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 Bienvenue, Elanor ! - PV Tony

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Lo sapete, sono il capitano.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 29 Avr - 8:29

Il va bien falloir que l’on supporte d’être surprotégé jusqu’à ce que les coupables – tous les coupables – soient arrêtés et rendus inoffensifs. Je suis loin d’être tranquille pour ma petite et égocentrique personne mais surtout pour Samantha et ma fille ; quoique peuvent en penser ces journalistes ou ces flics qui me regardent avec une arrogance certaine, une pointe de dégout et de dérision dans la voix. Ils doivent bien faire leur boulot de toute façon qu’importe la haine qu’ils peuvent me porter !
Quand journalistes et policiers décident de me foutre la paix je reste installé sur mon banc, incapable de me lever de suite. J’ai besoin de réfléchir. Non pas de trouver une solution ni même une explication plausible, juste réfléchir. Remettre les choses en place, le déroulement des évènements dans l’ordre, les idées au clair…
Je me sens fou.

En arrivant dans le couloir avec Elanor dans les bras, Samantha me fait sursauter. Je quitte mes pensées sans fondement sans grand regret et je savoure le touché de sa main contre ma nuque dans un état de tension hallucinant. Une chose est sûre : je risque de mal dormir, je sens déjà les lancées de douleur dans le dos.
Je rouvre les yeux pour lui sourire doucement et je l’écoute très attentivement.
Elle est ma raison d’être, le centre de mon existence, il n’y a qu’elle que je pourrais écouter ainsi.

« Je…D’accord je peux essayer de rester. Je sais que vous allez bien mais si vous êtes censés rester là jusque demain je ne veux pas contredire les médecins…Ah moins que Chiara puisse nous rassurer totalement. J’avoue avoir peur du nid. Si c’est…Si c’est Benito qui est derrière les commandes, qui l’empêcherait de s’en prendre au nid ? »

J’évite soigneusement sa première question vous remarquerez.
Si je lui en veux encore ?! Mais oui ! Je suis dans une colère noire ! Remarque, ce n’est peut être pas contre elle…c’est un tout. J’en veux à Eleonora d’enquêter dans mon dos et sur un ami que je pensais fidèle, j’en veux à mes parents de détester cet homme depuis le début alors qu’il a toujours été là pour moi ! J’en veux à Sam d’avoir engagé Eleonora et quand bien même elle a eu raison d’avoir des soupçons, je lui en veux. Je lui en veux d’avoir pensé vrai.

« Mademoiselle s’il vous plait ! » Dis-je pour intercepter une infirmière qui passe par là. « Est-ce qu’il serait possible de m’autoriser à passer la nuit ici près de mon épouse et ma fille ? Il y a un fauteuil dans la chambre ça me convient parfaitement ! » « Oh mais ; monsieur nous devrions vous mettre dans une chambre à part vous êtes bien mal en point ! » « S’il vous plait. Je pourrais faire changer mes pansements ici demain matin qui plus est avant que l’on rentre…elles doivent sortir demain. » « …Bien sur. Je vais voir si je peux trouver un ou deux coussins en plus. » « Merci… »

Je souris doucement à mes amours et je tends la main pour caresser la joue d’Elanor. Elle dort ? Presque, j’imagine qu’elle a mangé, c’est la seule raison qui expliquerait cet état de tranquillité dont elle fait preuve. Cette naïveté, cette innocence est touchante, impressionnante. Qu’elle dorme paisiblement…rien ne lui arrivera jamais de mon vivant, j’en fais la promesse…

« Oui. »

Mon regard s’éloigne des deux femmes de ma vie et je fronce les sourcils en acquiesçant lentement, visiblement embêté de dire ça.

« Oui je t’en veux je crois je…j’en veux à tout le monde. C’est tellement injuste je pensais aveuglément pouvoir m’appuyer sur lui ce ; ça fait 15 ans Sam que je le connais… »

Je serre la mâchoire pour retenir mes larmes et je me lève afin de rejoindre la chambre. Ce qui me permet de lui tourner le dos et ça m’arrange : je n’ai aucune envie qu’elle me voit pleurer. J’ai quelques dizaines de mètres pour m’arrêter de pleurer ; je prends sur moi avec le plus de volonté possible mais c’est une voix familière qui m’aide à tourner la page pour cette fois.

« ANTONIO ! »

Ses petits bras s’enroulent autour de ma taille et je m’empêche de gémir sous la douleur provoquée par le tissu qui s’appui sur mes plaies. Je grimace pour faire comprendre à mon père qu’il vaudrait mieux qu’elle ne me touche pas Laughing
Lorsqu’elle s’est enfin détachée, elle va parler à sa petite fille tandis que nous rejoignons la chambre : sait-on jamais des curieux peuvent trainer ici…

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 29 Avr - 14:35

Difficile de savoir comment les choses vont se passer à partir de maintenant. Il est clair qu’on ne pourra plus vivre comme avant et que des mesures de sécurité draconiennes devront être mises en place. Il vaut mieux trop de précautions que pas assez, et vu ce qui s’est passé, je crois qu’il n’y en aura jamais trop de toute façon. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre de toute façon ? Il faut donner le temps à la police de faire son travail et même après… On ne sera plus jamais vraiment tranquilles je crois. Mais est-ce que ça doit nous empêcher de vivre ?

On va devoir retrouver un équilibre, c’est certain, mais en attendant d’être à demain, je n’ai pas du tout envie qu’on passe la nuit chacun de notre côté, pas après ce qui s’est passé. Je ne serai tranquille que si nous sommes ensemble. J’ai bien noté qu’il n’a pas répondu à ma première question. Ce silence me fait comprendre une réponse positive qu’il n’ose peut être pas m’avouer. Pendant qu’il s’organise avec une infirmière, je baisse les yeux pour regarder Elanor avec un petit sourire désolé. Qu’est-ce que je peux y faire ? Le mal est fait maintenant, je n’ai plus qu’à assumer.

Mes parents sont au nid. Et maintenant ils doivent être au courant de ce qui s’est passé puisque j’ai demandé à Davide d’y passer pour prendre des vêtements pour Tony. Ils vont s’inquiéter c’est certain, partir en se demandant ce qui va se passer pour nous, en sachant qu’on est menacés. Il faut vraiment que les coupables soient arrêtés le plus rapidement possible.

Oui ? Je sors de mes pensées et lève les yeux vers Tony, fronçant les sourcils. Oui quoi ? On dirait qu’il vient de répondre à quelque chose que je viens de dire mais je n’ai pas ouvert la bouche ! Je n’ai quand même pas pensé tout haut ? Si ? Non, je n’ai pas pensé tout haut… Il répond à une question que j’ai posé précédemment. Et l’entendre dire « Oui, je t’en veux », vous n’imaginez pas à quel point c’est difficile. Mais je comprends qu’il soit mal, je comprends que cette défection de celui qu’il considérait comme son meilleur ami doit être difficile à avaler. Alors comme il reprend le chemin de la chambre, je le suis.



Je comprends. Je préfère que tu m’en veuilles que de ne pas avoir suivit mon instinct.


Qu’est-ce que ça aurait changé ? Et bien rien en ce qui concerne les faits. La voiture aurait quand même explosé, mais on ne saurait absolument pas quelle piste suivre. Pire, on pourrait être persuadés que c’est l’œuvre de la mafia et partir complètement dans la mauvaise direction. Ce que nous a dit Eleonora tout à l’heure nous a appris que Benito recrutait des hommes pour « un gros coup », et on sait qu’il veut du mal à Tony puisqu’il veut faire « trembler Vérone » et qu’il engage aussi des filles pour le séduire et donc détruire son couple.

Les faits sont là, et ça je n’y suis pour rien. Ce n’est pas le fait que j’ai engagé Eleonora qui a mené à ça, ça nous a juste permis de le découvrir et de savoir ce qu’il manigançait et de savoir qui désigner suite à cet attentat. Je ne regrette pas de l’avoir fait, c’était nécessaire, et moi c’est à Benito que j’en veux d’avoir ainsi trahi la confiance et l’amitié que Tony lui portait. Mais voilà qu’une tornade fait son apparition. Fiora se jette sur Tony et aussi bien Davide que moi nous posons une main sur son épaule pour lui faire comprendre qu’elle doit le lâcher.



Tenez Fiora, prenez un peu la petite. On va bientôt venir la chercher pour la nuit, il faut en profiter…


Il vaut mieux qu’elle la tienne pour éviter de trop toucher Tony. Je sais très bien ce qu’elle ressent, je suis moi même terriblement frustrée à l’idée de ne pas pouvoir le faire. Mais à peines sommes nous rendus dans la chambre que la porte s’ouvre à la volée. C’est Chiara et la pauvre est blanche comme un linge !


Chiara : Tout le monde va bien ? Mon dieu je viens d’arriver pour prendre mon service et quand on m’a dit ce qui s’était passé… Assieds toi sur le lit que j’examine ça… Hey ! Je suis ton médecin ou pas ? Ne discute pas !


Et bien… Tony est arrangé avec ses femmes ! Entre sa mère, son épouse et sa meilleure amie, que des femmes de caractère qui n’étaient en aucun cas impressionnées par le sien !


Chiara : Qui t’a soigné ? Je parie que c’est cet idiot de Morelli… Ce vieil idiot ne croit pas aux médicaments modernes et pense que « tout se guérit tout seul »… N’importe quoi. Il est vraiment temps qu’il prenne sa retraite ce cornichon ! Est-ce qu’on t’a donné de l’ibuprofène au moins ? Ou un autre antalgique ? Je reviens, je vais chercher de quoi te soigner correctement. On n’a pas idée de laisser des brûlures au second degré à l’air libre ! Quel crétin !


Et la voilà qui quitte la chambre à pas déterminés et rapides. Woaw !


Désolée Fiora… Mais niveau tornade, je crois que vous venez d’être battue à plates coutures !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 2 Mai - 21:04

Merde alors ; peut-on avoir une journée relativement normale durant notre existence, durant notre histoire en tant que couple et famille ? J’avais de gros doutes là-dessus il y a quelques temps – bien que notre histoire soit officiellement assez jeune – désormais c’est une évidence à laquelle il faut se vouer et je vous assure que ça n’est pas mince affaire : nous n’aurons jamais le loisir de vivre une journée « standard ». Vous comprendrez dans les grosses lignes ;
Quand bien même je veux reconnaitre que la naissance d’un enfant laisse couler des journées extraordinaires, originales, différentes et potentiellement mouvementées, nous réussissons toujours à nous mettre dans un merdier sans nom !
Vous me l’accordez ? Je sais que Samantha, elle, me l’accorderait sans souci.

Ne parlons plus de Benito pour l’instant. Je n’en ai pas la moindre envie, le simple fait d’y penser me fait un mal de chien et je crois malheureusement que le coup de Sam qui se mêle de ça rajoute une douleur plus que gênante ;
Non, son « action » n’était pas totalement vaine puisqu’il se trouve que le cher Ben’ manigançait dans mon dos depuis un bon bout de temps à des fins qui sont loin d’être glorieuses ! Mais devoir reconnaitre que mon épouse a eu raison d’agir dans mon dos en total méfiance de mes relations amicales…c’est foutrement blessant.
Pour quelqu’un doté de ma fierté en tout cas croyez-moi.

Mes parents sont arrivés et je lis dans leurs yeux une inquiétude qui ne disparait pas. Pas du tout. Pourtant nous sommes là, Samantha, Elanor et moi-même, mais s’ils peuvent paraitre relativement « simples », mes parents sont des gens avec le cœur sur la main et tout ce qui touche à la sécurité de ceux qu’ils aiment ne leur échappe jamais !
Heureusement – pour m’éviter de mourir entre les bras de ma mère – Samantha lui met sa petite fille dans les bras et je souris de voir la manière à laquelle ses gestes et son visage s’adoucissent pour répondre aux besoins d’affection de la princesse.
Mais attention : nouvelle tornade !

« Chiara ! »

Oh je n’avais pas oublié qu’elle était sur les lieux, puisqu’elle y travaille. Cependant j’avoue que je n’ai pas osé la contacter ou venir me plaindre auprès d’elle. Souvenez-vous : il m’arrive souvent de comparer nos façons de travailler très similaires dans le sens ou nous sommes investis dans notre profession et ne comptons pas les heures de boulot.
Je ne pouvais pas me permettre de lui rajouter du taf sous prétexte que nous sommes amis mais…la belle ne l’entend pas ainsi : j’aurais pu m’en douter.

« Mais je ; attends ! Je ne vais pas me mettre sur ce lit, il est à S… »

Hum, pas de discussion envisageable, elle serait capable de me mettre en pire état que je ne le suis déjà si je continue !
Je m’exécute donc très lentement, un peu sceptique et surtout gêné. C’est que, elle à l’air si en colère que j’ai peur de faire de travers et puis quoi je vais me déshabiller devant elle ? Devant mon épouse et mes parents ? Tordu non ?
Je la laisse pourtant faire…disons que je n’ai guère le choix.

