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 Bienvenue, Elanor ! - PV Tony

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Cuღre di Capitanღ


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Dim 22 Avr - 21:31

Pourquoi les choses simples doivent-elles être si compliquées ? Ca l’est devenu soudainement, comme s’il avait fallu juste un peu de temps pour que Tony réalise dans quoi il était maintenant embarqué. Moi j’ai assisté à ça sans m’être doutée auparavant de ce qui m’attendait, et aujourd’hui, je ne sais vraiment plus quoi faire, comment réagir. Qu’est-ce que je devrai lui dire quand je le verrai tout à l’heure ? Qu’est-ce qu’il attend de moi ? Qu’est-ce qui pourrait changer les choses, le rassurer ? Je ne sais même pas si quoique ce soit peu le rassurer. Je ne suis pas dans sa tête, il ne parle pas facilement, je ne sais pas ce qu’il a, même s’il me l’a un peu expliqué hier. Alors oui, j’ai compris le plus gros, c’est certain, mais pas comment arranger les choses, ni même si c’est possible.

Je réfléchis à tout ça alors que je profite d’un petit câlin avec ma fille. Son arrivée ne devait pas déclencher ce genre de chose, ce n’est pas juste… Ca ne l’est pour personne. Je ne sais plus quoi penser… Mais j’aime Elanor… J’aime Tony… Ce sont les deux choses dont je suis le plus certaine dans ma vie. Je ne sais pas comment arranger les choses, et ce sentiment d’impuissance est bien difficile à supporter. Je crois que je réfléchis trop depuis hier, et la vérité, c’est que ça ne sert à rien du tout. Comment trouver une solution quand on n’a pas toutes les cartes en main ? Je ne peux pas agir seule, il doit me donner les clés. Mais le voudra-t-il ? Rien n’est moins sûr…

Peu à peu, la petite commence à somnoler, et je sens que je ne vais pas tarder à en faire de même. Mauvaise nuit, peu de sommeil, beaucoup de tracas, cocktail explosif ! Et puis je n’ai pas les idées claires, c’est certain. Si quelqu’un a une recette miracle pour garder son calme en toutes circonstances, alors je suis preneuse. Je n’ai jamais vraiment paniqué pour cet accouchement, tout le monde me disait que sans péridurale, j’allais bien douiller… Mais ça ne m’a pas fait changer d’avis, j’avais toujours la même détermination, et je l’ai gardée jusqu’au bout. Ca ne m’a pas fait peur… Ce genre de chose n’est rien comparé à ce qui c’est passé hier soir. Et merde…

Mais alors que mes yeux commencent à se fermer doucement, quelqu’un frappe à ma porte et semble même s’adresser à quelqu’un qui lui barre la route. Je tourne la tête et aussitôt, mon regard se pose sur Tony. Qu’est-ce qu’il fait là ? Quelle heure est-il ? Depuis combien de temps est-il là et pourquoi n’est-il pas au bureau ? La voix du médecin me sort de ma stupéfaction. Oui oui, je vais bien, oui, Elanor aussi. Oui elle mange bien, non rien de spécial merci. C’est ça, repassez si vous voulez…



Bonjour…


La conversation commence fort, je vous l’accorde, mais là… Je crois que je suis encore en train de me demander si je ne me suis pas endormie en fin de compte. Est-ce que je rêve ? Je le regarde donc avec une lueur d’interrogation dans les yeux, en quête de réponses que lui seul peut me donner.
Il va pourtant falloir que j’ouvre la bouche à un moment ou a un autre pour dire autre chose que « bonjour ». Mais depuis hier soir, j’avoue que je ne sais plus trop comment réagir. Alors comme hier, je reste là, sans trop savoir quoi dire, quoi faire. Je suis un peu décomposée je dois dire, je ne suis pas combattive parce que j’ai l’impression d’avoir été terrassée. J’ai peur, je n’ai pas honte de l’avouer, peur de ces mots qui se succèdent et sortent de sa bouche, peur de ce qu’il pourra dire la phrase suivante, peur de comprendre quelque chose que je ne veux pas entendre.



Je suis désolée… Je me suis toujours promis de ne pas bouleverser ta vie et… Tu ne devrais pas avoir à faire un choix, je ne devrais pas t’imposer tout ça, d’être plus là avec nous, de prendre des congés… T’as jamais demandé tout ça.


Je vous confirme que je ne suis toujours pas plus douée que lui pour m’exprimer. C’est dingue ça quand même. Me voilà à chialer comme une idiote face à mes erreurs et incapable d’aller droit au but. Mais les conclusions que j’ai tirées sont tellement dures à accepter que je ne peux pas faire autrement. Ca m’apprendra, je l’ai cherché.


Tu regrettes… Tu regrettes, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 23 Avr - 8:10

Elle me semble si froide, si dure, si blessée également. Pas uniquement de marbre bien au contraire, seulement quelque chose chez elle a l’air d’avoir pris une décision négative à mon encontre. Pour faire simple ? Je crois qu’elle m’en veut, qu’elle m’en veut beaucoup.
Attention c’est ce que je pense, peut être pas la stricte réalité et ce potentiel doute m’inquiète car si je me trompe sur ses ressentis, si je ne sais ce qu’ils sont vraiment, que pense-t-elle, elle, de mon comportement ? Et si nous nous trompions tous les deux bêtement ?
Je crois que nous sommes un couple admirable dans le sens ou nous nous parlons relativement souvent mais…nous sommes si peu doués pour nous exprimer !

« Mais…Mais Samantha je… »

Je ne sais pas quoi rétorquer. M’a-t-elle seulement écouté ? Je lui dis que la chose que je veux avant tout et n’importe quoi c’est de pouvoir vivre auprès d’elles deux et elle ose faire passer ça pour un sacrifice à mes yeux ?
Je serre les poings et prends sur moi face à cette tension stupide qui règne entre nos deux cœurs pourtant si fou l’un de l’autre et j’inspire un grand coup pour lui faire comprendre qu’elle se trompe mais ; mais elle me pose une question des plus étonnantes.
Je n’avais pas ainsi vues les évènements mais oui…oui elle a raison. J’acquiesce alors, aussi étonné que convaincu.

« Oui »
Je continue de hocher la tête en lui réclamant sa main. «…oui je regrette profondément ce que je suis depuis mes 15 ans pratiquement. Je regrette tellement le chemin sale et sombre que j’ai osé prendre et qui a engendré ces chaines que j’ai autour du corps. Je suis lié pieds et poings à un monde d’illégalité que je tente de fuir pour construire ma vie à tes côtés mais ça n’est pas toujours évident et incontestablement…Vous le payez. Je suis désolé…Je regrette mon parcours mais je ne peux pas changer le passé…et je veux continuer de vous aimer, vivre avec vous autant que possible malgré tout ça ! Je te promets que je ne laisserais personne m’éloigner de toi facilement ; je ferais mon possible pour vous protéger et rester à vos côtés…la seule chose dont je suis sûr Sam : c’est notre famille. »




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Cuღre di Capitanღ


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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 23 Avr - 15:35

Je déteste ce genre de situation, ne pas savoir, craindre ce qu’il ressent, me sentir de trop, me demander si mon enthousiasme et mes envies n’ont pas créé un chaos que je ne contrôle pas. Je ne sais pas ce qui se passe, pourquoi il était si pressé de partir hier, pourquoi d’un coup il semblait aller si mal. Qu’est-ce que vous voulez que j’en tire comme conclusion ? Et comment voulez-vous que je réagisse à ça ? Je suis terrifiée, je ne sais pas quoi faire, j’ai peur de commettre encore une nouvelle erreur, et je suis incapable de penser correctement.

Je ne m’attendais pas à sa visite ce matin, je n’y étais pas préparée. Difficile pour moi de prendre sur moi et de prétendre que tout va bien, difficile de cacher mes émotions. A quoi ça servirait de toutes façons ? Cacher les choses, ça n’amène rien de bon. Et c’est vrai, je n’écoute pas vraiment. Enfin disons que c’est difficile pour moi de réaliser la portée de chaque mot, de les associer pour arriver à des idées qui vont à contre courant des conclusions que j’ai pu tirer ces dernières heures.

