccrocha, elle se leva et se dirigea vers la porte du bureau de son patron, l’ouvrant et me proposant d’entrer. J’apercevais Antonio assis derrière son bureau en train de signer des document et me levais à mon tour, avançant le visage un peu baissé afin qu’il soit caché par le bord du chapeau, et dès que la secrétaire eut refermé la porte, alors qu’Antonio levait enfin le visage vers moi, j’enlevais mon chapeau, libérant mes cheveux qui retombèrent en cascades sur mes épaules.



Bonjour Monsieur le Maire… Mademoiselle Ashley n’étant pas disponible, elle m’a envoyé à sa place. J’espère que vous n’êtes pas trop déçu ?
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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Mer 20 Juil - 15:17

Les jours passent, s’enchainent et ne se ressemblent pas. Pas toujours du moins. Mon métier prenait du temps, j’avais beau profiter de tous les avantages qu’il m’apportait sans m’en cacher, je ne me permettais en aucun cas de mal organiser la ville. Et puis c’était dans mon intérêt de toute façon : si je comptais être réélu, il fallait commencer par là. Vérone était une ville superbe, magnifique et séduisante. J’y étais né et je l’avais toujours aimée, je ne pouvais pas la laisser sombrer sans agir, ce n’était pas possible pour moi.
Bien entendu, ne me pensez pas non plus le plus sérieux et indulgent des maires. J’avais mes défauts, et ceux-ci m’obligeaient d’une certaine manière à côtoyer la mafia. Pour mon plaisir, et mon plaisir uniquement car là, ça ne concernait pas ma ville.
Mais étant beau parleur et ma foi intelligent, j’étais capable de trouver maints arguments qui prouveraient que la mafia malgré tout apportait du bien à Vérone. C’était vrai. J’étais convaincant peut être, mais pas menteur. Du moins jamais dans mon travaille. Je savais tourner phrases et faits à ma guise.
Rusé en somme.

Un matin de plus passé derrière le bureau de la mairie. J’y passais les matinées, strict minimum. Il m’arrivait de m’organiser autrement pour libérer certaines journées mais c’était rare. Non vraiment n’en doutez pas, j’étais sérieux comme élu.
Signant divers papiers que j’avais lu avec attention, j’en renvoyais un certains nombres dérangeants pour l’organisation mafieuse de la ville, je renvoyais aussi des charges qui seraient des inconvénients pour les citoyens quels qu’ils soient. Je refusais qu’on se foute de nous. Mon avocat n’était pas mauvais, bien qu’un peu naïf, si bien que je le menais presque à la baguette. Mais que voulez vous, il faut savoir s’entourer de gens serviables, mais pas dangereux.

Déjà trois personnes que je recevais. Je me faisais souriant et à l’écoute, bien que toujours discret et assez difficile à cerner. Je ne laissais guère paraitre ce que je ressentais. Quel que soit le sujet de conversation, je donnais mon avis, mes conseils, mes points de vue et mes refus sans jamais laisser paraitre colère, crainte ou hypocrisie. Allez y, pensez le : j’étais doué. Charmant comédien mais pas à craindre. Pas pour Vérone, la ville devait me savoir à ses pieds.
Égoïste et prêt à tout pour mon bon plaisir certes, mais jamais dans le désintérêt de la belle Vérone.
Un rendez vous de plus était donné, le dernier de la matinée. J’attendais donc patiemment après avoir relu le dossier concerné que je refermais quand la porte s’ouvrit.
Riche anglaise voulant investir ? C’était intéressant. Je relevais la tête pour poser un regard plissé sur ce visage semi caché.

Jolies jambes, jolies courbes, gracieuse marche. Belle créature que voilà. Je restais sceptique, attendant que les yeux s’accrochent aux miens et rapidement un sourire peu catholique vint se pendre à mes lèvres.
Juste pervers ? Si c’était si simple. Samantha était une source de lumière. Ma source de lumière. Malheureusement pas mienne en fait, mais qu’importe. La revoir était toujours un plaisir succulent que je ne me lassais pas d’obtenir. Je me levais rapidement et haussais les épaules, jouant le même jeu ironique que la jeune femme.


« Déçu ? Hum...Voyons… »

Répondis-je en la contournant doucement, mains dans les poches, puis j’acquiesçais. Cachant au mieux un regard et un sourire trop heureux derrière un air amusé.
Elle était ravissante, c’était indéniable. Sam était de toute façon bien plus que ça. Je sentais mon cœur d’Italien battre avec force et peu de self contrôle alors que je plaçais ma main sur sa hanche pour rapprocher mes lèvres de son cou tendre que j’embrassais.


« M’aurais tu pris au piège ? »

Sourire sincère et complice, je la rapprochais de moi me retenant cependant de lui voler un baiser. Trop entreprenant ? Non pas que je sache, nous nous connaissions tellement bien. Ca me faisait simplement plaisir qu’elle soit là, mais je préférais attendre de connaitre les réelles raisons de sa venue.
Sait-on jamais.


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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Mer 20 Juil - 16:25

Si je dois noter Antonio sur sa capacité à provoquer un vrai chamboulement chez moi, je lui donne la note maximale. Je ne sais pas comment il fait ça d’ailleurs… Ou peut être justement que c’est parce qu’il ne fait rien que ça fonctionne si bien ? Depuis le temps que nous sommes ensemble, j’ai eu l’occasion de l’observer un peu plus avant… Pas évident vu que notre relation doit rester cachée aux yeux de tous aussi bien pour lui (dont la réputation souffrirait si on voyait une femme mariée à son bras) que pour moi qui ai promis de faire les choses de manière discrète. Mais comme c’est un homme public, j’ai quand même pu le voir dans son environnement et je dois dire que l’homme que je côtoie me semble assez différent. Une relation de confiance s’est peu à peu installée entre nous, on a appris à se connaître et on n’a pas à jouer un rôle l’un avec l’autre, je crois que c’est un point très important, le fait de se sentir aussi libre et non soumis de ce fait à un jugement.
En Italie, je suis Sam. Pas de rôle à jouer pour les amis, les connaissances, la famille. Personne ne me connaît ici et je suis en totale liberté, alors je crois que ça me rend différente de ce que je suis à New-York. Je retrouve une certaine insouciance, je ne fais que les choses qui me plaisent et donc je me vois plus souriante et plus gaie. En même temps, comment ne pas l’être ?