« Euh je n’ai pas retenu son nom ; calme toi je te pris ça va aller les brûlures sont longues à cicatriser c’est bien connu ! Chiara ! »

Rien à faire, elle est sur le bord de l’explosion bon dieu ! Je la laisse partir sans avoir eu l’occasion de la remercier d’être si inquiète pour moi – malgré l’énorme coté professionnel qui émane de son comportement. Elle va revenir rapidement j’imagine.
Je sais qu’elle tient à moi, j’aimerais pouvoir la remercier avec sincérité d’être si attentive à mes soins. Enfin il vaut sans doute mieux qu’elle soit posée pour capter mes mots !
Je regarde alors mon amour en lui tendant la main pendant que les deux jeunes grands parents sont en admiration devant la petite dernière.

« Je suis désolé…je ne devrais que te remercier et me faire pardonner. Si tu n’étais pas là pour veiller sur nous, sur moi…et puis tout ce que tu supportes par ma faute c’est…je suis désolé. Je ne suis toujours pas l’homme bon que je me suis promis de devenir un jour mais crois moi ça viendra ! »

Et j’y crois, si si, d’où les petites larmes au bord de mes yeux qui reflètent la parfaite frustration et colère que je ressens. Envers ma stupide incapacité à être quelqu’un de bien, envers toute ma personnalité qui n’est que créatrice de conflits ! Je ne suis pas dupe, j’ai vu les améliorations dans mon caractère et mon attitude…pourvu qu’il y en ait d’autres, beaucoup, et vite…

« Je t’aime tellement. »

Dis-je sans doute l’air très con, là sur son lit de jeune maman la chair à vif et le corps tremblant de douleur, de fatigue, de peur. J’ai eu si peur.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 2 Mai - 21:57

L’arrivée de Chiara avait provoqué un certain remue ménage. Mais j’étais contente qu’elle soit là. Voilà quelqu’un en qui j’avais une entière confiance, j’étais heureuse et soulagée de savoir qu’il pourrait toujours compter sur elle. Je m’étais adossée contre un mur de la chambre et en profitait pour souffler un peu. J’avais encore les jambes qui tremblaient à cause de ce qui s’était passé et de la peur que j’avais eue… Que j’avais encore d’ailleurs. Une chose à la fois, à chaque jour suffit sa peine. On verra bien ce qui se passera demain. Là on est tous les trois ensemble, vivants, et c’est tout ce qui compte.

Notre amie n’en avait de toute évidence pas fini et est partie en pestant sur les « vieux crétins » de son service. Voilà un côté de sa personnalité que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir. C’est une femme de caractère, c’est certain ! Remarquez pour faire le métier qu’elle fait, elle a intérêt… Je n’imagine pas faire ça une seule journée de ma vie, je crois que je deviendrais cinglée ! Il faut avoir la foi, avoir une énergie que je n’ai pas, c’est sûr. Je m’approche doucement du lit avec un sourire et m’y assois pour pouvoir lui faire face.

Je sui un peu chamboulée par ce qu’il me dit. Soulagée dans un certain sens. Le fait qu’il m’en veuille, c’est quelque chose que j’avais du mal à intégrer. C’était pas facile de vivre avec ça, d’autant que je savais très bien que si c’était à refaire, je le referais. Depuis tout à l’heure il y avait cette colère qu’il éprouvait envers moi et que je pouvais ressentir, cette peine qui était la mienne à sentir cette distance entre nous et qui était le prix à payer de ce que j’avais fait. Même si ça n’avait pas duré longtemps, c’était du temps de trop. Je laissais couler une petite larme et ouvrais la bouche pour lui répondre, mais c’était sans compter sur Chiara !



Chiara : Voilà ! Flammazine et gaz stérile. C’est quand même pas chinois ! Je vais renettoyer ça avant quand même. Tous les deux jours tes pansements ! Je viendrai te les changer moi-même en même temps je pourrai surveiller l’évolution. Et tiens, prends ce cachet, ça va faire disparaître la douleur. Je vais t’en prescrire une boîte. Trois par jour en dehors des repas d’accord ?


Je lançais un sourire complice à Tony pendant que je remplissais un verre d’eau que je lui tendais. Chiara était maintenant concentrée sur son travail et s’appliquait à la tâche. Une infirmière venait de pénétrer dans la chambre et regardait la scène avec une certaine stupeur. Forcément, ça ne devait pas être le genre de chose qu’on voyait souvent ici !


Infirmière : Mais… Qu’est-ce qui se passe ici ?

Chiara : Oh ! Bonsoir. Docteur Bellagio des urgences. Je suis le médecin personnel de Monsieur Belosi. Ca grouille de journalistes en bas impossible de l’y soigner correctement. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai presque fini.

Infirmière : Ah… D’accord, je comprends. Je suis venue chercher Elanor pour la nuit.



Je récupérais donc ma fille et prenais quelques secondes pour lui faire un câlin, puis je l’approchais de Tony pour qu’il puisse à son tour lui dire au revoir.


Chiara : Hey ! Et tatie Chiara alors ?


Après avoir été câlinée par tout le monde, Elanor était emportée par l’infirmière pour sa dernière nuit à l’hôpital. C’était un soulagement, même malgré les derniers événements, de savoir qu’on quitterait l’hôpital dès demain. Je m’approchais de Fiora et Davide, passant ma main dans le dos de ma belle mère.


Vous devriez y aller… Il va bien, on se verra demain à la maison c’est mieux.


Chiara venait d’ailleurs de terminer de s’occuper de Tony qui avait maintenant le torse parsemé de gaz. Pendant que ses parents lui disaient au revoir, j’allais serrer notre amie dans mes bras.


Merci Chiara.

Chiara : De rien. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit, aussi bien lui que toi, n’hésite pas, d’accord ?

Promis.



En quelques minutes, la chambre s’était vidée. Je poussais un petit soupire… Ca faisait du bien. Je m’approchais alors du lit où Tony était toujours assis et venais m’installer de telle façon à pouvoir lui faire un petit massage pour le détendre. On avait, dans un certain sens, besoin de nous retrouver après tout ça. Mes doigts courraient dans son dos et je massais chaque muscle avec application. Puis une fois que c’était fait, je posais mon menton sur son épaule et dévalais ses bras de mes mains en veillant à éviter les zones blessées.


Hello Beautiful... I saw you and suddenly I had the vision of the most exciting night of my life. Am I wrong ?


Je souris. C’était la toute première chose que je lui avais dite quand on s’était rencontrés. A l’époque je ne parlais pas italien, je m’étais donc exprimée dans ma langue natale. Et comme vous pouvez le constater, j’étais en mode « drague » !


A ce moment là j’ignorais que tout le reste de ma vie serait à l’image de cette nuit grâce à toi.


Je posais un baiser à la base de son cou et liais ses doigts aux miens.


Malgré toutes les difficultés qui apparaissent sur notre chemin, si c’était à refaire je recommencerais, exactement de la même manière. Je n’ai jamais regretté et je ne regretterai jamais, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée, c’est de toi que découlent mes plus grands bonheurs. Je t’aime à la folie, plus que tout au monde, et je suis fière de toi. Même si tu dois encore subir les conséquences de tes choix précédents, tu es devenu un homme bien et que tu aies autant défendu Benito est tout à ton honneur, parce que tu défendais ton ami. Je ne t’en veux pas de ne pas m’avoir crue, sois en paix avec ça. Je suis là pour toi, quelle que soit la manière dont je pourrai t’aider à traverser cette épreuve, je ne te laisserai jamais… Jamais.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 3 Mai - 15:07

Il faut parler. Parler. Oui parler et mettre les choses à plat, au clair. Utilisez l’expression que vous souhaitez moi je sens bien qu’avec Samantha j’ai besoin de discuter afin que nous nous débarrassions du plus de tensions possibles ;
Dieu sait qu’il y en a ces temps ci. Tout problème entre elle et moi est de trop et je ne supporte pas ces regards fuyards, ces mots lourds ou cette gêne pesante entre nous. Nous n’avons pas l’habitude de ça et il est hors de question que nous la prenons !
Les derniers jours furent riches en émotion, et pas seulement bonnes émotions.
Je lui en veux, j’ai peur pour elle et notre fille, j’ai mal, j’aimerais changer certaines choses, éviter d’autres, corriger des erreurs et pouvoir reconnaitre avec justesse qu’elle a fait les bons choix. Mais je n’y arrive pas. Ceci dit mes rancunes d’arrogant ne doivent pas entacher notre amour, c’est loin d’être le cas et je pense qu’il est judicieux de le lui rappeler.
Ce que je fais donc ; en attendant une réponse si possible qui a le même parfum que mes mots.

Sauf que, il n’y a pas qu’une tornade dans cette chambre d’hôpital. Ma mère est peut être la tornade par excellence et je pense parfois pouvoir correspondre à cette définition mais dans ce contexte ci d’hôpital, de soins et de tensions la tempête en chef s’appelle Chiara !
Elle revient armée de ce qu’il faut pour me soigner et je fronce les sourcils de peur d’être recouvert de stupidités pour quelques brûlures. Il est vrai que j’ai très mal, brûlé de cette façon sur plusieurs endroits et après une explosion je ne ferais pas le prétentieux qui jure ne pas souffrir ;
Mais mon amie ne va-t-elle pas trop en faire par inquiétude ?

« Oui oui si tu veux Chiara mais je t’en prie calme toi tu me donnes le vertige ! Je vais bien, il faut juste que ça cicatrise et…et je ne ressemble plus à rien. »

Dis-je avec un tel sérieux que mon père qui avait commencé à sourire pensant à de l’humour de ma part se ravise en se raclant la gorge.
L’intervention de l’infirmière ramène un peu tout le monde dans l’ordre des choses et nous regardons Elanor s’éloigner avec regret. Pour ma part en tout cas. Pour une fois que je sors tôt de la mairie, je n’ai pas bien pu profiter d’elle…Entre la « dispute Belosi » avec Samantha et cet espèce d’attentat !...tant pis. Je la verrais demain et comptez sur moi pour la monopoliser !

Vient le tour de mes parents que j’embrasse aussi chaleureusement que possible dans cette foutue tenue – torse nu mais plein de pansement, les cheveux en vrac, une balafre sur la joue, un pantalon troué que je n’ai pas encore changé ; bref – je les remercie d’être passé, c’était important pour moi mine de rien et j’attrape la main de mon amie médecin avant qu’elle ne s’échappe aussi vite qu’elle n’est apparue.

« Merci ma belle, merci beaucoup. Compte sur nous nous n’hésiterons pas à t’appeler si besoin…Mais pense à faire des pauses ! »

Impossible de ne pas sourire suite à ça. Non mais, mettez le vous en tête : professionnellement nous nous ressemblons je sais donc à quel point il est rare pour elle de souffler. D’autant plus que j’estime sa profession bien plus éprouvante que la mienne, c’est peu de le dire.

Mais pour l’instant ; comment dire : enfin seuls !
J’admire mon épouse, mon amour, mon ange, mon âme sœur sans aucun doute, elle, la femme de ma vie, l’unique…Je la dévore d’un regard aussi gourmand qu’amoureux et les mots qu’elle ravive à ma mémoire me font tressaillir.
Le touché de ses mains encore contre ma peau m’a apaisé en quelques efficaces gestes et je soupire en essayant de me lever sans me casser la gueule. Non c’est bon, je tiens debout ; miracle !

« …Je… » Ma main vient frotter nerveusement mes cheveux et je secoue la tête avant de la regarder à nouveau. « Je sais chérie. Je sais que je suis important pour toi tu me l’as prouvé plus d’une fois et c’est aussi flatteur qu’effrayant crois moi… Je t’aime. Je ne donnerais ma place pour rien au monde. Moi. Le maire riche, séduisant, populaire, adulé – un peu – détesté beaucoup, pleins de charisme, célèbre, à la une de tous les magazines de la ville et d’ailleurs, amant réputé…je ne donnerais ma place pour rien au monde. Mais pas pour tout ça. Parce que je suis un mari comblé Sam. Tout ça je te jure que je m’en passerais. Je sais que tu supportes toutes ces bêtises qui font partie de mon existence et je t’en remercie mais sache que je n’ai pas l’intention de t’imposer quoique ce soit car si c’était possible il n’y aurait que nous. Que nous. Toi, Elanor et moi. »

Je souris tendrement en prenant sa main dans la mienne et j’essaye de la déposer contre mon torse, sur mon cœur, en évitant soigneusement tout morceau gaz ou pansement. De toute façon mes plaies sont couvertes je ne crains pas le touché de Samantha.