Je crois que la surprise de sa visite m’a bouleversée, je réagis sous le coup de l’émotion, et la chose prioritaire pour moi, c’est de m’excuser d’avoir ainsi bouleversé sa vie. C’est vrai, je n’ai pas vraiment écouté, ou du moins compris ce qu’il me disait, trop paniquée sans doute, obnubilée par ce que j’ai en tête. Je ne veux pas qu’il me le cache si c’est ce qu’il ressent. J’ai besoin de savoir, je veux qu’il me le dise. Il le faut, je ne peux pas vivre dans cette crainte perpétuellement, réussir à me rassurer de temps en temps pour replonger toujours aussi fort.

Il faut que je sache… Pour pouvoir lui rendre sa vie si c’est ce qu’il souhaite, quitte à détruire la mienne. Je ne veux pas qu’il soit malheureux, c’est la pire chose à supporter pour moi. Alors je me décide à poser directement la question, même si je redoute terriblement la réponse, même si je sais qu’il est possible qu’il essaie de se défiler en me répondant. Mais je ne m’attendais quand même pas à ce qu’il me réponde si facilement. Un « oui » franc qui m’a coupé le souffle, comme si on venait de me donner un coup de poing dans le ventre.

J’avais raison alors ? Il regrette de s’être laissé embarquer dans notre histoire d’amour à un tel point que sa vie a irrémédiablement changé ? Il regrette la vie qu’on s’est construite ? Il regrette sa vie passée de célibataire qui pouvait faire ce qu’il voulait quand il le voulait et comme il le voulait ? Je crois que je me suis littéralement décomposée sur place. C’est un cauchemar n’est-ce pas ? Je vais me réveiller et me rendre compte qu’on est hier, qu’il n’est pas encore venu me voir, que tout ça n’était qu’un mauvais rêve !

Sa voix me parvient à nouveau et je dois presque faire un effort surhumain pour me concentrer sur ce qu’il me dit. D’autant que je ne suis pas certaine d’avoir envie d’entendre les détails de ses regrets. Pourtant je fais cet effort, et à nouveau, je me retrouve stupéfaite… Car les regrets qu’il m’avoue, ils ne sont pas liés à nous mais à sa vie d’avant et à ses conséquences, des craintes qu’il a pour nous. J’ai du mal à réaliser, à remettre à leur place toutes les pièces du puzzle, pourtant l’image devient de plus en plus claire dans mon esprit. Quelques secondes. Accordez-moi juste quelques secondes pour me remettre de mes émotions, vous permettez ? Mes yeux se posent quelques secondes sur Elanor qui dort à poings fermés, puis reviennent vers Tony.



Je le savais. Depuis toujours je sais. Je sais qui tu es, ce que tu as fait, tu ne m’en a jamais rien caché. Je suis tombée amoureuse de toi, puis j’ai décidé de vivre pleinement cet amour en toute connaissance de cause. Le monde dans lequel nous vivons est dangereux… Pour tout le monde. Mafia ou pas, tout peut s’arrêter du jour au lendemain, c’est comme ça… Et c’est aussi pour ça qu’on doit vivre pleinement. Tu n’es pas obligé de négliger ton travail pour passer plus de temps avec nous, je n’ai jamais voulu ça. Mais redéfinir les priorités, déléguer certaines affaires moins importantes qui peuvent être réglées par d’autres, réorganiser le travail, ça c’est possible et ça ne t’empêchera pas de faire ce que tu dois faire. Je connais tes obligations, tout comme les conséquences si tu ne les remplis pas. Mais je t’en prie, ne culpabilise pas ! Je savais Tony ! Je ne regrette rien, tu entends ? Je ne pourrai jamais regretter parce que ça en vaut la peine, très largement. Enfin je vis, enfin je suis heureuse de me lever le matin, enfin j’ai un but ! Ne perds pas ton temps avec des craintes sur ce qui pourrait arriver, ça n’apporte rien de bon. On doit se concentrer sur notre bonheur, sur notre famille, ne gâcher aucun instant. Sinon à quoi bon ? Je refuse de me mettre des barrières, de me priver de quoi que ce soit parce que je vivrai dans la peur. Je t’aime, je veux pouvoir vivre ça à fond. Alors par pitié… Arrête de me faire des peurs pareilles… Et embrasse moi !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 23 Avr - 21:07

J’ai honte de moi. De ce que j’ai été bien entendu et malgré les changements je suis à l’heure d’aujourd’hui toujours honteux. Je ne suis plus un salopard ? Il faut arrêter de penser que je suis devenu tout blanc du jour au lendemain ;
Et quand bien même j’ai chassé de mes pensées et de mon attitude tout ce qu’il y avait de plus noir et écœurant en moi, le nombre d’années que j’ai passé à arborer cet arrogant, misogyne, coureur, arriviste, profiteur, collectionneur, hautain, insultant et dégradant personnage laisse derrière moi de longue trainée de rumeurs et de réputation que je ne peux contrer.
De toute façon je n’ai pas été si répugnant par simple envie de me protéger : j’y trouvais un intérêt. Et c’est là, que réside toute ma honte…J’aimais – à peu près – mon quotidien. Il fallait simplement que j’évite de songer avenir ou famille et tout roulait ;
Comment a-t-elle pu m’aimer ?

L’arrivée de ce bébé dans notre famille bouleverse irrémédiablement les choses sans doute de façon plus forte et percutante que notre installation ou encore notre mariage qui étaient pourtant deux évènements des plus surprenants !
Je savais qu’Elanor arrivait, mais c’est hier que j’ai cédé. Que ce trop plein de peurs, d’angoisses et encore une fois de honte a cédé. Je ne suis pas l’homme fort que je prétends fièrement être. J’ai cédé là ou il ne fallait pas, au moment ou il ne fallait pas…
Pauvre Samantha, qui trouve encore la force de me rassurer, me consoler et ; vous savez quoi ? Elle y arrive !

« Oh mon amour… »

Les pendules se remettent presque à l’heure quand je fais face à une évidence qui m’a échappé si stupidement : nous savons que le monde est noir ! Nous le savons mieux que personne ! Nous ! Bercé, noyé et adoré par le côté monstrueux de la luxure et du profit pendant des années !...qui mieux que nous pour savoir ce que nous faisons ?
Nous avons décidé de le faire…Et nous l’avons jusque là assumé. J’ai baissé ma garde une seconde, j’ai le droit non ? Mais je dois me ressaisir et vite.

Mes mains s’enlacent dans son dos et je cherche à l’attirer contre mon corps pour être sûr que nos cœurs se répondent à travers leurs battements et le baiser langoureux que je lui donne avec amour me convaint définitivement que notre choix est le bon ;
Risques et craintes sont constantes dans ce monde imparfait. Mais notre amour lui, n’a aucune faille.

« Je t’aime… »
Dis-je dans un soupire en caressant sa joue. « Je t’aime Sam…je te demande pardon. J’ai eu si peur pour toi, pour elle…Mais si nous courons des risques c’est que nous vivons…Tu as tellement raison. Excuse moi et embrasse moi encore une fois… »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Lun 23 Avr - 22:33

Je me suis toujours promis de me battre contre vents et marées. Il n’y a que contre les sentiments de Tony que je ne veux pas me battre. Je ne veux pas manipuler, je ne veux pas l’obliger à croire en quelque chose dont il ne veut plus, le persuader qu’il éprouve certaines émotions quand ce n’est pas le cas. Mais pour le reste, croyez-moi j’ai découvert en moi une guerrière, une force que je ne pensais même pas posséder. Nous avons toujours eu tout contre nous, dès le départ. Que n’avons-nous pas dû combattre pour être là, aujourd’hui, dans cette chambre ?

Pendant longtemps j’ai cru ce rêve impossible, pendant longtemps je n’ai même pas osé le rêver. Je me contentais de peu, persuadée que je ne pourrais jamais avoir beaucoup. A tort. Et quand je l’ai réalisé, mon ciel s’est éclairé, ma vie a trouvé un sens. Jamais je ne me suis sentie aussi forte pour affronter le monde qu’avec Tony, cette force je la puise dans la famille que nous formons, dans notre couple, dans ce qu’on s’apporte.

Je ne peux que m’écrouler si je pense ne plus pouvoir lui apporter ce qu’il désire, mais à contrario, je peux supporter bien des choses, me battre comme une lionne, répéter, encore et encore, les mêmes mots s’il le faut pour le rassurer. Je ne peux pas faire de miracle, c’est certain, juste exprimer mon opinion. Et moi je refuse de laisser la mafia dicter notre vie. Elle est là, oui, mais c’est toute la ville qu’elle menace, et on ne peut pas s’arrêter de vivre parce qu’on a peur. Au contraire, nous sommes bien placés pour connaître la valeur de ce que nous avons réussi à construire envers et contre tout. Alors merde, on l’a bien mérité de vivre cette vie, et je ne laisserai rien ni personne nous faire renoncer à quoique ce soit.