C’est la première fois que je franchis les portes de la mairie. La première fois que je vois son environnement de travail. Etonnant non ? Pas tant que ça, nous devons rester prudents. Mais si je voulais le surprendre, il fallait bien que j’aille le dénicher là où je savais le trouver à coup sûr. Je suis assez fière de mon coup d’ailleurs. Le scénario est impeccable, sans le moindre risque, original, et il faut avouer que c’est quand même bien plus sympa que le coup de fil non ? Le déguisement est pas mal non plus, ce tailleur, je l’ai carrément acheté pour l’occasion, je ne m’habille pas comme ça d’habitude, c’est bien trop sévère ! Mais avouez que c’est drôle ! Ah là pour le coup, on peut bien me prendre pour une anglaise « so chic » !
C’est donc toute fière de moi que je pénètre dans son bureau. Il ne me faut pas longtemps pour dévoiler le pot aux roses et sa réaction, et bien elle ne me surprend absolument pas ! Ca lui ressemble tellement ça… Si son sourire ne trompe pas sur ce qu’il pense, il entre dans le jeu et je ne suis pas en reste. Je pose ma main sur une hanche et me déhanche un peu alors qu’il me contourne, souris quand un baiser se pose dans mon cou, puis j’approche mon visage du sien. Mais je reste joueuse, me contentant d’effleurer ses lèvres des miennes.



On dirait bien… disons que je n’avais pas la patience d’attendre ce soir donc j’ai évité le coup de fil pour prévenir de mon arrivée…


Mon sourire s’élargit et mes bras s’enroulent avec légèreté autour de son cou.


Je ne pensais pas pouvoir venir si tôt. Mais Monsieur a décidé d’un petit trip avec une brésilienne donc… Moi je suis venue rejoindre mon bel italien.


Un petit rire s’échappe à cette comparaison qui n’a, c’est vrai aucune raison d’être. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait rire. Qui aurait pu croire que de mon mari, semblant si sage et rangé et moi, si pétillante et délurée, j’étais celle qui pouvait entretenir la relation la plus longue et la plus sincère ? Ne jamais se fier aux apparences dit l’adage !
Je pose un baiser rapide sur ses lèvres et le regarde avec un air mutin.



Content ?
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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Mer 20 Juil - 22:40

Mon bureau, ma mairie, c’est un peu une seconde maison. Voire, ma maison. Mon chez moi. Mes dossiers, mes arrêts, mes discours et autres paperasses encombrantes. C’était en fait un parfait foutoir – à peu près rangé tout de même – qui renfermait tout de Vérone. De ma Vérone. Celle qu’avait modestie et respect je me permettais de modeler. Artistiquement, culturellement, architecturalement, dans la marchandise et le tourisme, dans la sécurité et les vices.
Oui je crois que mon bureau renfermait ma part de Vérone. Pas de véritables secrets, simplement les facettes de cette ville magique triés et organisés sur des étagères pour que, tel un bon maire, je sache parfaitement de quoi elle était constituée. Ce qui la faisait, en surface, en profondeur, dans les fonds ou les formes.
Verona était mienne.
Hum, j’étais un peu prétentieux en pensant ça, ce que je n’affirmais et n’affirmerais jamais en public. Je savais pertinemment que le statut de maire ne me donnait pas possession de la ville. On ne possède pas une ville, on la vit.
Un peu comme on ne possède pas une femme, on l’aime.

En parlant de femme, Samantha. Sam. La belle, merveilleuse Sam. Petit accent lointain, chaleur pourtant connue des italiens, associée à un charme et un charisme indéniable…La belle était une femme comme on en voyait peu. J’adorais ça. Son intelligence, sa gentillesse et pourtant cette force d’esprit, ce caractère mordant.
Je détestais son mari. D’être son mari ? Sans doute, après tout j’étais, quasiment fou d’elle – pour ne pas dire totalement – et ce type se permettait de s’afficher comme un mari idéal en lui donnant le bras. Mais je crois surtout que je le haïssais de se servir d’elle.
Elle en faisait autant ? Ça m’importait peu. Ce qui m’importait surtout était son bien être, son plaisir. Elle était heureuse ? Sam réussissait à faire de sa vie ce qu’elle voulait grâce à ce crétin et à ses amants, ami(e)s qu’elle avait partout ailleurs ? Et bien tant mieux. C’était tout ce qui m’importait…Ce serait être malhonnête que d’affirmer que je n’en voulais pas à ses amants. Mieux valait que je n’en croise pas un, pas un qui se vante de ses compétences charnelles la concernant, pas un se pavanant de l’avoir séduit.
Bref, qu’ils ne parlent pas trop fort.

Je l’observais, partagé entre adoration et curiosité. Sentir son parfum prenant et doux, sa peau tout aussi douce et chaude contre mon visage, je croyais rêver. Non en fait, je savais que je rêvais. La jeune femme était une part de rêve, la part de rêve qui faisait partie de ma vie. Je ne la posséderais jamais ? Jamais je n’aurais qu’elle ? Eh bien soit…Après tout j’étais loin d’être un gentilhomme désiré pour la vie, mais je n’allais certainement pas me priver de profiter des instants passés à ses cotés.
Je crois qu’elle appréciait. En dehors de ce coté jeu et charme que nous nous offrions dans le dos de son mari et du regard des autres, je croyais – prétentieusement peut être – qu’elle aimait plus que ça. Ma personnalité ? Pourquoi pas. J’étais bien en admiration devant la sienne.
Les femmes pouvaient me faire perdre pieds ? Elle en tout cas, c’était certain.
Ses bras passaient autour de ma nuque et j’esquissais un tendre sourire en l’écoutant.


« Je vois. Quelle belle idée tu as eu là, la surprise fut charmante. »

Elle m’avait manqué. Pouvais-je le lui dire ? Elle devait bien le savoir. Dire ce genre de truc me paraissait trop…Direct, cru. Pas assez charmant, même si ça représentait peut être ce qu’une femme aime entendre. Ainsi donc je finissais par choisir de faire un choix, entre le trop romantique et le trop froid :


« Heureux. »

Répondis-je à sa question qui me demandait si j’étais content. Je crois que heureux était un adjectif assez fort. Et je ne mentais pas. Je souriais sans cesse depuis qu’elle était entrée ici, c’était une belle preuve non ? Sourire discret et pesé, comme toujours, mais tout le monde ne pouvait pas se vanter d’avoir de tel sourire de ma part.
Le vif baiser qu’elle déposait là contre mes lèvres était à lui seul l’exemple de mes plus agréables plaisirs et je fermais les yeux le temps d’une seconde pour simplement savourer le contact. Je joignais ensuite mes mains sur ses hanches, sachant la porte fermée et les fenêtres larges couvertes par de légers rideaux qui donnaient sur des cours vides, je me permettais de coller mon corps au sien plus qu’il ne l’était déjà et je posais un regard presque trop sérieux dans ses beaux yeux.