« Je vais dormir là sur le fauteuil, allonge toi je vais nous chercher à manger d’accord ? Demain je partirais le premier, je veux que le nid soit sécurisé avant votre arrivée. Ce sera rapide, les flics passeront à la première heure… »




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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 3 Mai - 18:15

Les choses ne sont pas simples, ça c’est certain. Nous ne sommes pas des citoyens lambdas malheureusement, et ça implique des choses qui nous dépassent. Le mal est partout autour de nous, il est bien plus facile de céder aux mauvaises choses que de garder son intégrité, et j’ai l’impression qu’il est dangereux de donner sa confiance à qui que ce soit. Parfois on la donne à mauvais escient, mais Tony est-il responsable ? Bien sûr que non, je ne l’ai jamais pensé. C’était au contraire tout à son honneur de défendre ainsi son ami, quand il se donne il ne le fait pas à moitié, il est entier et ça je le sais depuis toujours.

Alors je tente autant que je peux de le faire déculpabiliser, même si je sais que ce n’est pas gagné. Mais il doit déjà vivre la défection de son ami alors… autant essayer de le tranquilliser sur ce que je peux. Je ne sais pas si ce que je lui dis va vraiment l’aider, au moins sur le point de la culpabilité qu’il ressent, mais en tout cas je l’espère, parce que c’est tout ce que je peux faire.



Aucune existence n’est vraiment parfaite. Je ne sais pas combien de couples ont la chance de vivre un amour aussi grand que le nôtre, mais je crois vraiment que nous sommes très peu nombreux. Alors je ne pense vraiment pas que je « supporte » parce que jamais je ne me suis dit que c’était trop cher payé.


Est-ce que je me sentais obligée ? Est-ce qu’un jour je me suis dit que j’en avais ras le bol de tout ça et que j’aurais dû rester de l’autre côté de l’Atlantique. Jamais, pas un seul quart de seconde. Je crois bien que ma vie n’a jamais été aussi difficile que depuis mon arrivée en Italie, mais jamais non plus ma vie n’a été aussi belle, aussi heureuse, aussi comblée. Hors de question pour moi de troquer cette vie contre une autre plus planplan… Sauf si c’est avec Tony. Quoiqu’il arrive, je serai toujours avec lui, envers et contre tout, une présence infaillible à ses côtés. J’espérais vraiment qu’il me croyait pour ça, qu’il finirait par comprendre que tout ça ne m’apportait aucun regret.

La main toujours sur son cœur, je me levais à mon tour et venais me placer aussi près de lui que je pouvais. Je ne pouvais que le frôler pour ne pas risquer de lui faire mal, chose qui était extrêmement frustrante… Ses bras me manquaient terriblement.



Mes parents sont là-bas. Tu crois que ça ne risque rien ?


Je ne pensais vraiment pas, d’autant que Tony était ici, mais sait-on jamais. Et puis je ne leur ai jamais montré comment mettre en route le système de sécurité qui protégeait la villa. Je crois que dans les semaines à venir, notre nid va devenir un véritable fort imprenable. La sécurité va être à son maximum mais en attendant, ça sera une cible c’est certain. Mais je compte sur le fait que s’ils veulent tenter quelque chose à nouveau, ils auront besoin de temps pour se réorganiser. Et nous avons une longueur d’avance grâce au travail d’Eleonora, la police sait où diriger son enquête, c’est un vrai plus.

Rester optimiste est la meilleure chose que nous ayons à faire. Sinon, nous allons devenir complètement cinglés. Le bonheur qu’on vit d’être de nouveaux parents ne doit pas être ternie, on doit tenir le coup, même si bien entendu on ne pourra pas faire sans s’inquiéter. Et puis ça ne sera pas bon pour Elanor de vivre dans une ambiance tendue, même si pour l’instant elle ne comprend pas grand chose. Mais elle ressent, c’est certain.



Tu as raison, j’ai faim… Je meure d’envie d’une bonne lasagne ! Enfin si c’est pas possible, tant que c’est mangeable je prends. Il suffit de demander à une infirmière de commander ça au restau, il doit encore y avoir des tas de journalistes en bas ça t’évitera de les croiser. Mais donnes moi cinq minutes avant d’y aller…


Permettez que j’en profite un peu et que je le retrouve un peu, j’en avais besoin, terriblement. Tout avait été trop vite ce soir, beaucoup trop vite. Posant mes mains sur sa taille, je laissais mes lèvres se promener doucement sur son torse, sur chaque partie épargnée de sa peau. Je remontais dans son cou, puis venais encadrer son visage de mes mains avant de l’embrasser de longues minutes.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 3 Mai - 21:25

Je sais. Je sais parfaitement que Samantha ne rebrousserait pas chemin, quelles que soient les difficultés que mon statut, mon caractère ou mon passé imposent car elle m’aime au moins aussi fort que moi je l’aime. Je ne peux donc que comprendre, que savoir.
Jamais je ne pourrais m’éloigner d’elle et bien sur si sa présence à mes côtés n’est que bénéfique, utile, agréable, serviable, importante, avantageuse – et j’en passe – je peux imaginer ce qu’elle endure face aux ennuis que j’entraine derrière notre histoire…Si mon épouse portait le poids de problèmes que je tiens sur les épaules ? Jamais, jamais je ne pourrais la fuir pour ça.
En revanche je sais quand elle m’en veut, quand j’ai fait une erreur et il est bien normal que nous réglions nos différents ensemble dans ces moments là.
Sinon je sais parfaitement qu’elle se placerait de mon côté : envers et contre tous…

J’aborde alors le sujet de la sécurité du nid et ma belle me rappelle que ses parents y logent pour le moment. Je les enverrais bien chez les miens, de parents, mais ce n’est guère pratique. Il existe chez nous tout un étage réservé à la réception d’invités. Mes parents ne possèdent qu’une modeste maison, je ne voudrais pas retirer aux Perkins le luxe de ma villa.
Non mais ; la sécurité sera vite mise en place. Rien ne nous dit qui plus est qu’une tentative supplémentaire aura lieu ! Ce n’est que mesure de prudence, rien d’officiel ne menace mes beaux parents.

« Non, ils ne risquent pas grand-chose si le coupable me savait ici c’est que les responsables n’ont pas l’intention de me lâcher d’une semelle…Les plus en danger sont ceux à mes côtés et…tss…il vaudrait peut être mieux qu’en plus de la protection du nid, je reste à distance de vous. »

J’annonce ceci en fronçant les sourcils, déçu. Du moins peu motivé. Quoi ? Je devrais m’éloigner des amours de ma vie ? Parce que je suis un danger ? Je le ferais sans souci oui, mais c’est tellement dur de le supposer…Alors le faire !
Je préfère clore ici le sujet. Sam ne sera probablement pas du même avis que moi alors dès que je vois se visage se refroidir je pose mon index sur ses lèvres pour l’empêcher de protester. J’ai un autre sujet de conversation : le diner !

« Oui très bien, je vais interpeller une infirmière et je nous commande ça…Oui ? »

C’est que je me fais kidnapper !
Cajoler avec une infime tendresse par mon ange, je me laisse volontiers faire en savourant chacun de ses délicats gestes, prolongeant avec une envie nullement retenue les langoureux et amoureux baisers que nous échangeons.
Mes mains dansent sur le bas de son dos, le haut de ses cuisses avant de revenir à ses épaules et je soupire de frustration : entre la barrière « hôpital » et celle « brûlures » il y a de quoi me rendre fou ce soir ! C’est que, ma femme me manque si vous voyez ce que je veux dire Laughing

Je prends néanmoins sur moi pour sortir de la chambre afin de commander un repas. Lasagnes donc, si possible. Sinon autre chose tant pis, n’importe quoi qui ne sort pas de la cantine de l’hosto !
Enfin une infirmière qui s’exclame et m’engueule presque de me voir ainsi dans les couloirs. Je lutte pour lui faire comprendre que je ne suis là qu’en visiteur, que non, je n’ai pas de chambre attitré, que je veux juste deux lasagnes du restaurant de la rue d’en face pour notre chambre ;
Quelle histoire !
En revenant à ladite chambre je m’arrête cependant devant la pièce ou dorment – presque – tous les enfants. Ils sont mignons…hum…pas trop laids quoi…Mais une beauté particulière se détache du lot et : bon sang qu’elle est belle ma fille !
Je reviens en souriant bêtement, mains dans les poches.

« …Le repas arrive… »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 3 Mai - 22:18

Demain ça va être branle bas le combat. Après ce qui est arrivé ce soir, je ne pense pas que les journalistes décampent si facilement que ça. C’est vrai, il va falloir s’occuper en priorité de la sécurité de la maison, pour qu’on ne s’y sente pas en danger. Le nid doit rester un lieu où on peut se sentir bien, où on peut se détendre et se dire qu’on ne risque rien. C’est important… D’autant plus qu’on a un troisième habitant maintenant !
Malgré tout, j’ai quand même hâte de rentrer à la maison. J’aime cet endroit, je m’y sens bien, et ici on n’a aucune liberté. J’aurais d’ailleurs voulu pouvoir rentrer dès ce soir, mais je vais faire un effort et me montrer raisonnable. Tony reste avec moi cette nuit, le principal, c’est que nous soyons ensemble.

Les tensions qui ont eu lieu plus tôt dans la soirée semblent s’être dissipées. J’ignore s’il m’en veut encore, certainement que oui, mais il a réussi à passer au-dessus de ça et à me pardonner. Je peux respirer à nouveau, enfin, retrouver cette complicité que nous avons et qui nous rend si proches et si complémentaires. La soirée reprend un cours presque normal, du moins autant que faire ce peut en ce genre de circonstances. Evidemment on ne peut pas mettre ce qui s’est passé de côté, on ne peut forcément pas être aussi détendus et heureux qu’on le devrait, mais au moins on peut savourer la chance d’être ensemble, d’aller tous bien.
Tony est blessé, oui, et pour moi c’est toujours difficile de le voir devoir supporter une douleur, quelle qu’elle soit, mais pour voir le verre plutôt à moitié plein qu’à moitié vide, je me dis que les choses auraient pu être bien pires, et je n’arrive même pas à imaginer dans quel état je serais si c’était arrivé. Mieux vaut ne pas y penser, non, c’est insoutenable rien qu’à imaginer.

Quand il parle de rester à distance de nous pour nous protéger, mon visage change radicalement de couleur je crois. C’est quelque chose que je refuserai tout net, c’est hors de question. De toute façon, ça ne nous protégera pas plus. Elanor et moi pouvons être une cible, que Tony vive avec nous ou pas. La seule chose à faire, c’est de renforcer la sécurité, d’être accompagnés de gardes du corps tout le temps, des gens efficaces qui vérifieront les véhicules, qui seront toujours là qu’on soit à la maison ou qu’on sorte.
Ce n’est pas une situation idéale, ça je vous l’accorde. Mais je sais que ces gens peuvent se montrer discrets, et puis avec un peu de chance, l’enquête sera vite menée et les coupables maîtrisés. Après tout, on sait qui est à l’origine de tout ça, ça devrait aider à ce que cette situation ne dure pas trop longtemps dans le temps.

Pendant que Tony va voir pour nous commander à manger, je tente de rendre le fauteuil le plus confortable possible. Franchement ça ne me plaît pas plus que ça qu’il dorme là dedans. Ce n’est déjà pas confortable en temps normal, mais là avec ce qui lui est arrivé, il aurait bien besoin d’un vrai lit ! Bien entendu, si je lui propose de prendre le fauteuil, je connais à l’avance sa réponse…
Les mains sur les hanches, je pousse un petit soupire contrarié. Une infirmière passe dans le couloir et je l’interpelle, lui expliquant le problème. Je la connais, elle est gentille, alors j’espère qu’elle pourra faire quelque chose. En tout cas, elle part en m’assurant qu’elle va tout faire pour ! Ouf ! Espérons qu’elle y arrive. En attendant, je rentre dans la chambre, et Tony ne tarde pas à revenir. Je penche un peu la tête tout en le regardant et sourit à le voir ainsi.



Toi… Tu es allé voir Elanor !


Je prends mon petit air satisfait.


Ne nie pas ! J’ai la même tête quand je vais la voir le soir. Elle est magnifique notre fille n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 4 Mai - 11:13

Pas une mauvaise idée, les lasagnes ! Plutôt une très bonne idée de la part de mon amour. Avec tout ce bordel et depuis hier soir à cause des tensions entre nous, je n’ai pas mangé grand-chose. Légèrement pour ne pas fausser trop vite compagnie à mes beaux-parents mais pas assez pour disposer du nécessaire de mes forces je pense.
Ainsi, j’ai beau être blessé et fatigué je crois qu’un bon plat venu du restaurant d’en face ne pourra me faire que du bien. Au moins le ventre plein ; je devrais trouver le sommeil sans trop de difficultés…quoique. Tellement de mauvaises choses nous tournent autour, je ne suis pas certain de pouvoir retrouver un esprit en paix avant que tous les responsables soient arrêtés.
Tous, Benito s’il le faut.