Je suis là, Elanor est là. Nous sommes des cibles ? Oui… Tout comme la famille de n’importe quel commerçant qui refuse de payer pour la « protection » de la mafia, ou qui n’a pas les moyens de le faire. Tout italien est une cible, personne n’est à l’abri, c’est ainsi, et çane va pas mieux ailleurs dans le monde. J’ignore de quoi l’avenir sera fait, si Tony pourra choisir ou non de se représenter, si on lui donne le choix s’il décidera de briguer un second mandat de maire ou pas. Mais peu importe, je le soutiendrai quoiqu’il arrive, et ça ne changera rien à notre vie privée. Je me souviens qu’au début de notre vie commune, je lui avais demandé combien d’enfants il voulait. Il m’a répondu qu’en tant qu’enfant unique, il en voulait plusieurs, qu’il rêvait d’une famille unie, que ses enfants puissent se serrer les coudes ensemble pour ne jamais être seuls. Je veux la lui offrir cette famille unie, et rien ne me fera renoncer à ça.

Je l’entoure de mes bras et retrouve ses lèvres avec soulagement, profite de chaque seconde. Ca fait un bien fou… Je suis totalement détraquée, complètement vidée de toute énergie quand ça ne va pas entre nous, je n’aurais pas supporté que ça dure trop longtemps. Alors ce second baiser, je n’attends pas qu’il insiste pour le lui donner, et je ne me prive certainement pas de le faire durer. J’ai vraiment hâte de rentrer, qu’on puisse être enfin chez nous, que je retrouve mon environnement familier. Je sais que je l’ai déjà dit et je crois que toutes les mamans pensent la même chose, mais c’est pesant de devoir rester ici. Elanor doit trouver qu’on ne lui porte pas assez attention, car je la sens gigoter à côté de moi. Je la prends alors et la glisse dans les bras de Tony.



Prends-la un peu avant d’aller travailler.


J’étais contente qu’il soit venu, qu’on ait pu discuter de ce qui n’allait pas et remettre les choses à leur place, percer l’abcès rapidement et se rassurer mutuellement. Mais je savais aussi qu’il ne pouvait pas rester des heures ici, alors autant qu’il prenne cinq minutes pour profiter un peu de sa fille avant de s’en aller.


Hey ! Mais c’est un sourire que je vois là ?


Je ris et caressais du doigt la petite joue d’Elanor. Je sais que ce n’est pas encore un sourire voulu, il faudra quelques semaines pour ça, pour l’instant, elle sourit aux anges comme on dit, mais c’est surtout super adorable, surtout quand elle a les yeux ouverts comme maintenant et qu’elle fixe son papa.


Votre charme a encore fait mouche Monsieur Belosi, cette petite est déjà folle de vous !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 25 Avr - 12:21

Je ne remercierais jamais assez Samantha d’être si attentive, à l’écoute et indulgente avec moi. Nous ne parlons sans doute pas suffisamment mais bien plus que certains couples et cela se voit sans mal : quand un problème s’immisce entre nous il ne reste – grand dieu merci – jamais guère plus de quelques jours voire quelques heures ;
Enfin, c’est vite dit. Disons que le poids d’un quelconque souci ne reste pas longtemps car nous savons nous écouter une fois que l’on ose parler. Certes tout n’est pas arrangé, et tout ne le sera jamais totalement puisqu’il faut se rendre à l’évidence sans être trop exigeant : la perfection est une utopie.

Mais ce baiser que nous échangeons si généreusement devant notre fille qui se repose dans un état de paix si reposant me conforte beaucoup. Loin d’être négligeable, je savoure ce passage à l’hôpital qui m’a autant angoissé qu’en fin de compte soulagé.
Sam et moi avons pris la décision de nous unir dans la vie. Vie commune, mariage, enfant ? Nous avons pris cette décision et je ne la regrette pas ; bien qu’elle l’ait cru un moment tant je m’exprime mal. La décision est donc assumée et pesée par nous deux ce qui ne l’empêche pas d’être associée à des risques…Que nous allons ensemble affronter. Avoir peur est permis, normal et logique. Il faut simplement parfois plus se serrer les coudes et dans ces moments là l’amour devient plus fort que tout.
C’est là que je réalise mon éternelle chance.
Samantha.

« Oui laisse moi en profiter un peu c’est aussi ma fille ! »

Dis-je avec un faux air réprobateur. Bien sur que je ne lui reproche rien ; rien du tout ! Je veux au contraire savoir qu’elles sont toujours ensemble ! Certainement, mon ange aura besoin de pause, de moment de repos et aussi de me retrouver tout seul, espérons Rolling Eyes mais d’une manière générale les savoir ensemble, Sam et Elanor est un soulagement certain, une fierté aussi.
Auprès d’une femme si parfaite je ne peux qu’avoir une fille fantastique !

« Ah oui on craque pour son papa ma chérie ?...Il parait que toutes les petites filles fondent pour leur père…Bizarre quand même…Qu’est ce que t’en dis Elanor ? »

Voilà qu’après ce beau sourire elle m’offre un bâillement de compétition. Je me mords la langue pour m’empêcher de rire et la laisser se rendormir ou du moins se reposer tranquillement.
Bon sang, ce qu’elle est belle ma petite princesse. Je relève les yeux vers sa mère à qui j’offre un sourire heureux et apaisé avant d’hocher fièrement la tête.

« Qui ne craquerait pas ?! » (a)

« Pas moi en tout cas !...Bonjour madame, monsieur Belosi cela faisait trop longtemps. »

Je fronce les sourcils en détachant mon regard de celui de mon épouse pour me retourner et faire face à cette infirmière – qui retire son regard de mon postérieur – que je ne me souviens pas avoir croisée là ces derniers jours.
La petite émet un grognement mais je la garde bien contre moi en me forçant à sourire pour ne pas paraitre totalement étonné…C’est que, je ne sais pas qui est cette jeune femme !

« …Bonjour, je… »

« Isabella. Comment allez-vous depuis le temps ? »

« …Isabella bien sur. »
Je mens bien mal et il n’est pas compliqué de voir que je n’ai pas la moindre idée de qui est cette personne. Enfin si, j’ai bien une petite idée mais vous m’avez compris ! « Je n’ai jamais été aussi heureux figurez-vous et…et vous ? »

« C’est bien le bruit qui court ! Quand j’ai appris que madame avait accouché je me suis obligée à passer voir la descendance de notre cher maire ! Oh elle est radieuse, mes félicitations. Je vais vous laisser pour reprendre mon service mais si vous avez besoin de quoique ce soit…Samantha c’est ça ? N’hésitez pas, je bosse à l’étage en dessous mais ce serait avec plaisir. Bonne journée Tonio… »



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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 25 Avr - 13:50

Après le chaos, les choses étaient rentrées dans l’ordre. Comme si une tempête avait tout renversé et qu’on venait de faire le ménage. Aucune casse en vue, à mon grand soulagement, tout allait bien, et enfin je pouvais à nouveau admirer le magnifique tableau qui s’offrait à moi sans craindre quoique ce soit. C’est que notre petite fille venait de sourire aux anges à un moment fort opportun et cette image était des plus belles. Bientôt elle nous sourira pour de vrai, et je pense vraiment que cette petite sera une gamine souriante. Je vois mal comment il pourrait en être autrement, elle vivra dans un environnement privilégié, et contrairement à beaucoup d’enfants dans ce cas, elle aura des parents présents, elle ne sera pas élevée par des tiers.

Je suis contente d’avoir les moyens de prendre le temps d’élever ma fille. Je me rends compte que je ne suis pas une mère carriériste. Certaines le sont par choix, parce que leur travail est trop important pour elles, d’autres le sont parce qu’elles ne l’ont pas, parce que sans un second salaire, la vie est trop dure. Je peux choisir, et j’ai vraiment envie de prendre le temps d’élever ma fille. Est-ce que ce n’est pas une aventure qui promet d’être passionnante ? Fatigante, certes, je ne me fais pas d’illusions, elle sera une gamine comme une autre avec ses caprices, sa crise d’adolescence et tout ce qui va avec… Mais passionnante, oui, c’est certain.