« Je pourrais à mon tour avoir l’idée de te prendre au piège et décider de n’pas te laisser partir avant…hum, un certain nombre d’heure… »

Souriant de nouveau je frôlais à mon tour ses lèvres, la repoussant doucement contre le bureau après avoir situé celui-ci dans son dos. J’allais terriblement lentement alors que sensuelles caresses prenaient naissance sur le bas de son dos.

« Tu es ravissante. »

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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Jeu 21 Juil - 1:40

Je me sens chez moi. Etonnant non ? Depuis quelques temps j’ai l’impression de quitter mon environnement quand je quitte Vérone. Je connais maintenant comme ma poche ses rues, ses ruelles, toutes les bonnes adresses qu’il faut connaître… Comme si je vivais ici, et à New York, j’ai le mal du pays, je ne pense qu’au prochain voyage. Il faut dire que New York, ce n’est pas chez moi. Je suis née au Canada, j’y ai grandi, et la vie là-bas est bien différente qu’aux USA. Trop excentrique pour mon bled, pas assez pour ma ville d’adoption, je me suis trouvée en Italie, et je crois surtout que je me suis trouvée quand je l’ai trouvé, lui, mon italien si charmant, si brillant, si passionnant, si… Tout quoi !
Il m’a rendue sage, malgré les apparences. Je me suis posée, et depuis notre rencontre je suis sur une ligne droite et ne cherche plus ma direction sans arrêt. Vous savez quoi ? Ca fait du bien. Avant, je n’étais jamais contente de rien. D’abord pas contente parce que je n’avais pas assez d’argent pour me payer les jolies choses dont j’avais envie, puis pas contente parce que je me retrouvais riche avec un mari qui avait fini par m’ignorer au bout de seulement quelques mois de mariage, pas contente parce que si je voulais faire ma vie de mon côté, je devais me cacher et que ce n’était pas simple parce qu’il est tellement connu à New-York que du coup moi aussi…

Aujourd’hui je me fiche bien d’être riche. Evidemment que j’aime ça, la première personne qui me dit qu’il ne voudrait pas l’être je l’accuse d’hypocrisie débordante ! Mais ce n’est pas ce qui rempli ma vie. Par contre, c’est ce qui me permet de continuer à la remplir. J’ai déjà songé à quitter Carl. Mais le quitter, c’est me retrouver sans le moindre sou, même pas assez pour me payer un billet d’avion. Je ne peux pas me le permettre, parce que ne plus pouvoir venir ici, ça m’enlèverait vraiment tout ce que j’ai et surtout la seule chose à laquelle je tiens. Je sais, je suis lâche, inutile de me le rappeler, mais je suis surtout pragmatique. Carl ne m’emmerde pas, échange de bons procédés et grâce à son argent je peux venir ici… Même si ça fait bien longtemps que le manoir a perdu de son attrait. Et quand je suis ici… Oui, il a trouvé le mot. Heureuse… Je suis heureuse. Et encore plus quand je vois son sourire… encore plus encore quand je sens son corps se coller un peu plus contre le mien, toujours plus quand ses mains se posent sur mes hanches et qu’il me pousse lentement jusqu’à son bureau en proférant une menace qui a le don de me ravir. Mon sourire s’agrandit et mon nez frôle le sien alors qu’il me caresse comme il sait si bien le faire.



Je crois que jamais la souris n’aura autant voulu être prise au piège…


Une main glisse sur sa nuque, l’autre sur son flanc, maudissant presque cette chemise d’exister. A la réflexion… Non, pas « presque »… Je la maudis d’exister ! Et lui, là il est en train de jouer avec le feu. On n’a pas idée d’être aussi… Aussi… Raaaaaaah ! Je suis « ravissante »… La fin du mot est presque étouffé par le baiser que je lui donne. Je peux faire preuve de beaucoup de self contrôle, mais il arrive un moment… Je ne suis qu’une faible femme !

Bon sang ce qu’il m’a manqué. Beaucoup trop pour que ça soit raisonnable, mais je m’en fous d’être raisonnable, c’est trop bon de ne pas l’être. Plus le temps passe, plus mes instants passés loin d’ici me semblent longs. Avant je ne voyais pas passer les semaines entre deux voyages en Italie, maintenant ça semble durer des mois à chaque fois. Je ne veux pas penser que cette semaine va filer bien trop vite, à cet avion que je vais devoir prendre à nouveau… Je veux profiter de chaque seconde que je peux passer auprès de cet homme exceptionnel.
Mon cœur est en train de battre la chamade. Nos langues se caressent dans une danse oscillant entre tendresse et passion et je me colle encore un peu plus près de lui, ronronnant de plaisir. Vous voyez, là, je suis vraiment à ma place, et c’est fou ce que c’est agréable de se retrouver !
Une de mes jambes remonte lentement le long de la sienne et vient s’enrouler autour de lui, mes lèvres glissent sur sa joue, viennent jouer dans son cou…



Mmm… C’est fou ce que je suis heureuse d’être là…


Mon visage vient se replacer face au sien, mon front se pose contre le sien et une de mes mains remonte dans ses cheveux que je caresse doucement et je souris.


Combien tu disais ? Un « certain nombre d’heures » ?


Mon sourire s’agrandit et je retiens un rire à ma bêtise avant de l’embrasser à nouveau, ne pouvant résister à l’appel de ses lèvres plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Jeu 21 Juil - 19:31

Vouloir être prit au piège hein ? Drôle de formulation que voilà. Qui se voudrait devenir captif ? Je dois admettre que la remarque de la belle Samantha ne m’étonnait pas vraiment. Après tout, nous ne nous voyons peut être pas autant que je le souhaitais, je la savais gourmande de nos rencontres. Elles finissaient toujours par apporter douceur et intimité à nos vies respectives, je crois sincèrement que c’était une bonne chose.
Alors, elle était ravit d’être ma prisonnière ? J’en étais d’autant plus heureux voyez vous. Je n’aurais pu rêver meilleure visite en ce jour et je le savais déjà : meilleure visite quelque soit le jour. Sam était la personne que j’attendais, au long des jours d’affaires, de soirées paisibles dans les rues et bâtiments de la belle Vérone.
J’attendais ma belle.


La voilà venue par surprise et si j’avais été le premier à être pris au piège, je ne comptais pas la laisser sans reste. Voilà qui était dit. Je souriais constamment, toujours avec réserve et douceur. Je ne savais faire autrement je crois bien. Et encore, je sentais sans mal que le sourire là pendu à mes lèvres n’était pas celui que j’arborais à longueur de temps. Avec collègues ou connaissances, amis ou rivaux, personne n’avait droit à ce genre de sourire.
J’étais étrangement « mieux » en sa présence. Amoureux me dites-vous ? Mais je ne connaissais pas les différentes caractéristiques dont faisait preuve un homme amoureux, comment alors me déclarer ainsi ? Trop modeste pour le dire, trop apeuré ou simplement perturbé, je n’arrivais pas à me l’admettre : Sam comptait pour moi plus que n’importe qui. Beaucoup. Inlassablement. Indéniablement. Trop en fait. Trop pour que je m’en passe sans souffrir.
Mais elle était là, bonheur subtile.