Ceci dit, si nous sommes effectivement entourés de noirceurs ces derniers temps, il y a un bonheur incommensurable qui – bien qu’il rajoute des craintes – terrasse tout ennui d’une simple pensée, d’un simple regard.
Elanor.
Merveilleuse princesse, innocente enfant, naïve petite chose qui pour le moment n’a d’autres choix que de laisser dans nos mains l’essentiel de son destin. Pourvu que rien ne lui arrive, jamais, mais surtout pas par notre faute. Notre, entendez la mienne bien sur. Samantha ne serait jamais fautive de quoique ce soit, elle en doute probablement mais moi je le sais : elle est parfaite.
Je dévore un moment notre petite d’un regard passionné avant de retourner à la chambre. Quoiqu’il arrive de toute façon il n’y a qu’une direction que je prendrais toujours spontanément, volontairement et avec joie : jusqu’à mon épouse. Jusqu’à Samantha.

« Oh je suis si prévisible ? Ou c’est mon sourire bête qui te fait dire ça ? Tsss…j’avoue j’avoue, je suis allé voir une adorable petite fille sagement endormie. Et le plus beau ? Maintenant j’ai le loisir de pouvoir admirer sa merveilleuse mère… »

Beau parleur ? Certes. Mais très sincère surtout, avec Samantha toujours sauf quand bien sûr nous jouons les taquins et nous perdons dans divers jeux de mots. Ici il n’en est rien. J’affiche peut être un regard espiègle, un sourire mutin, je pèse largement mes mots et considère mon amour on ne peut plus merveilleuse…vraiment.
Je tends la main pour caresser sa joue avant d’observer l’espace de la chambre.

« Bon. La nuit s’annonce, difficile. »

Je tire la langue, amusé par ma remarque. On ne va pas non plus pleurer ni même se plaindre ! Ca pourrait être pire. Je fais confiance aux policiers qui assurent la sécurité de l’hôpital et dormir sur un fauteuil ne m’inquiète pas. Je suis trop anxieux pour dormir pleinement de toute façon…
Pour finir : je suis avec elle. Mon ange. Alors en fin de compte : tout va bien.

« Il y a un hic… je…euh…non. Non impossible, je ne vais pas pouvoir rester là près du lit si tu passes par la mini salle de bain. Hors de question…Je suis privé de pouvoir te mater depuis trop longtemps c’est ; pfiou ! Insupportable, vraiment, je vais mourir je crois. » Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 4 Mai - 18:27

Difficile de regarder notre fille et de ne pas afficher un sourire idiot… Je l’avais déjà avant sa naissance en pensant à elle, et depuis sa naissance je n’ai pas pu la regarder autrement. Alors je sais que tous les parents pensent que leur enfant est particulièrement magnifique, plus que les autres, mais… Avouez qu’Elanor est une vraie petite merveille n’est-ce pas ? Je ne crois vraiment pas exagérer en disant ça et je suis vraiment fière de notre petite. J’ai hâte de la voir grandir, on va tout faire pour qu’elle ait une enfance heureuse, qu’elle devienne quelqu’un de bien. Elle sera aimée en tout cas, dieu sait que c’est important pour l’épanouissement d’un enfant, et elle sera loin d’être en manque !

J’espère que les choses se calmeront et qu’elle pourra grandir en toute sérénité. Pour l’instant nous sommes en pleine crise, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais j’espère que tout finira par s’arranger. Une fois Benito hors d’état de nuire, ça devrait pouvoir aller non ? Laissez moi espérer vous voulez bien ? Après tout entre nous tout va bien, la famille est unie, et ça, c’est une base sacrément solide. C’est le plus important, si ça va de ce côté là, on peut se sortir de tout.



Mmm ? Oui mais heureusement tu ne me regardes pas de la même façon, je me ferais du souci sinon !


Pour l’instant j’ai encore plus de sex-appeal que ma fille. J’en profite tant que ça dure parce que je sens bien que cet enfant va devenir une jeune femme très convoitée ! Je sens bien que Tony va se faire des cheveux blancs à propos de ça d’ailleurs, ce n’est pas n’importe qui qui pourra s’approcher de sa princesse ! Je lui fais un petit sourire entendu et penche un peu la tête pour accentuer le contact de sa main sur ma joue.
Nuit difficile ? Moins difficile que s’il était rentré, je l’avoue égoïstement. Dans ce cas je crois que je n’aurais pas pu dormir une seule minute. Je me connais, j’aurais passé mon temps à cogiter et à m’en faire, à me demander si tout allait bien.



J’ai demandé à une infirmière s’il n’y avait pas moyen d’améliorer un peu le confort, elle m’a promis de faire de son mieux pour trouver une solution.


Décidément, on ne peut jamais rien faire comme tout le monde n’est-ce pas ? Enfin là nous ne sommes pas vraiment responsables, ce n’est pas tout à fait un caprice, loin de là. Mon sourcil se hausse en signe d’interrogation. Un hic ? Quel hic ? Je m’attendais à un truc sérieux, mais quand j’ai droit à une explication, je dois dire que je ne peux pas m’empêcher d’éclater de rire. Allons bon, voilà autre chose ! Mater hein ?


Je t’assure chéri pour l’instant tu ne rates pas grand chose ! Mais dès que je rentre au nid, la salle de sport va devenir ma pièce préférée !


Je me sentais plus légère quand même aucun doute là-dessus. Pour limiter les dégâts, j’avais veillé à ne pas trop céder à mes envies de choses pas vraiment raisonnables, du coup j’avais pris juste ce qu’il fallait. Avec un peu de chance, il ne me faudrait pas trop longtemps pour retrouver une ligne parfaite qu’il pourra admirer autant qu’il le voudra !
En attendant, je m’approche un peu plus près. Mon index vient glisser sur sa joue avant de venir souligner sa lèvre inférieure tandis que mon visage s’approche de plus en plus dangereusement du sien.



Enfin histoire de soulager un peu ta détresse… Je pense qu’on peut facilement tenir à deux sous la douche…
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 4 Mai - 19:26

« Ce n’était pas nécessaire ! Je ne veux pas alerter tout l’hôpital et on va encore que « monsieur le maire se croit à l’hôpital comme au palace avec toutes les infirmières à genoux ! »…Et je… »

Je réalise l’ambigüité de ma remarque et souris nerveusement en supposant qu’il vaut mieux s’arrêter là. Samantha n’a pas fait passer une annonce par l’interphone officiel ! Elle a simplement demandé à une infirmière d’apporter probablement un coussin de plus.
C’que je peux être parano…Vous m’accorderez cependant que le contexte actuel ne m’aide pas à avoir les idées calmes ni même claires, et que si je m’inquiète c’est avant tout pour la sécurité de ma famille ! Ma p*tain de réputation ne me pèse pas vraiment, pas moi, mais elle implique que Sam est une femme mariée tantôt à un coureur, tantôt à un opportuniste, un égocentrique, un type trop aisé, un friqué d’on ne sait ou etc…
Et maintenant Elanor pourrait subir tout ça ! Hors de question. Je préfère donc jouer les paranos et être préventif, prudent.

Enfin. Etre prudent est indispensable mais croyez-moi certaines choses que certains pensent futiles le sont tout autant ! Dans le genre ? Euh ; profiter de mon épouse ? De ma magnifique Samantha ? De la plus parfaite des femmes ?
Tout ça c’est une seule et même femme hein ? Ouais je sais, j’ai une chance de…non. J’ai de la chance. Point barre !

« Oh arrête j’ai bien vu que tu étais toujours aussi jolie chérie. Tu n’as pas à en douter tu es magnifique et puis moi ton corps, j’en suis fou ! Franchement ce…ça fait long. »

Je ne peux pas être plus explicite si ? Rolling Eyes
Non mais ça va hein, je pourrais survivre quelques journées de plus. Ou quelques heures peut être…Un peu quoi. Mais là quand elle prend cet air, mutine et taquine à la fois, quand elle se montre si charismatique et séduisante alors qu’elle n’est qu’un petit bout de femme soyons franc, quand pourtant je déglutis bêtement de la voir si attirante, que je me délecte de tout ce qu’elle émane : parfum, geste, regard, sourire, voix, intonation expression du visage et j’en passe…Je ne peux que me sentir fébrile.
Avant de me sentir super fort ; si si Cool C’est MON épouse !

Ce qu’elle me dit est fort intéressant et l’envie de courir jusqu’à la petite salle de bain m’envahi ; oui mais voilà. Elle est allée trop loin et je ne peux donc me détacher de Samantha sans laisser mes lèvres capturer les siennes avec une gourmandise prononcée pour un baiser des plus langoureux.
Mes mains jouent sur le cambré de ses reins avec malice et je soupire de plaisir en mettant fin à notre échange pour poser les lèvres dans son cou.

« Tu supporteras de me retrouver dans ta douche ? »

Dis-je avec un côté angélique ; je sais parfaitement que ma question est grotesque. Voilà pourquoi sans attendre de réponse je lui prends la main et l’entraine avec moi, attrapant au passage les vêtements de change que mon père a pris soin d’apporter.
Je découvre la minuscule pièce et hausse les épaules en entamant de retirer ce qu’il me reste d’habits.

« Boh, ça promet d’être amusant. Mais attention : interdiction de toucher mes blessures ; et obligation de…permission de toucher le reste du moins. »

Je lui tire la langue et laisse ma main passer sur ses fesses avant de me placer sous le pommeau. J’ai tout intérêt à ce qu’ici l’eau soit directement chaude sinon je risque d’être bien secoué !

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 4 Mai - 20:36

Les infirmières à genoux ? Je le regarde avec amusement s’emmêler les pinceaux et se rendre compte de ce qu’il vient de dire. Est-ce qu’il ne vient pas de se décomposer un tout petit peu ? Je crois bien que si, et c’est assez savoureux à voir je dois dire ! Remarquez ce n’est pas parce qu’il est marié que les infirmières ne vont plus être à genoux. Enfin… Il n’a pas perdu de son charme, loin de là, et malgré ses blessures, il reste un de ces hommes à la vue desquels on ne peut que baver lamentablement, nous les femmes.

Hum… Oui, pardon, je m’égare. Pour tout dire, je n’ai aucune idée de ce que l’infirmière va pouvoir faire pour améliorer un peu la nuit de Tony. Je suppose qu’elle va voir ce qui est possible, parce que là c’est vrai que ce n’est pas du tout confortable. Les fauteuils qu’on met dans les chambres d’hôpitaux sont loin de donner envie d’y rester longtemps, et ceux dans les chambres particulières ne sont guère différents.

Est-ce que mon mari aurait les hormones qui frétillent ? On dirait bien parce que depuis quelques minutes, c’est un sujet qui semble le passionner. Ca fait long… Ca oui, je suis bien d’accord. Et encore, jusqu’à l’accouchement on a toujours réussi à s’arranger. Certains couples renoncent, mais pas nous ! On a ce point commun d’être assez porté sur la chose si vous voyez ce que je veux dire. On l’était déjà avant, chacun de notre côté, mais alors maintenant qu’on s’est trouvés, comment voulez-vous qu’on se calme ? Ne cherchez pas, c’est impossible.

Elle est bien finalement cette petite douche. Sans être aussi grande que la nôtre – loin de là – elle est de taille raisonnable, il y a moyen de s’y tenir à deux sans souci. C’est tout simplement pour faire faire des économies d’eau à l’hôpital ! Oui bon d’accord personne n’y croît. Ca ne m’empêche pas de faire cette proposition malhonnête à mon homme, et de le faire en jouant de mes atouts.



Oh ben je veux bien faire un effort et sacrifier un peu de mon intimité…


Je lève les yeux au ciel. Là non plus je ne suis pas crédible n’est-ce pas ? Je m’en doutais. Mais voilà que ni une ni deux, je me vois entraînée vers la salle de bains. Eh bien ! Monsieur est pressé ! C’est que… Je pensais la prendre après avoir mangé ! En dessert quoi… Mais Tony semble avoir d’autres plans en tête. Je ne vais pas vous mentir, c’est assez agréable.
Ce qui est aussi très agréable, c’est de le regarder en train d’enlever ses vêtements. Ne m’en veuillez pas mais… Miam ! Bah oui, j’ai faim, c’est le mot qui m’est venu en premier. Ma tête se penche un peu tandis que j’admire son popotin plus que parfait et je prends mon air innocent quand il me parle à nouveau.