Visiblement elle n’a pas envie d’entrer dans le débat.


Je lâche un petit rire discret et regarde la petite se rendormir paisiblement dans les bras de son papa. Elle risque d’y passer des heures, c’est certain ! Promis, on ne se battra pas pour la tenir ! Qui ne craquerait pas sur le papa ? Hum… Je ne sais pas si ce n’est pas un chouïa hypocrite de ma part de leur jeter la pierre, moi j’ai craqué de façon irrémédiable et instantanée, mais oserais-je dire « trop de monde » ? Voilà ce que c’est de tomber amoureuse d’un homme aussi séduisant ! Fichtre.

J’allais répondre quelque chose d’ironique, mais me voilà coupée dans mon élan par une voix inconnue. Je fronce les sourcils et comme Tony me bloque la vue de la porte, je penche un peu la tête. C’est qui elle ? Je ne l’ai jamais vue dans le service… Et puis elle me semble bien familière. Déjà sa réponse, avouez que c’est limite ! Mais ce qui est encore plus limite, c’est le regard que j’ai pu surprendre avant qu’elle ne le relève. Non mais oh ! Ca va ? La vue est belle ?

Bon et bien c’est pas sorcier de comprendre ce qui se passe. Je ne suis pas vraiment étonnée, ce n’est pas comme si je ne connaissais pas le passé de séducteur de mon mari, et à vrai dire, j’ai un peu pitié de ces femelles qui se sentent obligées d’en faire des tonnes parce qu’il s’est casé.



Madame Belosi.


Non mais oh ! On n’a pas élevé les cochons ensemble ! Oui, je sais, je n’ai jamais élevé de cochons, mais vous m’aurez compris. Je lève les yeux au ciel quand l’infirmière tourne les talons. Comme si j’allais l’appeler en cas de besoin tiens ! Grands dieux, ces filles sont ridicules, et aiment l’être on dirait bien ! Enfin… On en était où ?


T’as pas toujours eu bon goût chéri, elle n’est pas terrible celle-là…


OK, d’accord, je taquine. Enfin oui et non, elle n’est effectivement, à mon goût, pas terrible, mais si je commence à lui faire une scène à chaque fois qu’on croise une de ses ex, on n’a pas fini de s’engueuler ! Alors autant prendre ça sur le ton de la plaisanterie, ça serait ridicule de lui en vouloir d’un passé que je connais.


Oups ! Vu l’odeur, ta descendance doit être changée !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 25 Avr - 21:15

Ouuh ; ça ce n’était pas prévu croyez-moi. Certes j’ai un gout prononcé pour l’adrénaline voire le risque mais aucunement pour le suicide ! Pas encore kamikaze le péniblement célèbre amant Belosi que j’ai pu être et j’aurais souhaité ici ne connaitre aucune personne de telle manière ; ce « lien » qui m’unit à la demoiselle qui s’est – disons le clairement – introduite dans la chambre de mon amour me déplait et me met extrêmement mal à l’aise !
Je déteste remettre sur le tapis un passé qui si à l’époque n’était pas si honteux que ça pour moi est devenu une réelle et vilaine plaie que je cherche à dissimuler.

Alors que l’infirmière dont je ne me souviens guère – étrange j’aime pourtant le fantasme de l’infirmière, ahem – s’éloigne enfin de notre cocon, ce qui fait immédiatement taire les plaintes d’Elanor, je porte un regard aussi amusé qu’emmerdé à mon épouse.
Non mais, elle se pensait ou celle-ci ? Et inutile qu’elle essaye l’excuse du « je pensais que vous étiez toujours coureur monsieur Belosi » la belle Isabella car elle savait qu’elle croiserait ma femme et ma fille ici !
C’est bien ça son prénom ?

« Oh tu sais on est parfois obligé de se rabattre sur…Hum. Qu’importe ! »

Mon visage devient de plus en plus explicite de mon malaise et je reporte toute l’attention possible sur ma fille qui gigote un peu au creux de mes bras ; qu’a-t-elle je n’ai rien fait de mal ! Nous ne faisons qu’évoquer un passé, peu glorieux.

« Oh ; je dois m’en charger ?! »

Je n’attends bien sur pas de réponse et je tire la langue à Samantha avant de rejoindre le coin salle de bain sans cesser de parler à ma petite princesse…Malheureusement odorante, là.

« Alors tu laisse un cadeau à papa avant qu’il ne parte travailler ? Sympa Elanor, je retiens et sache que…oh, allo ? »

Oreillette dans l’oreille tout ça ; oui je suis à la pointe de la technologie ; pardon ? Ah oui, accroc et dépendant de mon portable qui me permet de l’être à mon boulot. Je connais la chanson ;
Je continue de m’appliquer à la tâche « changage d’Elanor » sans pour autant perdre le fil de la conversation à l’autre bout du fil.

« Mais Ben bon sang calme toi ! Depuis quand avons-nous du retard sur…Alors appelle le ! C’est à lui de s’en charger ! Benito arrête de crier tout l’hôpital va t’entendre et… » « Si tu n’étais pas stupidement et constamment collé aux basques de ta blonde !...Je…dépêche toi on t’attend. »

Alors que je referme le vêtement de la petite dans de soigneux gestes je clos les paupières et laisse ma mâchoire se fermer pour éviter à mes nerfs d’imploser.
Comment ose-t-il ? Comment puis-je le laisser continuer ainsi ?...Non je ne peux pas.
Je me redresse et tends avec le plus de douceur possible ma fille à Samantha mais la nervosité émane de chaque mouvement que j’exécute ; je viens lui prendre un baiser rapide avec difficulté et mon ton ne laisse place à aucune discussion.

« J’ai à faire. Je repasse ce soir. Tes parents vont venir dans l’après midi. Je t’aime. »



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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Mer 25 Avr - 21:52

Croiser ce genre de femme qui croit intelligent de tenter de provoquer une crise au sein d’un couple en faisant comprendre à la femme d’un homme marié qu’elle a connu son mari bibliquement, je dois dire que ça ne me surprend pas. Je vais même dire que je m’attends à en croiser régulièrement vu que le palmarès de Tony est aussi étoffé que le mien ! Heureusement, contrairement à ce que certains pourraient penser, je ne suis pas jalouse. Du moins pas à mauvais escient. Les problèmes que j’ai avec Abi, c’est différent. Il lui plait, c’est évident, et lui, il l’apprécie beaucoup, ils bossent ensemble tous les jours pendant des heures… Rien à voir avec cette infirmière même pas séduisante qui est venue faire son petit cinéma et dont je crois sans peine qu’il a vraiment oublié l’existence jusqu’à aujourd’hui !

Bref, je préfère en rire. Aucune raison pour moi de me fâcher après tout, sauf éventuellement sur elle et son évidente mauvaise éducation. Même pas, je n’ai pas de temps à perdre avec de telles bêtises. Contrairement à la demoiselle, ma vie est assez riche et équilibrée, heureuse, pour que je ne me perde pas dans ce genre de jeu mesquin. En plus, on a une urgence là… Une odeur bien peu ragoutante vient titiller nos narines, Elanor gigote, et il est bien évident qu’il est nécessaire de changer sa couche au plus vite ! Je pensais que Tony me « refilerait le bébé », c’est la cas de le dire, en prétextant qu’il devait partir, mais non, il décide de s’en charger ! Je les suis jusqu’à la salle de bains, non pas pour surveiller, mais parce que franchement, cette image de Tony changeant sa fille, c’est vraiment incroyable, magique, attendrissant au possible !