Alors que je me rapprochais de sa silhouette somptueuse que je frôlais avec une retenue excitante, je laisse sa main se perdre contre ma nuque en frissonnant alors qu’elle joignait tendrement nos lèvres. Je rendais impatiemment le baiser plus passionné, laissant ma langue se lancer dans un ballet sensuel avec la sienne, tandis que toujours, je la faisais reculer vers la table qui me servait de bureau.


« C’est sans doute la première fois que je suis si heureux d’être dans ce bureau, je te l’avoue. »

Acquiesçais-je en attrapant sa jambe, enroulant mes doigts sur sa cuisse désormais contre moi. Envieuse la demoiselle ? Et moi donc. Je regardais ses beaux yeux se rapprocher des miens puisque son front venait prendre appui contre le mien et je me mordais la lèvre avec gourmandise.
Quelle délicieuse surprise, vraiment, j’avais encore du mal à réaliser qu’elle m’avait parfaitement berné pour me surprendre. Et faire une nouvelle fois de moi, l’homme le plus heureux que Vérone ait pu voir.


« Oh je pense pouvoir tenir une petite dizaine mais si tu exiges plus je suis certain de pouvoir dépasser mes limites. »

Je haussais un sourcil arrogant et provocateur avant de savourer un nouveau baiser fantastique. Oui oui, fantastique. Rien de moins voyez-vous. J’aimais tout de cette femme, tout ce que je connaissais tout du moins. Je laissais son parfum m’enivrer alors que nous perdions une fois de plus nos souffles. Le bas de son dos rencontrait le bureau et je prenais soin de terminer notre baiser langoureux avant de me pencher délicatement sur elle, pour la faire se cambrer légèrement.

« Et plus sérieusement…Combien de temps réel pense tu pouvoir rester à Vérone cette fois ? »

Sourire aimable et aimant toujours pendu aux lèvres, j’attendais quand même une réponse avec un air sérieux. Un peu. J’étais trop soufflé et déstabilisé par son charme fou pour être totalement prêt à penser à son départ et me miner le moral là-dessus.

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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Jeu 21 Juil - 23:39

De tous les hommes que j’ai pu croiser dans ma vie, et croyez-moi j’en ai croisé, aucun n’avait réussi à provoquer chez moi ce sentiment de plénitude absolue. J’étais comme un chimiste expérimentant jusqu’à tomber sur la parfaite formule qui comblait tout ce que j’attendais. Ou du moins… Tout ce que je n’attendais plus. Je me retrouvais aujourd’hui dans une situation tellement compliquée que je ne savais pas par quel bout la prendre. Quand je suis ici, je profite à fond, je laisse mon bonheur s’exprimer parce qu’il est tellement puissant que je ne peux penser à rien d’autre. Mais dès que je monte dans l’avion qui va me ramener à New-York, j’ai la sensation d’être un prisonnier qui a terminé sa permission et retourne dans sa cellule.
Elle est énorme ma cellule… C’est le monde non inclus seulement Vérone… Mais ça n’en est pas moins oppressant. Vous comprenez pourquoi je n’y pensais pas quand j’étais ici ? Je ne pouvais pas me le permettre, parce que j’y pensais trop dès que je quittais cet endroit. Vérone était devenue ma maison, Antonio était mon foyer. Et le voir, c’était tout simplement me retrouver.

Et bon sang ce que ça faisait du bien de se retrouver ! Là vous voyez, j’avais absolument tout ce dont j’avais besoin. Je me sentais bien, mais alors à un point ! Je voulais faire le plein, essayer de le voir le plus possible pour affronter ensuite mon retour aux USA. Bien sûr il avait ses obligations, le maire de Vérone était forcément très occupé, et jamais je ne lui avais demandé de négliger ça. Ca me paraissait insensé d’ailleurs… Ca faisait partie de lui, il n’était pas comme le citoyen lambda qui se lève le matin, prend sa mallette et va à l’usine ou au bureau pour gagner sa vie. Son travail, sa fonction, c’était sa passion et il en avait besoin. Je le comprenais et ne lui avais donc jamais demandé de le négliger. Je me tenais dans son ombre. J’étais là, présente, et j’attendais, tout simplement.
Et là j’entends déjà les féministes crier au scandale… Mais je ne me sentais pas obligée de faire ça, et en fait, il ne m’a jamais rien demandé ! C’était comme ça que je devais agir, ainsi que je le sentais, et moi, je faisais tout ça le plus naturellement du monde. Franchement je ne pense pas qu’on en serait encore là au bout de trois années si je n’étais pas comme ça. La passion ne s’est pas affaiblie, un attachement profond s’y est greffé, et il était la seule chose aujourd’hui qui apportait du bonheur dans ma vie. Est-ce que je l’aimais ? Oui, cent fois oui. Quand votre corps réagit comme ça à un simple frôlement de la peau de l’autre, quand les seuls moments où vous vous sentez vraiment bien sont ceux où vous êtes ensemble, quand la complicité est tellement évidente qu’elle est palpable, vous pouvez le dire sans rougir.

Sauf que je ne l’ai jamais dit. Un tort ? Peut être, mais je n’ai jamais osé de peur de ce que ça pourrait déclencher. Je ne sais vraiment pas comment je pourrais réagir si cette histoire prenait fin. J’essaie souvent de me raisonner et de me dire que ça pourrait arriver, que je dois m’y préparer, je ne peux simplement pas l’envisager et je rejette avec violence tout ce qui pourrait nous y amener. Voilà pourquoi je n’ai jamais rien dit, même si ces mots me brûlent les lèvres bien souvent. Ce ne sont que des mots c’est vrai. Un regard, un sourire peut parfois en dire plus. Mais nous sommes des êtres humains, nous doutons sans arrêt, et nous avons parfois besoin d’entendre ou de dire certaines choses.

Mais là nos corps parlent pour nous. Ils sont proches, ils se retrouvent, naturellement attirés l’un par l’autre, et les choses sont tellement faciles. En ce moment je ne veux penser à rien d’autre qu’à ce que je ressens, et le bonheur transperce, forcément. Je suis joyeuse, je ris, souris, plaisante, joue.
Le bas de mon dos touche le bureau, je respire avec difficulté, emportée par ce baiser intense que nous partageons, et son corps fait basculer le mien en arrière. Quand il me pose sa question, j’ouvre les yeux subitement, happée par la réalité qui me rappelle à l’ordre comme si je n’avais pas le droit de l’oublier. Je cille un peu, déglutis difficilement et mets quelques secondes à lui répondre d’une voix trahissant un certain ressentiment.