Oh c’est vrai ? Je pourrai toucher ? Alors dans ce cas…


Allez, hop ! Pendant qu’il entre sous la douche, je me dépêche d’enlever mes vêtements. Ah oui… C’est vrai… L’eau arrive froide ici… J’aurais peut être dû le prévenir non ? C’est que chez nous, c’est à température parfaite immédiatement mais bon… C’est chez nous quoi. Home sweet home… Ca c’est pour demain. Là on va se contenter de cette douche là, qui de toute façon n’est qu’un détail ! Plus prudente que Tony, je passe ma main sous l’eau avant de m’avancer dans la douche.


Alors… Il paraît que je peux toucher ?


Et croyez-moi, je ne vais pas m’en priver ! Mes mains glissent d’ailleurs dans son dos et je prends mon temps, comme si je savourais chaque centimètre carré de peau. Pendant ce temps là, ma bouche se pose sur son épaule et glisse jusqu’à son cou.


Partout ?


Comme si j’allais me censurer… Non mais vous me connaissez mieux que ça n’est-ce pas ? J’explore donc d’ailleurs le creux de ses reins avant de descendre encore un peu plus bas. Le moment est presque religieux, silencieux. Seul le bruit de l’eau se fait entendre et tandis qu’elle dévale sur nos corps, mes lèvres remontent dans le cou de Tony et partent à la recherche des siennes pour les unir comme elles savent si bien le faire.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Sam 5 Mai - 8:47

Si elle peut toucher ? Et comment !
Non mais ne me prenez pas pour un pervers ou un pauvre type en manque je…je suis simplement fou d’elle. Difficile de vous faire avaler ce petit coté romantique après les remarques que j’ai articulé ? Arf, pensez bien ce que vous voulez.
J’aime la luxure, Samantha et moi, nous en sommes des admirateurs – et très bons acteurs – mais depuis mon amour ce plaisir particulier est devenu une véritable passion dont je ne peux plus me passer. Non par simples besoins physiques mais bien par bonheur psychologique.
Quelques minutes contre sa peau valent tous les soins, toutes les thérapies qui soient. Elle est fabuleuse, mon épouse…
Et un brin coquine je l’avoue ! Je sens ses mains se jouer de moi et je réponds à son baiser en balayant de mes pensées tout ce qui s’est passé ces derniers temps.

Ah, me voici coupé du monde. Emporté dans un paradis fabuleux et bouleversant parmi des ressentis et des saveurs que je connais par cœur et qui pourtant me surprennent inlassablement. Si tendre, si douée, si connaisseuse de mes ressentis, si maitresse de mes sentiments Samantha m’offre la douceur qui me manquait depuis quelques jours et je régénère progressivement en laissant nos langues jouer entre elles, nos mains attiser nos désirs et nos peaux s’épouser pour former un ballet dicter sous la seule mélodie chaude du jet d’eau…
Tout est parfait, n’est ce pas ? Et tout devrait le rester mais ;
Téléphone ?

« Hum ?... »

J’interromps mes gestes et met fin à notre baiser pour poser mon regard sur notre pile de vêtements et essayer d’en avoir le cœur net. Mon portable sonne ? J’aimerais l’ignorer, mais j’avoue n’avoir jamais su faire et puis les récents évènements ne me permettent pas de négliger une peut être bonne nouvelle ?...
J’espère.

Je caresse la joue de Sam en grimaçant car je sais bien qu’elle, préfèrerait que j’oublie cette sonnerie. Alors avant de me détacher d’elle j’inspire un coup et essaye une explication rapide. Histoire que l’on ne perde pas de temps et que la sulfureuse bulle dans laquelle nous étions ne se détruise pas intégralement !

« Je…Si c’est Eleonora ou la police je ne peux pas louper ça…Ne bouge pas je reviens, mon téléphone est dans ma poche là de toute façon. »

Même pas besoin de quitter la pièce ! C’est que je suis nu, je n’vais pas m’exhiber dans les couloirs ou risquer d’attraper la crève !
Numéro masqué ? Oh c’est quoi encore cette blague. Je réponds avec un air blasé. Si on m’emmerde pour rien alors que… ! Grr

« Allo ?!...Euh…Ben’ ? Allo ?!! Qu’est ce que tu racontes ?! T’as intérêt à venir t’expliquer espèce de @ !%*£/# !!!!!!!! »

Pardonnez je n’ai pas pu tenir ma langue et je lui hurle dessus alors que le traditionnel bip de fin d’appel m’explose le tympan. C’est pas vrai ça ! Pourquoi est ce qu’il appelle ? De quoi a-t-il besoin ? Il se met en danger là non ? Et s’il a réussi à prendre ce qu’il voulait ou…
Ou s’il ne fait ça que pour me mettre dans un état de fou ?
Je sens mon cœur battre la chamade et je pose ma main dessus pour essayer de me calmer, supportant mal la légère douleur qui accompagne ses battements…

« Il…ça a raccroché mais, il dit qu’on se reverra mais pas tout de suite et…je pense qu’il n’est plus en Italie. »

Pressentiments, rien de garanti donc.
Merde, je prends appui contre le mur et je secoue la tête pour me ressaisir. Je reviens alors près de ma belle pour m’excuser.

« Pardon. Ca va ? J’ai l’impression qu’il n’était pas seul et s’il appelle c’est qu’il lui fallait quelque chose ou ; ou savoir que j’suis en vie… »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Sam 5 Mai - 22:28

Instant de grâce. C’est fou comme c’est facile d’oublier tout ce qui peut être négatif quand nous sommes ensemble et que nous partageons des moments de tendresse. Ca fait du bien après tout ce qu’on a dû traverser aujourd’hui. Entre notre dispute et l’attentat, la journée a été plus qu’éprouvante, psychologiquement épuisante. Je sais que je devrais appeler mes parents. Mon téléphone est coupé, ils ne peuvent pas me joindre, mais je crois que je n’en ai simplement pas la force. J’ai besoin d’un peu de répit. Et puis j’avais dit aux parents de Tony que tout allait bien et ils sont passés au nid, donc ils doivent être rassurés, au moins un minimum.
Peut être quand on aura mangé, je leur passerai un petit coup de fil pour leur dire que tout va bien. Je ne pourrai cependant rien faire pour les empêcher de se faire du souci, ça c’est bien normal. Moi même je sais que je vais m’en faire énormément jusqu’à ce que cette histoire soit réglée. Mais que pouvons-nous faire ? Nous sommes tous impuissants, il faut que la police règle ça, pas d’autre choix.

Mais en attendant, je ne veux pas m’empêcher de vivre. Ca ne changera strictement rien aux choses, ça ne changera non plus rien à mon inquiétude, mais au moins quand il est là, je veux savourer avec lui chaque seconde. Que notre vie soit courte ou longue, c’est précieux, et ça nous donne de la force pour supporter les moments plus difficiles auxquels nous devons faire face.
Ca fait du bien de le retrouver, ça fait du bien de mettre le cerveau sur « off » quelques minutes et de profiter de cette bonne douche chaude ensemble. Demain est un autre jour comme on dit, aujourd’hui il est dans mes bras et mon corps tremble de plaisir sous l’effet de cet amour incommensurable que nous partageons. Mes mains ne cessent de redécouvrir sa peau, de jouer dans ses cheveux, nos langues se caressent et s’enivrent et… Et le téléphone sonne. Je déteste ces petites machines, je l’ai déjà dit ? Sans doute plusieurs fois par histoire oui, je sais…
Mais là… Il n’a pas besoin de se justifier pour répondre. C’est vrai, les circonstances sont particulières, la police peut avoir des choses à lui demander ou des informations à lui transmettre, de même qu’Eleonora. Je ne râle pas et lui fait un sourire rassurant.

Mais il disparaît bien vite ce sourire. Déjà au prénom qu’il prononce… Ce n’est ni la police, ni Eleonora, ni mes parents, ni qui que ce soit d’autre que cet enfoiré de Benito ! Si je pouvais, je passerais au travers du téléphone pour aller le tuer sur place. Je suis capable d’imaginer les pires tortures. Donnez-moi une cuillère et je vais me faire un plaisir de lui enlever un œil avec et de le lui faire gober ! Je peux aussi lui arracher les ongles un par un et ensuite lui tremper le bout des doigts dans du jus de citron… Et si je lui faisais exploser les noisettes qui lui servent de couilles avec un casse noix ? Dans la vie les gens ont des rêves, souvent inaccessibles, et le mien, là en ce moment, c’est de tenir cette pourriture et de pouvoir me défouler sur lui. Respire Sam, ça va aller ma grande, reste Zen. Plus facile à dire qu’à faire, j’ai quand même la mâchoire serrée quand j’interroge Tony !



Il voulait quoi Judas ?


Voilà un prénom qui lui va bien tiens… Je pense que je vais l’appeler comme ça dorénavant. Croyez-moi, c’est trèèèèèès gentil par rapport à ce que je pourrais sortir d’autre ! Merde, pas facile de rester zen n’est-ce pas ? Pas plus pour lui que pour moi d’ailleurs, évidemment, Tony est secoué. N’oublions pas que Ben était son ami, la trahison en est d’autant plus douloureuse. Je dois me montrer forte. Si je m’énerve aussi, ça ne va pas l’aider. Je dois essayer de l’apaiser autant que je peux.


Ou te mettre la pression. Je crois qu’où qu’il soit, ses complices ont déjà dû lui donner des nouvelles, il sait que tu es vivant.


Ca me semblait plutôt logique. Il devait se dire qu’en l’appelant maintenant, il allait faire comprendre que ce n’était pas fini. Comme si on ne le savait pas… Ca s’appelle remuer le couteau dans la plaie ! Tiens ! Encore un truc que j’aimerais lui faire à ce… OK, je m’auto-censure. Ma main se pose sur la nuque de mon mari, et loin de ce qui est en train de se passer dans ma tête, mes paroles sont calmes et posées.


Allez, essayons de ne plus y penser, du moins pour ce soir.


Dur, je sais. Mais là on semble un peu aidés parce qu’on entend soudain une voix qui provient de la chambre. La seconde suivante, on frappe à la porte de la salle de bains.


Monsieur et Madame Belosi ? Votre commande est arrivée !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 6 Mai - 11:44

Me mettre la pression…ouais, ce serait bien le genre de Benito.
Si je l’ai toujours pensé à mes côtés, un soutien à mes intérêts et mes ambitions je n’ai jamais manqué de remarquer que l’homme qui me servait de bras droit était souvent sadique, difficile, cruel ou même vicieux avec les autres. Que ce soit des employés de mairie qui tentaient de donner leur opinion ou des rivaux directs, il n’a jamais été très doux et puis…il prenait un plaisir certain à effrayer la concurrence.
Il a peut être tenté d’être discret mais certains signes sont immanquables.

« …Peut être…je, depuis quand son amitié est-elle mensonge ?...A-t-elle seulement existé un jour ! »

Je savoure le contact créé par la main de Samantha contre ma nuque et je plisse les yeux une seconde en laissant un soupir de fatigue s’échapper de mes lèvres comme si je tentais ainsi de repousser toute douleur de mes pensées ;
Difficile. Très difficile même pour le temps d’une soirée : mais pas impossible.
Mon amour est là et ce que j’ai pu dire de l’importance de sa présence était sincère et la preuve en image : elle m’apaise doucement.
Je me colle à elle et pose mon visage contre son épaule que j’embrasse doucement.

Il n’y a pas besoin de mots je crois. Je l’aime. Je vais mettre ça de côté pour ce soir ou du moins ne pas polémiquer là-dessus plus longtemps. Forcément que ça risque de me travailler jusqu’à ce qu’une réelle bonne nouvelle nous soit apportée, mais cela ne m’empêchera pas de partager quelques mots doux avec Samantha, des sourires avec ma famille, de la tendresse avec ma fille…
Je relève alors brusquement la tête lorsque l’on frappe.

« Euh…merci ! On, j’passerais régler le tout plus tard… »

Bah j’ai pas vraiment toutes les idées en place mais il me semble que mon intervention n’était pas totalement hors sujet. Je vole un rapide baiser à Sam et attrape le savon pour nous en recouvrir tout en surveillant les quelques bruits qui peuvent subsister dans la chambre…
Non, elle est bien partit.

« Je vais joindre la ma…je vais joindre quelques connaissances. Ils me doivent bien ça, il faut trouver Ben et l’arrêter. Je les payerai s’il faut. Mais ce n’est pas net c’est…anormal. Benito a beau être puissant et très charismatique il n’agit que rarement seul. S’il existe le moindre doute il ne se mouille pas tu comprends ? Il est allié à quelqu’un…et je, j’aime pas ça. »

Je fronce alors les sourcils après m’être rincé et je soupire une fois de plus quand je comprends que je suis un peu lourd. En tout cas je ne tiens pas vraiment parole : n’ai-je pas accepté de mettre ce souci de côté le temps de la soirée ?