Et puis son téléphone sonne. Forcément je ne suis pas étonnée, il n’était pas sensé être ici à la base et ils doivent se demander ce qu’il fait à la mairie ! Elanor ne le quitte pas des yeux tandis qu’il la change tout en répondant à son interlocuteur qui, de toute évidence est un Ben, pour ne pas changer, fâché. Je crois que je ne comprendrai jamais comment Tony fait pour le supporter, et surtout pour ne pas lui rappeler une bonne fois qu’il est son supérieur et qu’il n’a pas à lui parler comme ça ! Enfin, je suppose que ça ne me regarde pas. Alors qu’il se débat avec lui au téléphone, je m’avance pour prendre la couche sale que Tony a laissée sur le côté et la jeter à la poubelle, et au moment où je me penche à côté de lui pour prendre ladite couche, j’entends un très sympa « collé aux basques de ta blonde »…

Quelqu’un a une arme a feu ? Un couteau de boucher ? Une hache ? Je prends n’importe quoi du moment que c’est efficace et douloureux ! Alors toi mon gaillard, compte sur moi pour ne pas te rater dès que j’en aurai l’occasion… D’ailleurs dès que je rentre, je téléphone à Eleonora et je lui demande si elle est partie pondre son rapport en Chine ! Grrr… Allez, Zen… Ce n’est qu’une question de temps. Je suis persuadée que cet enfoiré a beaucoup de choses à se reprocher et qu’Eleo ne va pas revenir bredouille. Enfin on sera débarrassés de ce sale type, de cet empêcheur de tourner en rond ! En attendant, je garde mon calme. Mieux que Tony en tout cas ! Quand il me rend Elanor, je le sens très, très, très contrarié… Remarquez je comprends pourquoi. Alors qu’il va quitter la salle de bains, je me place face à lui pour lui barrer le passage et ma main se pose sur sa nuque alors que j’affiche un petit sourire en coin.



Ne t’en fais pas… Il est juste jaloux, lui n’a aucune blonde qui accepte qu’il lui colle aux basques !


Ceci dit, je me hisse pour venir l’embrasser, mieux, avec plus d’application que le baiser rapide avec lequel il comptait me quitter !


Je t’aime aussi mon ange. A ce soir !
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 26 Avr - 9:44

Comment peut-il se permettre d’être si impoli et insultant ! Comment !?!!!
J’ai l’impression de découvrir cet homme charismatique et froid moi qui le connais pourtant si bien ! Je n’ignore pas avoir fermé les yeux sur plusieurs de ses « bavures » dues à son comportement quelques peu colériques et rancuniers mais ses qualités ont toujours eues à mes yeux plus d’importance que tout le reste mais cette fois…je n’en reviens pas ! Comment ose-t-il s’en prendre ainsi à Samantha ? Comment peut-il accuser et pointer du doigt ma nouvelle vie, ma vie privée en crachant ainsi ces mots odieux et blessants ?!
Je ne supporte pas ce que je viens d’entendre et il vaut mieux que je remette Elanor dans les bras de sa mère avant de m’en aller. Je ne vais pas laisser les choses s’atténuer comme ça sous le coup de quelques unes de ses mielleuses excuses alors que je l’entends déjà prétexter un manque de sommeil et une inquiétude grandissante pour moi son cher et tendre ami ; foutaises ! Pour qui se prend-il ?
Personne ne lui a empêché d’avoir femme et enfant à celui là, de quel droit remet-il en doute mes choix privés et personnels comme s’il était le marionnettiste qui tire toutes mes ficelles !

« Tss…Si, je m’en fais. Il va trop loin. »

Il est clair que c’est cette fois la goutte d’eau en trop, celle qui fait déborder le vase et pas qu’un peu je vous le dis. J’accepte de prendre sur moi quelques instants encore pour savourer le baiser de Samantha et je caresse délicatement la joue de ma fille avant de quitter leur chambre ;
Voyons si je suis toujours le gentil petit élève – pourtant au dessus du soit disant maitre depuis plusieurs années – ou si je suis capable de frapper moi aussi un bon poing sur la table.

C’était bien un 110Km/heure sur le compteur de ma voiture. Je me mords la lèvre en réalisant que j’ai abusé et je redescends dans la limite du raisonnable pour rejoindre la mairie. Non mais ; n’ayez crainte je n’étais qu’à 30Km/heure au dessus de l’autorisation ;
Je me gare à ma place attitrée et comme je m’y attendais : Benito a anticipé mon arrivée musclée.
Il est dans mon bureau près des luxueux canapés ou il a préparé deux whiskys bien frais et son sourire paternel m’arrache un sifflement mauvais entre les dents.

« C’est pire que je ne le pensais ! »

« Pire que tout figure toi. Sors d’ici Ben ce n’est pas TON bureau. »

« Allons Tonio calme toi s’il te plait…Tu sais très bien que l’on se ressemble de ce côté-là : nous sommes impulsifs ! Les mots nous échappent avant que nous puissions les calculer haha. Combien de fois cela t’est déjà arrivé ! »

Je repousse son bras de mes épaules en avalant la moitié du verre qu’il me tend et j’évite autant que possible son regard. Je veux être froid, je veux être dur et sévère. Je veux qu’il me fasse des excuses et non qu’il contourne le problème comme si les insultes à mon épouse n’était qu’un faux pas !

« Mais ce n’est pas le problème Benito. Impulsif ou pas ; ces mots si tu les as prononcé c’est que tu les penses et crois moi, tu aurais mieux fait de réfléchir avant de parler cette fois ci. Vraiment. Sors d’ici je t’ai dit. »

Inutile de le regarder pour comprendre que son ton comme son visage ont changé de traits et de profondeur. Benito comprend qu’il ne m’aura pas avec quelques arguments alors il emploi ce caractère on ne peut plus sombre et autoritaire.
Mais pas cette fois mon vieux, cette fois je suis réellement blessé. On ne touche pas, à Samantha.

« Oh Tonio, qu’est ce que tu me fais ? Tu oublies un peu tous ces gentils mots que tu m’as fait quand tu m’as remercié en larmes de t’avoir porté jusqu’à ce statut ? Tu craches sur notre amitié parce que j’ai un défaut en commun avec toi ?... »

« Arrête ! Tu ne m’as pas porté jusqu’ici ! Tu m’as aidé, je t’ai remercié ; point ! Tu as insulté Sam ; excuse toi et dégage de là ! »

Sa main revient au col de ma chemise comme il l’a fait moins d’une dizaine de fois depuis que l’on se connait et alors que ses doigts se resserrent sur ma gorge, son puissant visage se rapproche du mien tandis qu’il me pousse contre le mur.

« C’est toi, petit Antonio, qui a intérêt à venir me faire tes excuses quand je reviendrais de vacances…A dans quelques jours, et n’oublies pas le whisky… »

Je me remets doucement de mes émotions en essayant de ne pas perdre davantage de temps dans la mise en place de mon organisation. Manquerait plus que ça ! Que Ben me fasse perdre du temps avec ma famille ; hors de question.
Je reprends alors dans l’ordre dossiers et préparatifs urgents pour les expédier, je prévois tout ce que je pourrais faire depuis le nid mais rien de trop conséquent, j’envoie quelques demandes aux employés m’excusant de leur donner une surcharge de travail pour les 15 jours à venir environ…Ils seront compensés, ils le savent et aucun ne se plaint et…oh : Abigail.

La demoiselle – qui a l’air d’aller relativement mieux – me file un bon coup de main, énorme en fait car nous réussissons à plier ce que je comptais faire pour aujourd’hui alors qu’il n’est pas 17h30. Je la remercie chaleureusement et quand je lui propose de venir avec moi faire une visite à l’hôpital elle m’y envoi presque coup de pied au cul en expliquant qu’elle va au plus vite donner les coups de fil qu’il me reste…
Adorable.
Et moi ; sur le trajet de l’hôpital déjà !



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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 26 Avr - 16:27

J’en connais un pour qui ça va chauffer pour son matricule ! Il l’a cherché, et c’est pas plus mal qu’il finisse par se découvrir lui-même. Non parce que… A force de trouver des défauts aux gens qu’il apprécie, je vais passer pour la méchante du lot, et ce n’est pas vraiment le but. Mais autant avant Benito avait des facilités à manipuler Tony comme il le souhaitait, autant maintenant qu’il a trouvé de l’intérêt ailleurs qu’au bureau, c’est moins facile. Je suis une sacrée épine dans son pied, d’autant qu’au départ, il a pensé pouvoir m’utiliser pour nuire à Tony et que ses plans sont tombés à l’eau. Forcément, il doit l’avoir mauvaise, ça se comprend.

Mais là, il vient de commettre une grave erreur. Me manquer de respect, c’est tout ce qu’il faut pour mettre Tony en colère. Et quand il quitte la chambre, je n’ai aucun doute là dessus, il est furieux ! Bon et bien il n’y a plus qu’à attendre ce soir pour savoir comment les choses se sont passées. C’est ma dernière journée complète ici, demain je rentre enfin au nid avec Elanor, la journée risque d’être longue ! Mais ça, c’est sans compter sur le programme concocté par la maternité. Visite de médecins, kiné, assistante sociale (là j’ai pas trop compris pourquoi, elle devait sans doute vérifier que je n’étais pas bargeotte)… Et bien dis donc ! Quelle affaire avant le grand départ ! Entre tout ça, nourrir Elanor, la changer… A peine le temps de manger ce qui était mangeable dans le menu qu’on m’avait servi que mes parents et mes beaux parents arrivaient. Déjà 14 h 30 ? Wow ! Finalement, ça passe bien plus vite que prévu !