Une semaine.


Quelques secondes passent. Je n’ai pas bougé.


Juste une semaine.


Ca ne doit pas me toucher comme ça. Je fais toujours en sorte de prendre les choses avec flegme quand je suis ici, je ne m’autorise jamais à craquer avant d’être dans ce maudit avion. Alors par un effort surhumain, je m’efforce à sourire timidement et viens poser un baiser dans le creux de son cou avant de venir y nicher mon front.


Mais je ne veux pas y penser, pas tant que je suis ici.
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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Ven 22 Juil - 9:43

Emporté par l’envie, traversé par les idées les moins catholiques qui existent et pourtant associées et accordées avec plus de tendresse et d’amour que je pensais pouvoir en faire preuve, j’étais totalement contrôlé par l’unique bonheur qu’elle créait chez moi.
Un bonheur sans fin. Nous ne nous voyons pas assez ? Nous étions souvent trop loin ? Je n’avais pas la possibilité de lui accorder tout mon temps ? Je préférais ne pas penser un seul instant à ceux qui se prétendraient ses amants sans avoir envie de les tuer ?
Certes. Et après ? J’étais fou d’elle. JE me savais capable de me battre jusqu’à la mort pour Vérone, douce et chaude ville. Mais je n’hésiterais jamais si j’avais un choix à faire. Je voulais vivre, vivre et pour la seule et unique Samantha. Qu’importe le lieu et le contexte ou je la verrais, je voulais la serrer contre moi et sentir son cœur s’harmoniser là contre le mien.
J’aimais mon métier, j’aimais ma ville. Rien que ça devait me donner une joie de vivre, mais ce n’était pas réellement le cas. Sans Sam, Vérone ne m’apporterait jamais cette plénitude que ce bout de femme renversant savait m’offrir.
Je l’aimais.
Mais gardez le pour vous, voulez vous. Un maire ne fréquente pas une femme mariée, dans son bureau qui plus est !

Je l’avais faite reculer jusqu’à cette riche et large table sur laquelle était déposé ça et là des courriers et papiers en tout genre que j’étais en train de trier et contrôler avant son arrivée. Je perdais du temps à m’amuser avec elle ? Sottise. Je gagnais ma journée. Je gagnais ma semaine en découvrant qu’elle serait en ville durant ces sept jours. C’était trop plaisant et j’étais suffisamment organisé pour avoir – malgré les tonnes de charges et contraintes de mon métier – un peu d’avance constamment. Du coup, lui offrir de mon temps paraissait possible. Dans les mesures du possible bien entendu.
Je n’étais pas peu fier de savoir si bien tenir le gouvernail de ce navire vif, de taille moyenne mais bondé de passagers vivants et gourmands de plaisirs, bons ou vicieux.


Mes lèvres retrouvaient leur essence près de sa peau, mon ouïe en savourant sa voix et ses discrets soupirs, mes doigts et le reste de mon corps le touché propre que je lui offrais, que je recevais contre ses belles formes, ses courbes gracieuse. Une princesse, une déesse. Un charme. Un rêve ? Non je la tenais bien là contre moi et ne la lâcherais pour rien au monde tant qu’elle ne montrerait aucune réticence.
Pourtant, sans être capable d’être parfait je venais piquer sa joie, son calme en exposant le sujet de son départ.
Toujours penché au dessus d’elle, je la regardais, regard doucement plissé, presque effrayé. Et oui, c’était peut être moi qui avait amené le sujet mais je le détestais tout autant qu’elle je crois. J’acquiesçais alors lentement, remarquant sans mal que Samantha ne s’attendait pas à cette question, et qu’elle souffrait presque de penser une seconde à cet avion qui l’arracherait à moi. C’était à la fois rassurant, de savoir qu’elle ne voulait pas partir – car comme le prétentieux que j’étais, je pensais être la raison de son désenchantement – et à la fois blessant de savoir qu’en une question bête j’avais détruit partiellement la bulle tendre que nous avions formée en nous retrouvant.


« …D’accord. »

Son visage se nichait contre mon cou et j’esquissais un discret sourire. Touché. Elle était belle n’est ce pas ? Elle était magnifique. Forte et fragile à la fois. Si rayonnante. Je caressais à mon tour sa nuque laissant mes doigts glisser habilement sur la peau chaude et je cherchais enfin ses lèvres pour capturer l’inférieure lentement, plongeant mon regard dans le sien.

« Je ne te laisserais que peu de répit, j’espère que ce ne sera pas trop insupportable. »

Je levais les yeux au ciel, faussement inquiet concernant sa capacité à me supporter. De l’ironie pour détendre l’atmosphère ? En effet je n’avais guère trouvé mieux. Mais veuillez ne pas oublier ceci : je perdais facilement pieds face à elle.
Je reprenais un baiser plus ardent en me penchant d’avantage sur elle alors que ma main qui tenait sa cuisse s’aventurait avec une allure de conquérant sous sa jupe serrée qui cachait de trop jolies jambes.


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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Ven 22 Juil - 13:57

Je sens que cette semaine va encore passer à une vitesse affolante. Le temps a tendance à être bien contrariant… Il ne passe pas quand on voudrait qu’il le fasse et file quand on voudrait qu’il reste figé. Un voyage définitif à Vérone, acheter un billet simple et non un aller-retour, vous n’imaginez pas à quel point j’en rêve. Malheureusement c’est impossible. Même si on met de côté le fait que si je pars je me retrouve juste avec ce que je porte sur moi – Et encore Carl serait foutu de me le réclamer sous prétexte que c’est de la marque de luxe – je ne suis pas la maîtresse de n’importe qui. Dans la politique, l’image qu’on renvoie est essentielle, alors une femme mariée… Ou bien même divorcée… Merde pourquoi les choses doivent-elles être si compliquées ? Ca ne l’est pas entre nous, alors pourquoi sommes-nous cernés par les difficultés ? J’essaye de ne pas y penser, même si d’une certaine manière, c’est me voiler la face. Mais quand il me demande combien de temps je reste, tout ça me revient de plein fouet. J’ai été prise au dépourvu et je n’ai pas pu feindre cette indifférence de façade que j’aborde d’habitude. Quelques secondes de semi-panique, de retour sur terre, de frustration intense que je balaye d’un sourire. Une semaine c’est bien trop court. Celles qui me sépareront de ma prochaine venue seront bien trop longues. Foutu temps qui ne passe pas comme on le voudrait…

Mais je sais que je ne dois pas me focaliser là-dessus. Aucune seconde à perdre, c’est hors de questions, elles sont bien trop précieuses pour les gâcher. Je souris aux anges quand il me promet de ne me laisser que peu de répit. Est-ce que ça risque d’être insupportable ? Je crois que vous connaissez la réponse. Et lui aussi la connaît très bien, voilà pourquoi je peux me permettre de hausser les épaules avec un air las.