« Pardon… »

J’attrape une serviette et l’enroule autour de ma taille en restant devant la porte de la salle de bain ; visiblement ailleurs.
Bah, je vais bien finir par trouver un autre sujet de pensée, de conversation. J’attends Samantha en supposant qu’elle me suit et je laisse mon index courir sur la poignée de la porte ;
Quoi ? J’attends d’être sec…

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 6 Mai - 14:47

Je ne sais pas quoi lui répondre. Enfin si, je sais, mais je préfère ne pas le lui dire. Je crois que Ben s’est toujours servi de lui, parce que s’il avait vraiment été son ami, ne serait-ce qu’au début, il n’aurait jamais pu lui faire ce genre de chose. Non, ce type est froid, sans cœur, obsédé par la réussite et le pouvoir, rien ne compte plus que ça. Je me demande si sa femme est au courant de l’homme qu’est son mari en réalité. Elle semblait plus sympathique… Peut être qu’elle est simplement meilleure actrice… Ou alors si elle savait elle tomberait de haut. Mais peut-on vivre si longtemps auprès de quelqu’un sans le connaître vraiment ? Ca m’étonnerait quand même beaucoup.
Quoiqu’il en soit il vaut mieux essayer de se détendre pour ce soir. Après tout, je pense que nous sommes trop sous le coup de ce qui vient de se passer, sans parler des nouvelles qu’Eleonora a pu nous donner. Quand on aura digéré un peu, on pourra sans doute mieux réfléchir. Accordons-nous au moins quelques heures, on aura l’esprit plus clair demain.

Je tente au mieux de l’apaiser, mais je sais que ce n’est pas facile. Il est on ne peut plus normal qu’il soit complètement bouleversé, qu’il veuille des réponses… Ce n’est pas n’importe qui, qui a essayé de détruire sa famille, de le détruire, lui. Ce n’est déjà pas simple à vivre quand c’est un parfait étranger, mais quand ça vient de l’homme qu’on a considéré pendant quinze ans comme un second père… Je n’ose même pas imaginer ce qu’il peut ressentir en ce moment.
Mais voilà qu’on vient nous prévenir que notre dîner est arrivé. Plus vraiment le loisir de rêvasser, la lasagne froide, c’est pas terrible. Mais alors que je suis en train de passer ma main dans ses cheveux pour aider l’eau à en éliminer la mousse, Tony me fait part de ses projets. Bien sûr que ça le travaille, et ce n’est pas là d’être fini. J’écoute attentivement ce qu’il me dit et ça me semble très logique. Il a dû monter la tête à quelques personnes à la mairie, leur promettant un meilleur poste, un meilleur salaire s’il parvenait à ses fins. Les gens soudoyés de cette façon ne sont généralement pas très fidèles, ils retournent toujours leur veste selon la direction du vent si vous voyez ce que je veux dire. Ca ne lui portera pas chance, c’est certain.

Je me sèche rapidement et observe Tony qui me tourne pour l’instant le dos. Il semble complètement perdu dans ses pensées, le doigt glissant sur la poignée de la porte. Je prends une serviette une fois un nouveau pyjama enfilé et je viens lui sécher le dos, l’encourageant ensuite à se tourner vers moi. Je tamponne son torse avec délicatesse, évitant les pansements, essore ses cheveux et les replace correctement avec mes doigts. Je fais tout ça sans un mot, concentrée sur ma tâche, et une fois qu’il est sec, je vais jusqu’à ma valise pour en sortir le peignoir de bain que je mettais lorsque j’étais enceinte. Il est bien large, il lui ira bien. Ce n’est qu’une fois que je commence à le lui enfiler que je recommence à parler.



Il va falloir travailler de concert avec la police. Avec les appels qu’il a passé, tu pourras certainement repérer une anomalie. S’il a appelé très souvent quelqu’un qui bosse à la mairie avec qui il ne doit pas forcément avoir de grands contacts, ça donnera une piste, et si cette personne se voit interrogée et menacée par les flics de tomber pour complicité, elle ne mettra pas longtemps à parler. Le désavantage de ce genre de magouilleurs opportunistes, c’est qu’ils n’ont pas d’alliés sincères et infaillibles.


Le peignoir maintenant enfilé, je prends son visage entre mes mains et me hisse pour venir chercher ses lèvres et lui donner un doux baiser. Mes yeux se plantent dans les siens et j’essaie de lui insuffler autant d’espoir que possible.


On a l’avantage de savoir qui est derrière tout ça. Contrairement à ce qu’il avait prévu, il n’y a pas d’effet de surprise, son plan n’a pas fonctionné comme il le voulait. Eleonora a eu le temps de monter un sacré dossier, ça il ne le sait pas, et la police a des éléments tangibles, elle sait où chercher. Ca va aller chéri.


J’affiche un sourire convaincu et l’embrasse une nouvelle fois.


Allez… On la mange cette lasagne ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 6 Mai - 16:22

Travailler avec la police, compter sur notre petite avance due à Eleonora et à la base à Samantha. Oui c’est grâce à elle que l’on a cette avance et c’est aussi grâce à elle qu’en plus de me sentir trahi par mon meilleur ami – un enfoiré donc – je me sens humilier par celle que j’aime.
Ne cherchez pas à comprendre, c’est ce que je ressens. Je ferais autrement si j’en avais le don.

Ses baisers me font néanmoins du bien, comme toujours, et j’essaye de me concentrer uniquement sur ces petites attentions tendres et physiques plutôt que sur le fond de ce qu’elle raconte. Elle a sans doute raison, mais nous reviendrons dessus plus tard…
Je n’ai pas envie de parler de ça. Il va falloir, et j’en aurais la motivation vite je me connais mais : pas avec elle. Je vous entends d’ici crier au macho égoïste et…je ne m’en défends pas. Je ne sais pas pourquoi mais je suis mal à l’aise d’aborder ça avec Samantha. D’une parce que je n’ai aucune envie de discuter avec elle des solutions envisageables pour contrer les attentats à l’encontre de notre famille – c’est on ne peut plus tordu – et de deux parce qu’elle n’est d’après moi pas la personne qui pourra le mieux m’en parler.
L’explosion de la voiture ne visait peut être que moi, mais rien ne la met à l’abri. Je ne veux pas qu’elle soit mêlée et le simple fait de parler stratégie ou sécurité me donne l’impression de l’impliquer dans les ennuis plus qu’elle ne l’est déjà…
Nous serons bien obligés d’en parler ? Oui, mais avec Eleonora ou les flics.
Entre nous, je veux que nous soyons une famille. Juste une famille.

« Oui, à table. Ca sent bon ça me redonne l’appétit. »

Il m’en faut peu vous avez raison. Mais tant mieux. Le ventre plein je vais très souvent vite mieux. Ca m’aide aussi à dormir (a) pas plus mal non plus car mes esprits sont encore bien agités et dissipés.

Je fais en sorte que Sam soit installée sur son lit, assise confortablement et à moitié couverte afin de ne pas prendre froid et je rapproche d’elle le plateau accroché à son lit. Je sers alors sa part dans un silence reposant et je ramène mon siège en face d’elle en souriant.
Ce peignoir me gêne un peu – pas niveau confort mais esthétique Rolling Eyes - j’ai bien l’intention de me rhabiller avant de me « coucher ». Ce fauteuil est loin d’être un lit je risque d’avoir froid si je tente la nuit en boxer et puis merde on n’est pas tout seul !

« Bon appétit mon cœur…Dis ; on a le droit d’aller la voir si tard dans la soirée ou pas ? »

Il y a peu de sujets capables de me faire oublier la mort que j’ai failli frôler tout à l’heure. Très peu. Mais Elanor en fait irrémédiablement partie.
Je souris alors, content de l’effet de ma question inattendue et j’entame mon plat avec une gourmandise certaine.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 6 Mai - 19:10

Faire de mon mieux pour tenter de l’aider à penser à autre chose, ne serait-ce que quelques minutes de temps en temps… Qu’est-ce que je peux faire d’autre ? Je ne suis pas une super héroïne avec de supers pouvoirs, je n’ai pas le don de voler et d’aller chercher Benito par la peau du cul pour lui donner la leçon de sa vie. On est dans la vraie vie, on ne peut pas compter sur un scénariste qui ne voudra pas toucher à ses personnages principaux.

Je me sens tellement impuissante face à tout ça… J’aimerais pouvoir faire quelque chose de concret, même si je sais que j’en ai sans doute déjà fait trop. C’est dû à un instinct de protection que j’ai toujours eu, je crois, depuis que je connais Tony du moins… N’avais-je pas insisté pour garder notre relation secrète afin de ne pas lui attirer d’ennuis ? Sauf que maintenant, il n’y a plus que Tony… Je suis mère, et ce qui arrive a également un impact sur Elanor.

Mais là, il va falloir qu’on laisse d’autres personnes faire. Un service de sécurité, les autorités… Ca sera à eux de faire en sorte que rien ne nous arrive, en plus bien entendu de notre prudence qui devra être affutée. Dieu merci, les jours qui arrivent, Tony sera à la maison avec nous. Ca nous permettra de nous retourner un peu, à la sécurité de se mettre en place correctement avant qu’il ne retourne à la mairie. C’est une bonne chose, et ça me rassure.

Il est temps maintenant d’aller manger un bout. Ca nous fera du bien de pouvoir se remplir un peu l’estomac. Tandis que je m’installe sur le lit, je me dis que ça ressemble presque à une scène de la vie quotidienne. A part l’hôpital évidemment, mais je n’y suis pas pour de mauvaises raisons, que du contraire !



Bon appétit chéri. Mmm… Quelque chose de mangeable, enfin !


Gratiné à la perfection, j’appréciais d’enfin pouvoir avaler quelque chose qui avait du goût. On a beau dire mais les italiens sont vraiment doués pour la cuisine !


Oui, bien sûr on peut aller la voir. Ca m’est arrivé souvent d’y aller en plein milieu de la nuit. Comment veux-tu résister ?


Impossible. Impossible de le savoir avant d’être parent, mais une fois que votre enfant est là, il devient un aimant auquel vous ne pouvez pas résister. Je comprends mieux les parents qui s’inquiètent sans arrêt pour leurs enfants et les couvent un peu trop longtemps. Même si je sais que ce n’est pas vraiment une bonne chose, c’est humain, un instinct certainement plus fort que vous. Je crois que lui comme moi, nous pourrions passer des heures à la regarder sans voir le temps passer. Vous ais-je déjà dit à quel point elle était magnifique ?


Je pensais demander au frère de Dafné de venir faire des photos de la petite dans le courant de la semaine prochaine, qu’est-ce que tu en dis ?


Je voulais des souvenirs, un maximum de souvenirs. De jolis portraits de professionnels en plus des milliers de photos que nous ne manquerons certainement pas de prendre ! Les enfants changent, grandissent tellement vite ! Trop vite peut être, même si on est impatients de les voir évoluer, de voir quels adultes ils deviendront, on aimerait malgré tout égoïstement pouvoir les garder assez petits pour pouvoir les protéger au maximum.


Bon appétit !


Je tourne la tête pour reconnaître l’infirmière à qui j’ai demandé de bien vouloir essayer de rendre la nuit de Tony plus confortable.


Oh ! Merci beaucoup.

J’ai trouvé une bonne solution… Matelas gonflable ! Les médecins qui font de longues gardes utilisent ça pour les siestes… Et on en a toujours un de réserve au cas où, il sert vraiment très peu donc… Aucun problème pour que vous le gardiez cette nuit. Vous serez quand même mieux que dans un fauteuil ! Y’a qu’à le gonfler, ça se fait tout seul, et il y a toujours des draps de rechange et des couvertures dans l’armoire, donc servez-vous. Ca ira ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 7 Mai - 9:23

Ah ça pour être mangeable, elles sont mangeables ces lasagnes. Délicieuses. Je m’en mets plein le bide – proprement hein, je ne suis pas dégueulasse moi – et je savoure tout en écoutant Samantha me parler des droits que l’on a pour aller voir notre fille. Même en pleine nuit !
Ce qu’elle dit me rassure et j’acquiesce en souriant, laissant bien entendu comprendre que je ne pourrais résister à l’envie d’aller la voir. Pourtant c’est étrange, quand je suis allé l’observer tout à l’heure, si je ressentais bonheur et amour, il y avait ce sentiment de malaise, de blessure que je n’arrivais pas à expliquer ;
Désormais je crois que je comprends simplement que je ne peux étouffer ces sensations de pardon et d’anxiété par rapport aux ennuis que mon rôle, mon passé comme mon présent imposent à Sam et Elanor.