Autant vous dire que j’ai eu droit à l’interrogatoire. Est-ce que tout va bien avec Tony ? Vous vous êtes disputés ? Qu’est-ce qui se passe ? Seigneur… Je fais preuve de patience, garde le sourire, essaie de les rassurer comme je peux. Bon sang à la façon dont ils me regardent, c’est comme s’ils ne me croyaient pas ! Les parents… Et s’ils s’occupaient un peu plus de leur petite fille que de moi hein ? Allez hop ! On change de sujet ! Il y a là une petite merveille qui vaut largement la peine qu’on s’y attarde mieux que ça. Dieu sait que j’aime ces gens, mais quand ils sont en mode espions, je peux vous dire que le temps passé en leur compagnie traine en longueur !

Mais alors que la petite doit être changée, ils décident que c’est le moment de nous laisser. Il est dix sept heures, ils ont pu rester un bon moment, et avant d’aller dans la salle de bains avec Elanor, je les embrasse tous et leur dit à demain… A la maison cette fois ! Je peux enfin profiter un peu de ma fille ! Petit dodo dans les bras de maman, et au réveil, je me dis qu’on pourrait un peu quitter la chambre. Je commence à connaître ses cycles et je sais qu’à cette heure, elle se réveille pour ne se rendormir qu’une petite heure plus tard, on a donc un peu le temps. Je n’ai pas l’intention de la sortir du service, mais je sors avec elle dans le couloir pour faire quelques pas. Je croise une autre maman qui a eu un petit garçon le même jour que moi, on discute quelques minutes et on compare nos expériences, et puis j’avance encore un peu plus loin, jusqu’à cette petite pièce où on garde les bébés. Il n’y en a que deux pour l’instant… Sans doute parce que leurs mamans ont eu une césarienne et doivent plus se reposer.



Regarde chérie, des bébés comme toi ! Ah ! Ce sont des jumeaux on dirait bien, des petits garçons…
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 26 Avr - 18:37

je n’ai pas pris le temps de regarder mon téléphone – ce que j’aurai pu faire en voiture comme ça m’arrive souvent mais notez que je fus prudent – et j’ai directement jeté la voiture dans un coin du parking pour monter les marches d’escalier de l’hôpital quatre à quatre.
Qu’est ce qu’elles me manquent mes belles ! Dire que je les ai pourtant vues ce matin, que tout s’est bien passé, que les tensions sont dissipées et que Samantha rentre demain avec Elanor…Et je suis pourtant dans un état de manque et de frustration énorme !
Quelle dépendance envers elle…Quel plaisir, croyez moi.

J’atteins enfin le couloir souhaité et figurez vous que… mes princesses sont là, tranquillement en train de mater les petits bébés endormis ! Non mais je vous jure ! J’affiche un large sourire fier et comblé et décide de m’approcher en toute discrétion des deux plus belles personnes de…toute la Terre ?
Me glissant dans leur dos je reste à un ou deux mètre tout de même, histoire de ne pas leur faire faire pire qu’un sursaut quand elles me remarqueront.
Je lève le menton, croise les bras dans le dos et prends un air supérieur, qu’on me connait bien.

« Je vous préviens il est hors de question que je vous laisse baver devant ces petits bouts ; mon égo en prendrait un sacré coup et je sens déjà mon cœur se décomposer…Bonsoir mes amours. »

Mon sourire s’étend, fier de mon petit effet de surprise et je secoue la tête en ouvrant les bras, réclamant un câlin que j’estime mériter. Bah oui, je suis privé d’elles toute la sainte journée ! Qu’on ait pitié de moi !

« Alors la journée s’est bien passée ? On a hâte de rentrer je suis sûr… »

Mes mains caressent le bas de son dos alors que je la serre contre moi, laissant Elanor prendre appui sur mon torse. Ici entre son père et sa mère, je suis certain qu’elle se sent bien. Même très bien.
Je me penche à peine pour déposer un baiser contre son visage avant d’embrasser mon épouse, terminant l’échange dans un soupire de soulagement.
La semaine est terminée ? Samantha va pouvoir nous revenir ?! La petite va découvrir le nid ? Ouf !

« Mais ; je ne vois pas nos parents, ils sont dans la chambre ? »

J’avoue que je n’y ai pas pensé mais maintenant que je me pose la question : les quatre nouveaux grands parents ont du effectuer leur grand débarquement dès l’ouverture du droit de visite ! Autrement dit en début d’après midi et sachant que je sors de la mairie – même s’il n’est pas tard pour une fois – il n’est pas bien tôt et Samantha a du se « débarrasser » d’eux sans grands regrets car je vous assure qu’ils sont épuisants…Non vraiment, rencontrez les quatre d’un coup, vous m’en direz des nouvelles !...

« Ben était…Pas content. Il dit qu’il part en vacances, je devrais pas le voir la semaine prochaine et c’est : tant mieux ! »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Jeu 26 Avr - 19:46

Qu’est-ce qu’ils sont mignons ces petits bouts ! Bon pas autant qu’Elanor bien sûr, mais ils sont malgré tout adorables ! A bien y réfléchir, je me demande comment j’aurais réagi si j’avais attendu des jumeaux. Bien certainement, ça doit être passionnant de voir ce genre de relation évoluer dans le temps, la complicité qu’ils développent… Mais en même temps, quel travail ! Deux fois plus en somme, c’est quand ils grandissent que ça devient plus compliqué. Alors du coup, je ne sais pas. Et je me dis qu’un à la fois, c’est pas mal non plus. Quoiqu’il en soit, c’est la nature qui choisit !

J’en étais là de mes pensées fort intéressantes – vous en conviendrez – lorsqu’une voix agréablement familière parvint à mes oreilles. Je n’ai pas retenu un énorme sourire qui s’est affiché sur mon visage instantanément, agréablement surprise pour la seconde fois aujourd’hui. Il était tôt, et comme il était passé ce matin, je pensais qu’il viendrait plus tard ce soir, alors autant vous dire que je suis ravie !



Tu es arrivé juste à temps… Je pensais prendre celui de droite et ta fille craquait pour celui de gauche… Bonsoir mon cœur !


Quand il me réclame un câlin, il n’a jamais à insister bien longtemps ! Je m’approche tout en douceur, plaçant Elanor correctement entre nous pour qu’elle soit confortablement installée.


Hâte, ce n’est rien de le dire ! Déjà pour avaler des choses mangeables… Et puis aussi pour pouvoir profiter du jardin avec la petite…


Je finis ma phrase après qu’il m’ait embrassée.


… Et aussi et surtout pour retrouver les bras de son père le soir.


Bah quoi ? Pour vous ce n’est peut être pas important, mais pour moi oui figurez-vous ! J’ai vraiment hâte de retrouver un environnement familier. Je vais superbement bien, la petite aussi, trois jours, c’est long dans un hôpital !


Oh ils sont venus à 14 h 30 et sont partis vers 17 h. J’ai eu droit à un interrogatoire en règle, tu t’en doutes.


Je levais les yeux au ciel. Oui, il s’en doutait ! Il connaissait très bien ses parents, et il commençait à connaître les miens ! Mettez-les tous les quatre ensemble, et Iroshima c’est de la petite bière à côté !


Comment ça s’est passé avec Benito ?


Pas content… Non mais il va vraiment falloir qu’il retrouve le sens de la hiérarchie lui ! Enfin, ça ne m’étonne même pas venant de lui, ce n’est pas la première fois qu’il agit comme s’il était le maire et Tony le conseiller municipal. Je levais un sourcil intrigué.


En vacances ? Ben ? Il est malade ?


Et après il viendra se plaindre ! Tony n’en a pas pris lui, des vacances cette année… Espérons qu’il parte loin, là où les téléphones ne passent pas et qu’on ait la paix les prochains jours ! En tout cas c’est clair, Tony sera bien plus tranquille en son absence. Vu qu’il est sans arrêt sur son dos en ce moment, ça lui fera des vacances à lui aussi !