Compte sur moi pour te rappeler à l’ordre si tu es trop collant… Tu sais à quel point je déteste ça n’est-ce pas ?


Je ne peux m’empêcher de laisser un petit rire s’échapper de mes lèvres, rire qui est vite étouffé par un nouveau baiser. Je pose la main sur le bureau et y prend appui pour glisser mes fesses dessus. Ainsi assise, mes deux jambes s’enroulent autour de celui qui fait battre mon cœur et tandis que je bascule un peu plus en arrière, se sens sa main glisser sur ma cuisse. Je soupire, renoue le baiser, serre mon corps un peu plus contre le sien. Et précisément à ce moment là je me demande vraiment comment je pourrais faire une overdose. Tout bonnement impossible, au contraire je crois que je n’en aurai jamais assez. Le maire de Vérone est ma drogue, et croyez-moi, je ne compte absolument pas suivre de cure pour me désintoxiquer de lui. Je souris à cette pensée, caresse son dos inlassablement, grogne de plaisir à ce baiser langoureux qui semble ne pas vouloir se finir. Si prendre du plaisir avec un autre que son mari est péché, alors pour sûr j’irai en enfer. Là on est quand même dans une situation compromettante et il reste à espérer que sa secrétaire ne fasse pas irruption dans le bureau après s’être contentée de frapper rapidement ! Bon, ça m’étonnerait quand même, je crois qu’elle n’oserait pas faire ce genre de chose, faut que j’arrête avec ma paranoïa…


Tu as démarré le chrono pour les dix heures là, ou c’est un échauffement ?


Un grand sourire alors que je parsème son cou de baisers. Mes jambes le serrent un peu plus, ma langue vient taquiner sa carotide et mon bassin exprime son envie. Est-ce bien raisonnable ? Peut être pas… Sûrement pas.


Tu peux me rejoindre quand au Manoir ?


On y était totalement libre, et c’est pour ça qu’on se voyait là-bas. Ce qui se passait derrière les murs du Manoir y restait, et Antonio étant l’homme n°1 de Vérone, tout le monde le connaissait. On ne pouvait donc pas se voir à l’hôtel, ni chez lui. Les journalistes rôdaient toujours autour de sa propriété, me voir y entrer ou en sortir poserait forcément des interrogations qui les amènerait à investiguer plus avant. Je n’avais pas l’intention de lui attirer des ennuis et peut être que prolonger ce qui était sensé être un rendez-vous d’affaires n’était pas la solution la plus raisonnable pour lui. Seigneur… Jetez moi un seau d’eau froide, c’est urgent !


J’ai une surprise pour toi… Mais je te la donnerai là-bas.


Un petit air enfantin pour illustrer cette annonce, et je reprends ses lèvres avec envie.
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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Ven 22 Juil - 21:05

L’ironie se faisait sans mal plus forte et insistante au fur et à mesure de nos phrases échangées. Mais quoi de plus normal ? Si la bulle que nous formions autour de nous pour nous couper plus ou moins du monde lors de nos retrouvailles était essentiellement composée d’amour inavoué, elle était aussi faite de bonne humeur, de joie, de tendresse, de taquinerie, de plaisir, de jeu, de charme…Et j’en passe. Il était donc tout à fait logique que nos répliques finissaient souvent par ressembler à une sorte de défi, un amusement qui consiste à appuyer sur les mensonges les plus crus dans le simple but de «faussement » provoquer l’autre.
Et oui, je me permettais de dire que j’allais la laisser souffler, soit ne pas trop la coller alors que j’espérais qu’au fond elle espérait tout comme moi le contraire ! Et la parfaite joueuse qu’était Samantha me répondait sans avoir besoin de longues secondes de réflexion qu’elle ferait en sorte de me remettre à ma place si j’étais un peu trop présent.
Je haussais doucement un sourcil en me mordant la langue, avec un air embêté. Je savais qu’elle plaisantait ne me prenez pas pour le 1er des naïfs, mais c’était trop tentant de quand même lui montrer que cette idée me déplaisait.
Je voulais être le plus présent possible à ses cotés durant la semaine. Avait-elle d’autres personnes à voir ? Je préférais ne pas y penser. J’allais avec gaieté me contenter des instants que nous pourrions partager. Elle était ma bouffée d’oxygène après tout.


« Bien entendu, je fais de mon mieux pour n’pas être trop collant pourtant tu le sais bien. »

Ma voix se faisait sombre et l’ironie dissimulée derrière laissait plus de place à une sorte de rancœur. Envers qui me direz-vous ? Eh bien c’est ma fois très simple : envers l’ironie elle-même. Et oui, à s’envoyer ce genre de remarque nous en arrivions à parler d’être moins proches ! Par humour certes, mais désolé ça restait pour moi un sujet sensible.
Toute proportion gardée bien sur. Je savais que nous plaisantions.


« …Oh non j’adore ça, être contre toi. »

Changeais-je rapidement d’avis en continuant de me coller à elle avec – comme toujours – beaucoup d’attention et d’habileté malgré la forte envie d’elle. Ma main contre la peau de sa cuisse s’appliquait dans de subtiles caresses portes parole de mon désir grandissant, ainsi que de ma certaine expérience à savoir garder mon sang froid. Un peu tout d’même, je n’étais pas une bête Rolling Eyes
Mais plus sérieusement, Sam m’avait manqué. Comme à chacune de ses absences, plus que la précédente, moins que la prochaine je le savais déjà. C’était ainsi. Depuis trois ans, l’absence grandissait et faisait dans un même temps croitre mon amour. Ou bien c’était l’inverse, l’amour se faisant de plus en plus fort impliquait un manque indéniable et dévorant…
Jusqu’ou irions nous ? Je ne voulais que son bonheur, je ne voulais que la voir sourire et si je savais qu’elle n’aimait pas partir, je n’étais pas certain qu’elle était si désireuse de rester à Vérone. Si seulement je pouvais le savoir.
Mais la belle ne se taisait-elle pas pour les mêmes raisons que moi ? Nous avions peur. Deux idiots ? Qu’importe, à cet instant précis elle était là et je savourais, profitais, délectais chaque seconde alors que mes lèvres venaient tendrement réclamer les siennes, mes caresses formaient un paradoxe entre la douceur de ce contact. Comment peut on se tenir lorsque l’on aime aussi fort que l’on désir, que l’on désir aussi fort que l’on aime ?