« Impossible de résister oui, je veux bien te croire. Nous irons la voir alors, d’accord ? »

Elle ne peut pas me refuser ça ! Je manque déjà de ma fille. De toute façon je sais que la jeune mère qu’est Samantha ne résistera pas à se rendre devant la pièce ou dort paisiblement notre princesse…
Enfin, dort ou mange, ou pleure ! Les activités d’un nourrisson sont vite résumées et j’ai hâte de la voir gazouiller avec plus de curiosité ! Ca ne saurait tarder, il parait que tout évolue terriblement vite.

« Hum oui pas de problème il pourra venir. J’aimerais qu’on ait pleins de photos de la petite mais j’en voudrais aussi avec nous. Juste elle et toi, puis nous trois…Tu vois ? »

Qu’est ce que j’imagine ? Qu’elle ne veut pas tout comme moi immortaliser ces beaux et uniques moments ?
Je lui souris et avale un verre d’eau avant de me retourner, surpris par la voix que j’ai dans le dos. Non mais, je suis en peignoir là !

« Merci ! »

Je pose alors mes couverts et observe avec reconnaissance le matelas qu’elle me propose si gentiment. Ca n’aurait pas pu être mieux en fin de compte ! Je n’aurais pas bronché à dormir sur le fauteuil. Je suis près de Sam, non loin de ma fille, c’est l’essentiel.
Je peux pour autant vous assurer que mon dos, lui, est on ne peut plus soulagé !

« C’est parfait vraiment merci beaucoup. Avec ça aucun problème je pourrais bien dormir quelques heures. Merci. »

Je lui assure que tout est parfait et la remercie encore maintes et maintes fois avant qu’elle ne sorte de la chambre. Je m’empare du matelas à gonfler mais je m’empêche de jouer le gosse curieux et je reviens à mon plat. J’ai toujours faim, moi.

« Je ne sais pas si j’arriverais à bien dormir mais on va éviter de se coucher trop tard comme ça demain je pourrais partir tôt rejoindre tes parents au nid et faire au plus vite ce qui concerne la sécurité…si j’active déjà toutes les alarmes et dispositifs de surveillance qui y existent, ce sera pas mal. »

Une fois mon repas terminé je vois avec Sam si elle veut un dessert et je repasse à la salle de bain, en profitant pour enfiler mon pantalon et une chemise ouverte.
C’est un peu moins ridicule non ?

« Alors, on va la voir ? »

Comment ça je suis intenable ?




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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 7 Mai - 16:39

Est-ce que je serai d’accord d’aller la voir ? Non mais quelle question franchement ! D’ailleurs je ne peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel en souriant. Bien sûr que je suis d’accord, et plutôt deux fois qu’une ! Je ne peux pas m’en empêcher de toute façon, et puis ça me fait du bien aussi de voir qu’elle est bien, qu’elle dort paisiblement.

Heureusement ils sont assez sympas dans cette maternité, ils laissent pas mal de libertés et personne ne vous dira jamais rien parce que vous allez voir votre bébé. Bon, OK, on doit rester derrière la vitre, seul le personnel peut pénétrer dans la pièce, mais au moins on la voit et on peut s’extasier à satiété.

Comptez donc sur nous pour ne pas nous priver d’aller voir notre fille. Nous sommes le genre de parents complètement dingues de leur enfant, et nous assumons tous les deux cet état de fait sans problème. Ca me fait d’ailleurs penser qu’il va absolument falloir que je demande à nouveau au frère de Dafné de venir pour faire des photos. Si nous n’allons pas nous priver d’en faire, sans aucun doute, c’est bien d’avoir des photos de professionnel.



Mmm… Elle et toi aussi ! Je vois très bien.


Notre famille quoi ! Les Belosi dans toute leur splendeur ! Comment ça je suis prétentieuse ? Je ne pense pas non… Mon mari est une vraie bombe atomique, ma fille est une merveille absolue et moi… Quand je suis en forme – ce qui n’est pas vraiment le cas en ce moment je vous l’accorde – Je ne suis pas trop mal n’est-ce pas ? Alors je persiste et signe, nous pouvons être fiers !

Mais voilà que l’infirmière que j’ai interpellée tout à l’heure arrive avec une bonne nouvelle. Et cette bonne nouvelle, c’est un matelas gonflable. Vous savez ? Ces nouveaux matelas qui se gonflent tout seuls et qu’on peut balader dans une petite housse une fois dégonflés ? C’est bien pratique, et puis il paraît que c’est confortable. Je suis bien soulagée de savoir que Tony aura une couche correcte cette nuit.



Merci infiniment, c’est vraiment parfait !


Quand je vous dis qu’ils sont sympas dans ce service ! Quand l’infirmière quitte la chambre, je reprends la dégustation de ma lasagne avec appétit. Il est donc décidé que nous ne nous coucherons pas trop tard. J’acquiesce, tout à fait d’accord avec l’idée de ne pas perdre de temps demain. J’en ai assez de l’hôpital, j’ai hâte de rentrer et j’attends avec impatience de pouvoir le faire.


Oui la maison est bien protégée… On pourrait juste compléter ce qui existe déjà et l’étendre à l’extérieur de la propriété ? Je pense que ce ne serait pas du luxe non plus d’avoir des gardes à l’extérieur et un service de sécurité qui nous suit, aussi bien toi que moi, partout où on va.


Je sais que c’est un peu extrême, mais je vous rappelle que sa voiture a explosé aujourd’hui, et que s’il avait actionné l’ouverture automatique de ses portes en étant un peu plus près de son véhicule, comme on le fait tous, il ne serait plus de ce monde à l’heure qu’il est. J’en frissonne, rien que d’y penser. Non, cette fois c’est trop grave, sa vie est clairement en danger, celle d’Elanor et la mienne aussi par extension, ce n’est pas du tout le moment de se montrer laxistes.

Pas de dessert pour moi. Pendant un certain temps, il va falloir que je résiste si je veux pouvoir entrer à nouveau dans mes jeans ! Pendant que Tony passe par la salle de bains, moi je finis ma lasagne. Hors de question que j’en laisse le moindre morceau ! On est synchro… Je suis en train de poser mes couverts quand il apparaît à nouveau.



Oui, oui, on y va !


Quelle impatience ! Je ne me fais pas prier non plus et saute presque du lit. J’attrape sa main et finalement, c’est moi qui le tire à ma suite en riant. Elanor dort du sommeil du juste, et j’entoure la taille de Tony de mon bras, posant la tête sur son épaule dans un soupir de satisfaction. Qu’elle est belle notre fille !


Je suis sûre qu’elle aura tes yeux. Si on regarde bien attentivement quand ils sont à la lumière, il me semble qu’on commence à voir des petits points marrons près de ses pupilles.


Elle était si petite… Et pourtant en deux jours de temps on pouvait déjà voir qu’elle avait évolué. C’était incroyable… Toute une aventure.


Ce que tu m’as donné ça n’a pas de prix… Merci…
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 7 Mai - 20:24

Enfin nous pouvons rejoindre notre petite princesse, notre trésor, rien qu’à nous. Bordel, mélange de Samantha et moi. C’est incroyable, impensable, inconcevable ! Et pourtant, Elanor est bien là, dans cette pièce ou plus d’une dizaine de nourrissons tirent innocemment profit de la nuit et du temps qu’il est donné afin de se reposer, de charger leur batterie pour les premières fois de leur vie.
Je suis ému de voir que ; parmi tout ces récents cœur qui battent à l’unisson, l’un d’entre est le plus merveilleux. L’un d’entre eux est celui qui vient de donner un nouveau rythme aux battements du mien…

« Ah oui ? Tu, tu crois ? »

C’est avec un intérêt plus grand encore – eh oui c’est bien possible – que je me rapproche de la vitre derrière laquelle somnole notre amour et j’esquisse un sourire fier, touché.
Comment ? Il y a quelques mois je priais pour que notre enfant ait tout de sa mère ? Tant physiquement que moralement ? Je refusais qu’il ait quoique ce soit de moi car intérieurement je suis mauvais et extérieurement si on me dit « séduisant » je ne peux supporter mon visage de mafieux hypocrite dans la glace ?
…C’est différent aujourd’hui. Je ne me supporte pas plus, mais je « mesure » l’impact d’être père. Je comprends la fierté qui plane autour de moi depuis qu’elle est née et malgré toute la haine envers ma personne, je ne peux qu’être comblé de savoir que ma fille, quelque part, me ressemblera.
Qu’importe que ce soit les yeux, le sourire, la forme des doigts, les mimiques ou l’intonation des phrases, je veux qu’Elanor, merveilleuse fille de la femme de ma vie, soit aussi la fille de son père…

« Merci à toi Sam. Merci. Tu m’as sauvé la vie ne l’oublies jamais. Ca va faire quatre ans, tu m’as sauvé la vie. J’aurai mis le temps à saisir la main que tu me tendais mais aujourd’hui c’est fait et ma vie est magnifique quoiqu’il arrive…nous sommes une famille tu te rends compte ! »

Je la serre contre moi avant de l’embrasser délicatement et je reprends la contemplation de ma princesse pour plusieurs minutes.
La paix semble nous être offerte. Pour la nuit entière j’espère. Pas un coup de fil – nos parents respectifs se sont retenus, je leur en suis reconnaissant – pas une visite désobligeante, pas de mauvaise surprise médicale…
J’enlace alors mes doigts à ceux de mon ange et je l’entraine tranquillement avec moi jusqu’à la chambre dans laquelle j’ouvre le matelas pour le laisser gonfler, profitant de cela pour couvrir le cou de Sam de baisers.

« Il faut que tu te reposes mon amour … »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 7 Mai - 21:30

Oui, oui, je crois… J’ai largement le temps de l’observer et je l’ai vu clairement tout à l’heure. Est-ce que ça m’a fait plaisir ? Très clairement. Je l’ai toujours dit, j’adorerais qu’elle lui ressemble. Je ne sais pas pourquoi, parce que finalement ça n’a pas d’importance, elle ne sera pas moins sa fille si elle n’a aucun trait commun avec lui. Ca doit être une question de fierté je crois… Quand on aime quelqu’un à ce point, on est fier de tout ce qui a trait à notre couple, à notre famille, fier de l’autre et de ce qu’on peut lui donner. Alors c’est certain, je serai la plus fière si un jour on me dit qu’elle ressemble à son père !

J’esquisse un petit sourire alors qu’il s’approche un peu plus de la vitre, comme si ça pouvait lui permettre d’en avoir le cœur net immédiatement ! Les deux personnes que j’aime le plus au monde sont là, à quelques mètres l’un de l’autre, cette famille qu’il désirait tant est en train de se construire petit à petit, et il est évident que si ça l’a changé, ça aura été pareil pour moi. Moi qui n’avais jamais eu ce désir d’être mère, je me rends compte à côté de quoi je serais passée si je ne l’avais pas rencontré, lui. Il m’a tout apporté, des choses qui ne se monnaient pas.



Mmm… Combien tu en voulais minimum ? Trois c’est ça ? Une belle famille qui va encore s’agrandir…


Il était hors de question que qui que ce soit nous empêche de vivre comme nous le souhaitons. Alors oui, on va faire attention, oui, on va renforcer la sécurité et faire en sorte d’être protégés, mais je refuse que nous renoncions à nos rêves. Personne ne nous prendra ça, je refuse de les laisser gagner.
Après un fabuleux baiser, nous restons encore là quelques instants à contempler le petit miracle qui est entré dans notre vie. Tout est calme ici, visiblement aucune future mère n’est en travail, le personnel n’est pas affolé comme je l’ai vu parfois l’être, et ce calme ambiant nous fait vraiment beaucoup de bien. Elanor bouge un peu, serre ses petits poings avant d’ouvrir ses mains, entrouvre les yeux avant de se rendormir presque aussitôt, loin de toute préoccupation.

Mais le temps file, et il est déjà temps de penser à retourner jusqu’à la chambre pour dormir. Du moins essayer. On va essayer de penser à la journée de demain, à notre retour à la maison, ensemble. C’est un événement dans notre vie de pouvoir ramener notre fille chez elle, alors on va se concentrer là dessus.
Enfin là pour l’instant, permettez-moi de me concentrer sur les lèvres de Tony qui se posent dans mon cou. Je profite de l’instant et enroule mes bras autour de lui, poussant un petit soupire de bien être. Ma main remonte tout doucement jusqu’à sa nuque, la caresse, et mes doigts glissent avec tendresse dans ses cheveux.



Tu me donnes envie de beaucoup de choses là… Mais pas de me reposer !