Nous rejoignons donc la chambre, et une fois que Tony est installé, je lui mets le bébé entre les bras. Là je suis en plein questionnement. Avec ce qui s’est passé aujourd’hui, je me demande si je dois lui dire ou pas. Il le saura un jour ou l’autre, c’est certain, je ne comptais pas le lui cacher, mais j’avais prévu de le lui dire une fois qu’Eleonora m’aurait rendu son rapport, histoire de pouvoir lui donner la preuve irréfutable que je n’avais pas rêvé et que Ben était effectivement un enfoiré de première, ou de pouvoir lui présenter mes plus plates excuses d’avoir soupçonné son vieil ami. Mais la donne avait changé avec ce qui s’était passé aujourd’hui non ? Je crois qu’il vaut mieux que je le lui dise aujourd’hui, même si je redoute un peu – beaucoup – sa réaction.



Tony… Il faut que je t’avoue quelque chose… Tu risques de m’en vouloir mais…


Je soupirais. Mais quoi ? Oui, il risquait de m’en vouloir, point. Rien à ajouter à ça. Je le sais depuis toujours, mais je n’ai pas pu m’en empêcher, il fallait que j’en aie le cœur net.


Voilà… J’ai appelé Eleonora quelques jours après que nous soyons allés à Milan pour préparer le mariage, et je lui ai demandé de mener une enquête sur Benito…
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 11:45

Si Benito ne part jamais en vacances d’ordinaire, il n’est pas plus souvent malade ! Je ne contrôle pas du tout sa présence à la mairie de toute façon car ce n’est pas mon travail et sachant qu’il n’a jamais rien à se reprocher professionnellement : inutile de surveiller quoique ce soit qui le concerne.
Cependant cette fois s’il n’est pas malade, il a en effet parlé de vacances. Fichtre vous vous dites ! Et vous n’êtes pas les seuls car mon amour s’étonne également de cette information que je lui donne ; et pour être honnête je me fiche de savoir ou il part, jusqu’à quand, pour quelles raisons. Tout ce que je vois là dedans c’est mon intérêt : je vais avoir un peu plus la paix !

« Je m’en contrefiche tu sais ! Ça tombe parfaitement bien avec la naissance d’Elanor je vais pouvoir être à la maison et avec un peu de chance : j’aurais peu de coup de téléphone. »

Nous avons rejoint la petite chambre de mes deux étoiles et je m’installe sur la chaise en comprenant que la jeune maman veut que je tienne un peu notre fille dans les bras. Elle est si mignonne, elle ne dort pas je crois mais elle a besoin d’énormément de repos et ça risque de durer encore quelques jours voire semaines…Ensuite, nous découvrirons mieux son caractère éveillé j’imagine ; quelle hâte !

« Alors chérie, tu as vu papa est vite revenu ! »

La paume de ma main remplie sans mal l’intégrité de son ventre que je caresse très légèrement et je tend l’index pour atteindre son si discret nez. Ah ; elle réagit, est ce que je l’embête ? Est-ce qu’elle apprécie ma présence autant que celle de sa mère ? J’en doute, mais elle ne m’a jamais fait un réel caprice dans les bras – si ce n’est pour manger – j’en déduis ne pas lui être désagréable et c’est rassurant.
Partit dans une contemplation qui pourrait durer des heures je relève pourtant le visage vers Samantha, inquiété par le soudain ton de sa remarque.

« …parle ! »

Certes la phrase parait autoritaire mais il n’en est rien, du moins pas totalement. Le regard plissé que j’affiche démontre toute l’angoisse qui me prend alors et c’est plus par envie de mettre fin à mes craintes que par envie de lui donner un ordre que ce mot m’a échappé ;
Nous sommes à l’hôpital et notre petite n’a que quelques jours, toute cette histoire me prend la tête et le cœur depuis un moment donc j’y pense inévitablement mais je ne vois pas ce que peut être « l’erreur » ou la « faute » de Sam là dedans !

« De ; quoi ? Eleanora ? Pour une, mais pourquoi ?! Sam ! »

J’ai la forte envie de me lever d’un coup comme je le fais dès que la moindre petite « surprise » m’apparait mais je n’oublie pas – juste à temps – que j’ai ma fille dans les bras. Je me lève alors prudemment en hésitant : la mettre dans son lit ou dans les bras de sa mère ?
Je prends deux secondes pour la coucher, alors qu’elle commence à pleurer et je me retourne vers Samantha visiblement en colère. Moi. Elle je crois que, qu’elle a peur. Elle s’en veut ? Elle peut !

« Pourquoi tu as fait ça ?! Tes accusations sont infondées et engager une professionnelle de l’espionnage dans le dos de mon ami et…et dans mon dos ! C’est insultant ! Qu’est ce que tu lui reproches encore ?! Ce type est froid, colérique, égoïste et sournois, et après Samantha tu te rends compte ?! Tu, tss…on aurait du voir ça à deux…c’est ridicule… »

Je prends sur moi et souffle un bon coup pour me calmer, ça ne sert à rien de s’engueuler nous ne sommes pas des enfants. Si je lui en veux ? Oui. Mais la petite hurle sans doute plus par caprice que réels besoins quel qu’ils soient et je place ma main à ses côtés pour la caresser et la divertir doucement ;
Mais qu’est ce qui lui prend ?...Je n’ai rien à reprocher à Benito, rien d’autre qu’un caractère de merde…

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 15:23

Evidemment, je me doutais qu’il n’allait pas bien réagir. Je l’ai toujours su, mais lui en parler avant aurait été difficile, il aurait pu ordonner à Eleonora de laisser tomber, ou bien son comportement envers Ben aurait changé et ce dernier se serait rendu compte de quelque chose. La mort dans l’âme, j’avais donc décidé de me taire. Je détestais l’idée de lui cacher quelque chose, mais comme je savais que je finirais par lui dire, j’ai gardé ça pour moi.

Est-ce que vous pouvez me dire ce qui m’a pris de le lui dire maintenant ? Ben justement, parce que j’ai ce poids sur le cœur et que je ne supporte pas les non-dits entre nous. C’est pas malin, parce que là je n’ai aucune matière à lui mettre sous le nez, et je ne pourrai pas contrer sa colère avec des faits.

Evidemment, je me fais engueuler. Ca je m’y attendais, et je le comprends. J’aurais pas aimé non plus à sa place. Mais ça fait bizarre… C’est la première fois qu’il est fâché contre moi et qu’il m’en veut, la première fois qu’il exprime de la colère à mon égard. Je suppose que ça devait bien arriver un jour ou l’autre.

Sournois… Oui. Justement. Heureusement et malgré lui, Tony vient de me donner matière à me défendre. Parce que voyons les choses avec objectivité, là je dois effectivement me défendre ! Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai fait une bêtise, parce que franchement je suis certaine que ce n’est pas le cas et que le rapport d’Eleonora sera affligeant. C’est juste la manière de procéder qui n’est pas des plus innocents. Mais est-ce que j’avais le choix ? Personnellement, je suis persuadée que non. Alors je le laisse terminer sans l’interrompre et je tente de garder un minimum de contenance.



Sournois… Oui, justement. Tu peux me donner des synonymes ? Attends, je vais t’aider : déloyal, faux, fourbe, hypocrite, et le meilleur ? Traitre ! Et la définition ? Je vais pouvoir te la donner cette définition parce que quand j’étais petite, j’ai gagné à l’école un concours de définitions et en finale, c’est ce mot là qui m’a fait gagner, je m’en souviens encore mot pour mot ! « Sournois, adjectif. Qui dissimule ses sentiments ou ses intentions dans un but malveillant. ». Voilà ce que c’est quelqu’un de sournois !


Je pousse un petit soupire.


Je serai toujours prête à tout pour protéger ma famille Tony, et je sais que toi aussi. Et ce type, je ne lui fais pas du tout confiance. Ton « ami » ne cesse de te rabaisser, de te faire comprendre que c’est grâce à lui que les choses vont bien à Vérone ! Quand on est allés dîner chez lui, j’ai passé la soirée à l’entendre se vanter de la façon dont IL t’avait permis d’être maire, comme si sans lui tu n’avais aucune valeur ! Tu trouves ça amical toi ? Il insulte ta femme, il ne s’est jamais montré heureux pour toi de ton bonheur… Amical ? Et ces filles qu’on a croisé à Milan… Elles cherchent le Maire de Vérone à Milan ? Et comme par hasard, Benito est là et arrive sur son cheval blanc ? Tous ces habitants de Vérone dans la même rue de la même ville en même temps, tu ne trouves pas ça curieux toi ? Et bien moi au risque de paraître parano, oui ! Il te ramène complètement bourré de chez lui, alors que ça ne t'arrive jamais de l'être depuis qu'on est ensemble, et tu sembles avoir besoin d'être rassuré sur le fait que tu m'apportes tout ce dont j'ai besoin, comme si on t'avait suggéré le contraire ! Une coïncidence ? Vraiment ? Ca en fait des coïncidences liées à lui, non ?