Laissant ma main contre elle et mon corps placé là ou il devait être d’après moi, sa meilleure place, contre elle, alors qu’elle me posait une drôle de question. Je faisais mine de réfléchir puis je haussais brièvement les épaules, un air hésitant.


« L’échauffement pourrait faire partie de la dizaine d’heures mais pour être sur de te savourer je dirais que le chrono n’a pas encore été lancé. »

Je lui offrais un sourire terriblement sincère en embrassant son cou lentement et je me redressais, toujours aussi lentement, sans pour autant me détacher totalement d’elle. J’étais juste debout, contre le bureau sur lequel elle était assise et placé là entre ses agiles jambes, j’étais en fin de compte le prisonnier de l’histoire. Inutile de nié.
Je continuais de sourire. Elle était simplement, trop parfaite.


« Je te rejoins quand tu veux là bas, pour une fois, c’est à toi de me donner une heure. J’ai un peu de temps, pour toi bien sur. Je peux le prendre lorsque ça t’arrange, personne n’oserait douter du travail que j’effectue, je suis toujours à jour… »

Expliquais-je avec fierté. C’était vrai de toute façon, j’ignorais si elle le savait, je ne passais pas vraiment mon temps avec elle à lui parler de mon métier même si cela m’arrivait.
Attisant ma curiosité la jolie blonde récupérait mes lèvres sans que je puisse poser la moindre question. Enfin quand à bout de souffle nous fumes contraint de nous séparer, je rapprochais ma main de sa joue que je caressais – avec tendresse bien sur – me perdant dans ses beaux yeux.


« Une surprise ? Vraiment ? Je, pourquoi ? »

Pas que je n’en voulais pas, et l’air heureux que j’affichais devait bien le lui montrer, cependant si j’appréciais ses attentions j’étais toujours effrayé qu’elle en fasse trop, trop par rapport à moi. Viendrait-elle un jour se plaindre de moi ? De ma capacité à moins offrir qu’elle ?
Je ne la négligeais pas du tout, mais elle m’offrait, un véritable rayon de soleil dans mes mornes journées. Que pouvais-je offrir de mon coté ?
J’acquiesçais pourtant.


« Vivement que je te retrouve là bas alors. »

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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Sam 23 Juil - 0:28

Me retrouver seule à seul avec lui et devoir faire preuve d’une certaine sagesse n’est pas évident du tout. Surtout quand mes jambes sont enroulées autour de lui et qu’il m’embrasse de la sorte. Je sors d’une période de manque, comme j’en ai toujours quand je suis loin de lui, et là j’ai terriblement besoin de le retrouver. Je retrouve déjà l’odeur de sa peau, le goût de ses baisers, le soleil de ses sourires et ce regard qui a l’art de me captiver en une seconde où je m’y perds… Il serait mal venu d’en demander plus maintenant. Nos rapports peuvent être d’une extrême tendresse, mais ça peut également très vite basculer dans une passion dévorante, et la secrétaire n’est pas assez loin pour échapper aux bruits qui ne manqueraient pas de nous trahir.
Autant vous dire qu’il n’est donc pas évident du tout de faire preuve de raison alors que j’ai bien envie de démarrer les dix heures promises là, tout de suite, sur la moquette de son bureau. Il faut me comprendre aussi, ça faisait presque un mois…

Si je reste ici plus longtemps, ça risque fort de partir en cacahuète. Pas que je sois incapable de faire preuve de self contrôle ! Enfin… Disons que je ne suis pas superwoman non plus, je n’ai pas de super pouvoirs et là je suis dans un moment où c’est un peu plus compliqué de rester sage. La joie de le revoir amène à une certaine excitation, voyez-vous ?

Le mieux est donc que nous nous retrouvions au manoir. Au moins là-bas, nous étions totalement libre puisque c’était le lieu de tous les secrets. Les habitants de la ville, s’ils en avaient entendu la légende, n’étaient pas au courant de l’existence de ce lieu très bien caché. Pour y aller, il valait mieux se faire accompagner la première fois par un employé. En effet, après avoir roulé dans les bois, il fallait quitter la route principale à un endroit précis, rouler encore quelques minutes et continuer tout droit dans un mur de végétation qui cachait l’entrée de la propriété à la vue des curieux. Des gardes armés attendaient de l’autre côté, il fallait montrer patte blanche, ou plutôt carton doré… A moins que votre visage ne soit connu par la sécurité. Vous remontiez alors une longue allée et la végétation se faisait de moins en moins sauvage. Là, le Manoir s’offrait à vos yeux, et vous étiez un privilégié de pouvoir le contempler et fouler son sol.

C’est là-bas que notre relation a pris un tout autre tournant. Nous nous étions rencontrés quelques jours plus tôt, et ce que j’avais alors qualifié comme une simple attirance sexuelle très intense se révèle, aujourd’hui, avoir été tout simplement un coup de foudre. C’est vrai, j’avais minimisé ce qui s’était passé. Mais n’est-ce pas normal ? Je n’étais pas femme à m’attacher… D’habitude. Pour moi le sexe n’était qu’une gymnastique agréable qui provoquait des sensations merveilleuses que j’adorais ressentir, mais je n’avais jamais mêlé les sentiments à ça avant Antonio. Ni avec mes premiers amants, ni avec Carl, ni avec John ou Lorenzo… Juste une gymnastique…
Avec Antonio, dès la première fois ça a été magique. J’en avais été troublée, si bien que quand je l’ai revu au Manoir quelques jours plus tard, j’ai voulu comprendre ce qui m’était arrivé. Il m’en a fallu du temps pour le comprendre… tout au moins pour l’admettre, parce que m’avouer à moi-même que j’étais tombée follement amoureuse du maire de Vérone était un sacré poisson à avaler !

Pourtant je ne pouvais pas faire autrement que de l’admettre, et si je ne l’avais fait qu’à moi-même, ça m’a permis de m’ouvrir sur cette relation et d’en savourer sa valeur. Je m’émerveillais de découvrir ces sentiments, ce qu’ils pouvaient apporter en plus à cette « gymnastique » qui devenait infiniment plus intense et savoureuse quand on avait le cœur qui en était rempli, de ce bonheur perçant qui emplissait votre être par un seul sourire ou une seule caresse. La vie ne vaut d’être vécue que quand on connaît ça, voilà pourquoi j’avais l’impression de mourir un peu à chaque fois que je quittais Vérone.
La chose avouée, je la sentais grandir. Encore, toujours, inlassablement… Et le Manoir nous abritait toujours du regard des curieux.