Je ricane. Bah quoi ? J’aimerais bien vous voir à ma place ! Enfin non, je ne voudrais pas mais bon, vous m’avez comprise. Raaaah ! On est à l’hôpital Sam, calme tes ardeurs, hein ? Allez, on souffle un bon coup. Je me détache péniblement de ses bras pour aller vers l’armoire et en sors drap, couverture et oreiller avant de l’aider à faire son lit.


Dommage que ça ne soit pas un deux places.


Rooh ! Oui, je sais, on n’est pas à l’hôtel. A ma décharge, il m’a très légèrement perturbée avec ses baisers dans le cou là… Permettez, mais je n’ai pas l’habitude de devoir résister à la tentation.


Bon, d’accord, je vais rester sagement dans mon lit. Mais avant l’extinction des feux, je veux un « bonne nuit » digne de ce nom !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 9 Mai - 7:33

J’ai déjà dit vouloir plusieurs enfants ? Moi ? Pas que j’ai changé d’avis, une famille reste plus conviviale et solidaire d’après moi s’il y a tripoté de gamins. Je tire ça de ce que j’ai pu voir dans mon enfance. Je jalousais ceux qui pouvaient se vanter d’avoir un frangin ou une sœur. Je crois qu’au fond, enfant unique ou non, j’aurai été pénible et difficile avec mes parents. Tout vient de l’éducation et du caractère pas du nombre de mômes mais…
Pour ma famille – j’ai toujours rêvé d’en avoir une – je voyais « des » enfants. Alors pourquoi m’étonner quand elle dit ça ?
Je ne me souviens pas lui avoir fait part de ce rêve particulier. Je l’ai si longtemps et fermement refoulé aussi, ça n’aide pas à tout assumer. Mais maintenant que Samantha l’évoque je hoche la tête pour réaffirmer ce qu’elle semble déjà savoir : je veux plusieurs enfants.
Sauf que ; le contexte actuel remet les choses en conditions. Peut être pas pour mon amour, mais pour moi oui. Je ne peux imposer à d’autres innocents le poids que nous avons sur les épaules.
Nous verrons donc ça plus tard…j’y veillerais.

Quand nous retournons à notre chambre – du moins la sienne – j’installe le matelas que je laisse se gonfler tout seul et j’en profite pour me coller contre mon épouse. J’ai tant besoin d’elle. De son regard sur moi, ses mains dans mon dos, nos lèvres en accord ;
Oui je suis dépendant d’elle et je l’assume clairement !
Très naturellement je me mets à embrasser son cou, à le déguster pour être exact, savourant la douceur et la chaleur de sa peau. Ca fait, beaucoup de bien. Je respire son parfum et l’enlace tendrement alors qu’elle prend la parole et me fait rire automatiquement.

« Ah tiens, je vois que nous avons les mêmes pensées ! Hum je m’arrête alors, nous devons être sages… »

Dis-je en me retirant de ce petit point sensible de son anatomie en laissant cependant mes mains glisser sur ses fesses avec malice, et lorsque je les ai « tâtée » généreusement je fais un pas de recul, mine innocente.
Comme si j’étais crédible.
Je l’écoute alors et soupire de frustration. En exagérant un peu quand même ; autant en rire hein ! Nous nous retrouverons vite…

« Oh tu sais deux places ou non ne dit-on pas que quand on veut on…Sam ! Tu m’empêche d’être sage, honte à toi ! » Rolling Eyes

On évacue sa frustration comme on peut ! Figurez vous que c’est loin d’être évident ! Je ris de nouveau et après avoir placé le matelas devant son lit avec soin puisqu’il est enfin gonflé, je viens l’enlacer, je la soulève doucement et l’assoit sur son lit avant de laisser nos lèvres se frôler.

« Digne de ce nom ? Y a-t-il meilleur bonne nuit que le Belosi ? »

Un jour, je finirais par ne plus amuser personne. Enfin, je me fais rire ça reste toujours ça !
Je lui vole un baiser, mordillant sa lèvre inférieure et je caresse délicatement son dos, ses épaules et le cambré de ses reins en me collant au plus près de son corps.
Enfin un baiser parfait vient conclure cet « adieu » d’une nuit et je retrouve mon sérieux en prononçant ce que j’aimerais on ne peut plus véridique.

« Bonne nuit mon amour. Dors bien, dors tranquillement. Je suis là. »

Si je pouvais empêcher tous maux de s’en prendre à ceux que j’aime juste par ma présence…Ce serait royal.
Je lui souris et garde sa main dans la mienne aussi longtemps que possible en m’asseyant devant son lit. Prenant le temps de me mettre en boxer – bah oui j’ai un « lit » finalement – je la lâche vite fait et me glisse sous le drap ; mon bras tendu me permet de vite retrouver ses doigts.

« Je t’aime. »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 9 Mai - 14:47

S’il y a eu des tensions aujourd’hui, celle présente actuellement est toute autre et c’est quand même bien plus agréable. Je suis soulagée de savoir qu’il va passer la nuit ici, je crois qu’aussi bien lui que moi, on aurait encore plus mal vécu la séparation cette nuit. Nous sommes bien plus forts quand nous sommes ensemble, nous avons besoin du soutien l’un de l’autre, et j’espère vraiment que la police mettra la main sur les coupables le plus rapidement possible, avant qu’Antonio n’ait à retourner à la mairie en tout cas.

Je veux qu’on profite des quelques jours qui arrivent. C’est tellement rare qu’il puisse quitter le boulot quelques jours ! Je ne veux pas que ça soit gâché. Oh bien sûr les faits sont là, ils sont graves, très graves, et on ne peut pas faire comme si ce n’était pas arrivé. On va devoir prendre des mesures, augmenter la sécurité de la maison, mais aussi notre sécurité personnelle pour quand on devra quitter le nid. Il est bien évident que c’est une chose à ne pas négliger. Mais justement, c’est pour pouvoir continuer à vivre.

J’y tiens. Plus que tout j’y tiens. Le chemin a été tellement long pour que Tony et moi nous puissions exister en tant que couple. Toutes ces années perdues, le temps qu’il aura fallu pour qu’on forme enfin une vraie famille. Il y aura toujours quelque chose pour nous freiner si on y pense. Il y a un an de ça, je sortais à peine de l’hôpital, mais pour des raisons bien moins agréables que celles-ci. Là encore le moment n’était pas idéal, pourtant peu de temps après je tombais enceinte. C’est vrai, on pensait attendre encore un peu, mais maintenant je me rends compte que ça aurait été une erreur. Elanor est là, je ne regrette rien. Les choses négatives, on doit les combattre avec des choses positives, ne pas se priver pour ce qui pourrait arriver. La vie continue justement, nous sommes toujours vivants, alors on doit vivre, sans compromis.



Oh ben voilà, c’est ma faute maintenant !


Un peu ? Oui, peut être. Mon rire s’élève avec légèreté dans la chambre et c’est avec bonheur que je retrouve cette complicité qui nous est propre. Je réclame alors un « bonne nuit » digne de ce nom, et sa réponse provoque un nouvel éclat de rire. Un « Belosi » ? Allons-bon !


Il va vraiment falloir que tu déposes la marque chéri !


Non parce que… C’est unique ça, et rien ne vaudra jamais l’original ! Je savoure donc mon « Belosi » à sa juste valeur, ne manquant pas, bien évidemment, d’y apporter ma contribution. Sérieusement c’est pas cool du tout de devoir faire lits à part. Si certains couples trouvent ça mieux, nous, c’est pas du tout notre cas. On a plutôt l’habitude de dormir collés serrés tous les deux, du coup je me sens toute perdue seule dans ce lit une place. Enfin… C’est la dernière nuit, demain je rentre au nid !


Moi aussi mon amour.


Nos doigts s’enlacent… Et c’est là que mon téléphone sonne. Bon sang… Je pensais l’avoir éteint. C’est déjà un miracle que personne n’ait essayé de m’appeler avant ! Je pousse un soupire et attrape l’appareil. J’ai un SMS, sans doute reçu pendant qu’on était à la salle de bains, et là c’est un appel de ma mère. Je savais que j’aurais dû les appeler avant. Maintenant, il est temps que je prenne mon courage à deux mains.


Allo ? Oui… Oui maman, ça va. Oui il va bien. Juste quelques brûlures… Non ça va, il va dormir ici avec moi, d’ailleurs on allait… Oui, on a une idée mais… Maman, la police s’en occupe. Oui ne t’en fais pas. C’est prévu… Tony va d’abord rentrer tôt demain matin et puis il viendra me chercher… Oui… Attends.

Chéri papa demande s’il peut venir te chercher demain matin.



C’était pas plus mal, après tout Tony n’avait plus de voiture. Enfin pas ici du moins, le garage du nid en était rempli. Enfin je finis par pouvoir raccrocher. Mes parents étaient rassurés, du moins autant que possible. Je vérifiais quand même le SMS que j’avais reçu. Il était de Dafné, qui demandait des nouvelles. Je lui ai répondu rapidement pour la rassurer aussi, et puis j’éteignais mon téléphone, pour être sûre qu’il ne sonne plus.


Voilà, extinction des feux pour de bon cette fois. Essaie de dormir aussi d’accord ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 9 Mai - 15:55

Va-t-on pouvoir dormir tranquillement ?
Dans un premier temps je crois que nous ne dormirons pas « tranquillement » quand bien même nous réussirions à trouver le sommeil. La journée fut agitée, et ce n’est pas la seule dans ce cas. Je dirais que les journées précédentes ont toutes eu leur dose d’adrénaline et d’émotions fortes – pas toujours négatives heureusement, merci Elanor.
Ainsi si nous ressentons tous deux une fatigue certaine, épuisante, le sommeil calme sera compliqué à trouver.
En espérant que notre nuit « ensemble » nous apportera un peu de calme et de sérénité capable de nous faire passer une bonne nuit…

Mais dans un second temps : je ne suis même pas certain que nous allons pouvoir dormir ! Du moins pas si vite puisqu’une sonnerie de téléphone retenti et – pour une fois – ce n’est pas le mien.
Je fronce les sourcils et lâche les doigts de mon épouse pour qu’elle puisse répondre à cet appel tardif. J’espère rien de grave ;
Un peu parano ce soir mais c’est bien normal accordez le moi !

Ouf, ce ne sont que ses parents qui préfèrent prendre des nouvelles. C’est une gentille attention, je me rallonge doucement en laissant une main tendue vers Samantha alors que l’autre jour sur les larges pansements que j’ai un peu partout sur le torse.
Quelles plaies ; c’est le cas de le dire !
Il parait que les brûlures laissent des marques…Ca m’inquiéte un peu. Bah j’ai toujours été un homme soigneux et si le torse est devenu privilégié à Sam, je refuse qu’il soit désagréable à regarder.
Je lui fais confiance pour le couvrir de crèmes et autres remèdes mais ;
Revenons à nos moutons voulez-vous.

« Euh ; non je…ah… » Je n’ai plus de voiture. Non, je n’avais pas encore enregistré l’information. J’acquiesce alors en fixant le pansement placé sur mon avant bras. J’ai vraiment faillit y passer, quand j’y pense. « Oui s’il peut venir…pas trop tard. Sinon je pensais appeler mon père il est du genre lève tôt ce sera moins embêtant ! »

Je la laisse s’arranger avec le bon Charles et je souris largement à mon ange. Elle est belle bon sang ;
Je pousse un long soupir mêlé à un gémissement en guise d’accord et je ferme les yeux, tenant toujours sa main dans la mienne.
Le sommeil ne tarde pas, finalement. Ma main retombe lourdement à mes côtés et pendant au moins trois heures je dors et encaisse le coup de beaucoup de chose. Je me réveille pourtant tôt, très tôt.
A vrai dire il est même encore tard quand j’ouvre les yeux et je me place sur le dos en fixant le plafond, pensif. La fatigue m’empêche – heureusement – de réellement peser ce qu’il vient de se passer, et ce qui pèse sur notre famille.
Demain sera un autre jour il faut dormir…La nuit se termine de façon un peu plus agitée mais j’ai pu dormir une ou deux heures de plus ; suffisamment pour que je puisse enquiller une journée donc !

Je me lève discrètement, il est tôt mais je crois que de toute façon la petite princesse est amenée à l’aube à la maman. Pour manger, prendre le bain et autres soins.
Une fois habillé donc je me permets d’embrasser Sam en guise de réveil pour ne pas partir comme un voleur.

« Bonjour chérie…je crois que j’entends les infirmières passer dans les chambres pas loin ; ça va être l’heure de préparer la petite. » Je me penche près de son oreille et murmure avec excitation. « Pour son arrivée au nid ! »

Souriant très fièrement, je caresse son visage un instant avant d’enfiler ma petite veste.
Dès que mon « taxi » familial sera là je filerais pour voir la sécurité de la villa. Dans un premier temps avec mes installations personnelles. La police viendrait après.



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