Il était évident que nous nous rentrouvrions là-bas, mais j’ignorais tout de son emploi du temps. Peut être avait-il des rendez-vous prévus cet après-midi ? Je préférais donc lui demander quand il pouvait m’y rejoindre, et il en a, bien sûr, profité pour me rappeler à quel point il est un homme organisé et toujours à jour ! Ca m’a fait rire.



Je sais…


Je caressais son nez du mien avec amusement. Oui, je savais. Antonio n’était pas le genre d’homme à se reposer sur ses lauriers. Il aimait infiniment sa ville et il travaillait avec énormément de sérieux pour faire honneur à sa fonction.
Je retenais cependant qu’il était disponible, ce qui était une bonne chose… Une très bonne chose même ! Je voulais le voir dans un endroit plus intime, et j’en profiterais aussi pour lui offrir une surprise que j’avais préparée. J’étais impatiente de voir sa réaction, et j’espérais tout simplement que ça lui ferait plaisir.



Est-ce que j’ai vraiment besoin d’une raison ?


J’en avais envie, tout simplement. Ca faisait un moment que cette idée me trottait dans la tête. Plus d’un an pour être précise… Je ne savais pas si je pourrais rendre ça possible, mais ça avait été le cas. Je crois qu’il sera content… Enfin je l’espère !


Donnes-moi une heure. Le temps de me changer et de mettre quelque chose de moins… Sévère !


Je lui fis un clin d’œil, l’embrassais à nouveau, tout en le poussant afin de pouvoir me dégager. Je l’embrassais toujours alors que j’étais à nouveau debout, et mes lèvres s’étirèrent d’un sourire amusé juste avant que je ne rompe le baiser. J’attrapais mon chapeau, relevais mes cheveux avant de le replacer sur ma tête, attrapais mes lunettes de soleil que je remettais sur mon nez, et enfin mon sac à main. Je me rajustais rapidement et me dirigeais vers la porte. Une fois celle-ci ouverte, je reprenais mon rôle de Miss Ashley et levais la main.


Ce fut un plaisir Monsieur le Maire… Nous restons donc en contact…


Cachée à la vue de la secrétaire, je lui tirais la langue avec taquinerie, puis je me retournais et m’éloignais, ondulant plus que de nécessaire le bassin histoire de lui offrir une dernière jolie vue avant la suivante… Mais ça, c’est une autre histoire !
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MessageSujet: Re: Surprise !!! - PV Antonio   Sam 23 Juil - 9:58

Un mois. Un mois complet sans la voir. Quatre semaines, une trentaine de jours, vous rendez vous compte ? Non bien sur que non, vous n’étiez pas fou d’elle – j’ose du moins l’espérer – mais étant mon rayon de soleil Samantha laissait planer une atmosphère de regret et d’étouffement à chacun de ses départs.
Comment avais-je pu supporter ces jours sans sa présence ? Eh bien comme je les supportais depuis le début. J’avais des responsabilités, quelques connaissances qui loin d’arriver à sa cheville me permettaient de garder la tête hors de l’eau et puis surtout : je savais que je la reverrais. Il était donc primordial de ne pas perdre la face, ce serait si bête de louper les prochaines retrouvailles n’est ce pas ?
Ainsi j’avais attendu, attendu un coup de fil au moins, jamais je ne l’aurais pensé assez joueuse pour se faire passer pour une autre dans l’unique but de me surprendre. Et ça avait merveilleusement bien marché. J’étais ravit, je n’savais plus trop comment appeler ce que je ressentais. Cette femme géniale faisait ses déplacements jusqu’à Vérone en partie pour moi. C’était si plaisant, si glorifiant et soulageant.
J’aimais ça. Notre bulle. Notre lien. Notre complicité. Notre attirance et tout le reste. Je l’aimais, quoi.

Il fallait donc que l’on se retrouve vite, et vraiment. Pas à se frôler sur le bureau à se faire languir car ne pouvant aller vraiment plus loin. Me direz vous, ce serait une part d’excitation non négligeable que de craindre l’entrée de la secrétaire. Mais malheureuse ni elle ni moi pouvions nous permettre de prendre un tel risque.
Tant pis. Je m’arrangeais assez bien dans mes affaires pour lui accorder du temps dès qu’elle le souhaiterait, et pour mon plaisir une fois encore sa réponse fut très satisfaisante. Une heure à peine ? C’était parfait j’aurais le temps de filer prendre une douche et me changer. L’habit n’aurait rien de très différencié, mais je n’aimais pas rester dans ce rôle de « maire » avec elle. Pas constamment. J’en jouais au manoir certes, mais à Sam j’offrais l’homme que j’étais, pas mon statut. C’était bien la seule à qui je donnais tant, elle méritait davantage pourtant.


« Parfait, j’y serais dans une heure. »

Sourire plus qu’heureux je la laissais reprendre mes lèvres et me repousser. Je m’amusais à laisser mon poids lui rendre la tâche difficile mais avec amusement toujours je finissais par me redresser et ainsi lui permettre de se remettre sur pieds. Le baiser prit fin et je rouvrais les yeux lentement, sans doute par peur qu’en étant trop brusque je sorte de ce rêve.
Le temps que je réalise pour la cinquième fois que Sam était là, à Vérone, m’avait berné avec une belle ruse elle avait déjà renfilé sa parure d’Européenne qui investit. J’esquissais un sourire fier d’elle. Je n’sais pas moi, sa fraicheur, son espièglerie, sa gentillesse couronner de sensualité.
Je me mordais la lèvre et acquiesçais en me rapprochant de la porte du bureau que je prenais en main quand elle la passait.


« Le plaisir fut pour moi Miss, n’hésitez surtout pas à me contacter. »

Je me contentais d’un sourire taquin pour répondre à son air d’enfant car contrairement à elle, j’étais face à la secrétaire qui heureusement me savait quelque peu dragueur et du moins, poli et accueillant avec tout ceux qui passaient par là, particulièrement les femmes je l’accorde.
Je fixais sans grande retenue cette silhouette parfaite qui s’éloignait puis disparaissait, et restant là figé comme le premier crétin, je finissais par entendre cette chère secrétaire se racler la gorge.


« Quel terrain convoite-t-elle ? A votre regard elle vous a sans mal acheté. »


« Ne soyez pas si jalouse très chère, vous restez la meilleure secrétaire de ce bureau. »

Répondis-je en lui portant mon regard, un sourire plus que déplacé en coin. Elle levait les yeux au ciel en étouffant un rire divertit et nous nous offrions un café avant que je reparte en vitesse me préparer…


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Surprise !!! - PV Antonio

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