Je ne lui avais jamais fait part de ces éléments que j’avais mis ensemble. Sans doute parce que justement j’étais persuadée qu’il ne me croirait pas, ou du moins qu’il n’y verrait aucune malice de la part de son « ami ».


De deux choses l’une : j’ai raison, ou j’ai tort. Peut être que j’ai tort oui, mais j’aurai toujours ces soupçons si je n’en ai pas le cœur net. Je crois vraiment que Benito peut être dangereux pour toi. Alors je préfère te voir en colère contre moi maintenant et obtenir des réponses que rester sans rien faire et avoir des regrets après. Au moins avec le travail d’Eleonora on saura. Tu pourras me dire « je te l’avais dit » et me faire la tête pendant cent ans si elle ne trouve rien, mais si j’ai raison alors il est indispensable qu’on sache ce qu’il manigance.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 15:46

N’importe quoi. C’est n’importe quoi ! Du cinéma, du théâtre, une montagne ! C’est n’importe quoi et je savais Samantha méfiante mais là elle dépasse les bornes ! Je me fixe cette idée en tête tant j’en suis persuadé, convaincu, et je ne le regarde même pas pour l’écouter mon regard s’accrochant fermement à la petite innocente d’à peine quelques dizaines d’heures.
Non vraiment, c’est n’importe quoi. Comment peut-on agir avec tant de sérieux, de risques, de culot, de mensonge suite à de simples « impressions » ?! Sam a de mauvaises impressions, de mauvais pressentiments concernant un type que je connais depuis plus de dix ans et sans m’en avertir elle le fait suivre ?!
C’est…n’importe quoi.

Mais ma chère et tendre n’a visiblement pas l’intention de se faire engueuler sans réagir. Il me semble avoir été calme, ou doux, enfin pas trop dur quoi. Mais qu’elle ne me cherche pas ! Je n’ai aucune envie de m’en prendre à elle et tout est là pour l’accuser ; sans lui laisser la moindre défense possible.
Je me fiche de ses raisons ; pour moi ses excuses n’ont pas de valeur et je me sens trahis par elle…Je crois aussi que de la voir se méfier à se point de Benito est blessant. Oui, n’oubliez pas que j’ai une fierté démesurée et que ce type est le bras droit que j’ai choisis – que je pense avoir choisis – pour m’épauler depuis plus d’une décennie...Elle veut me prouver que j’ai eu tord ?
Je suis blessé.

« Mais…Mais dans tous les cas tu as un tord chérie : tu n’avais pas à agir dans mon dos ! Tes suppositions sortent d’un roman policier et quand bien même le hasard voudrait qu’il y ait un lien entre ces faits rien ne t’autorisait à le faire suivre ! Pas sans me tenir au courant ! Et ne prétexte pas notre famille je t’en prie Benito se tue à la tâche pour me couvrir depuis des lustres il n’est pas une menace ! »

Les cris et pleurs d’Elanor me ramène à une réalité plus posée et je laisse mon visage se décrisper pour la regarder avec pardon. Elle n’a pas à subir ça, bien sur. Et sans doute Samantha non plus. Je n’ai jamais vue mon épouse agir dans un mauvais but. Elle n’a que de bonnes intentions en tête et son choix si surprenant et vexant soit-il partait sans nul doute d’une sage décision…Mais ça ne me plait pas.
Je me frotte nerveusement le visage, énervé par le bruit incessant de ma fille que je ne sais comment calmer et je secoue la tête en regardant Samantha.

« Je n’sais pas quoi dire. Je ; j’vais appeler Eleonora…c’est tout et… »

Et inutile que je sollicite mon portable c’est lui qui se manifeste. Je soupire et décroche sans même avoir regardé qui se trouvait à l’autre bout du fil.

« Oui ?...Hum. Non essaye de déplacer ça à la semaine suivant s’il te plait Abi’…Ils ne veulent pas ?! Fais leur bien comprendre que je ne peux pas ! Ou alors Enzo ira à ma place. D’accord ?...Ouais, bises. »

Je raccroche et fixe une seconde la porte le temps de ranger le téléphone puis je me retourne, sourire sarcastique presque narquois au visage.

« Tu veux peut être appeler un détective pour la faire suivre elle aussi ?! »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 16:40

Têtu comme un italien. Vous connaissez l’expression ? Non ? Normal, elle n’existe pas… Mais elle devrait ! Voilà que maintenant c’est moi qui ai trop d’imagination et sort des théories sans le moindre fondement ! Je ne suis pas d’accord, des fondements, il y en a, en tout cas c’est l’accumulation de toutes ces petites choses qui m’ont mis la puce à l’oreille.

Benito se tue à la tâche… Je t’en foutrais moi ! Ce type a une obsession, prendre la place de Tony, et il est prêt à ruiner sa vie pour ça ! Je veux bien laisser une petite place au doute, mais malgré tout, je pense sincèrement qu’il y a 90% de chance que je ne me trompe pas. Et quand bien même il n’y aurait que 10% de chance, et bien ça serait suffisant pour moi pour mettre tout en œuvre pour m’assurer qu’il n’y avait aucun danger.



Si je t’en avais parlé, tu aurais accepté que j’appelle Eleonora ?


Evidemment que non, et ça il le savait très bien ! Si j’en doutais encore avant, maintenant je suis certaine de la réaction qu’il aurait eue. Je ne regrette pas ma décision, même si là je suis en train de m’en prendre plein la tête, même si je déteste cet air de reproche et de déception que je peux percevoir dans ses yeux, si c’était à refaire, je le referais.

Il va appeler Eleonora ? Pour quoi faire ? Pour l’engueuler ? Il n’a pas besoin de faire ça, c’est moi qui l’ai engagée, elle n’a rien à voir là-dedans, et la mission que je lui ai confiée, elle est dans l’intérêt de Tony. « Sois proche de tes amis et encore plus de tes ennemis »… Voilà une phrase qui doit être gravée quelque part dans la maison de Benito. Je ne croyais pas en son amitié, je n’ai jamais vu la moindre bienveillance dans son regard quand il regardait Tony. J’ouvre la bouche pour répondre, mais voilà que son téléphone sonne, me coupant dans mon élan.

Mais ce qu’il me sort après avoir raccroché, c’est la goutte d’eau. Nom de dieu !



Pourquoi… Vous avez des choses à me cacher ?


Je soutien son regard avec un air de défi sur le visage. Qu’il ne me cherche pas sur le terrain d’Abi s’il ne veut pas que je me trouve un ami garçon avec qui j’aurai d’excellents rapports, platoniques mais expressifs, pour voir comment il s’en sortirait, lui ! Vous voulez savoir ? Je suis certaine que si les places avaient été échangées, ça fait longtemps qu’il m’aurait demandé de virer mon secrétaire un peu trop entreprenant ! Ma patience a des limites et là il est en train de la franchir !

J’inspire un grand coup pour me calmer, puis je prends mon téléphone. Déterminée, là, je le suis. Je ne suis plus sur la défensive, je suis énervée, et s’il a besoin que je lui mette le visage dans le purin pour qu’il en remarque l’odeur, je vais le faire immédiatement !



Tu voulais appeler Eleonora ? Et bien je vais le faire de ce pas. On verra bien si je suis la digne remplaçante d’Agatha Christie !


Et pas la peine d’essayer de m’en empêcher, parce que s’il était têtu, je pouvais l’être aussi et il le savait très bien ! Une fois le numéro composé, je mettais le haut parleur en route.


Eleonora ? C’est Samantha. Je vous appelle pour voir où vous en êtes de votre enquête sur Benito Adoni. Avez-vous trouvé des choses concluantes ?

"Ah oui, j’allais vous appeler justement. J'ai des informations à vous fournir au sujet de vous savez qui ! Enfin, j'ai deux informations bien juteuses, des informations qui vous seront précieuses et utiles. Tout d'abord, j'ai croisé notre homme avec l'une des filles, photo à l'appui. Malheureusement, je n'ai que peu d'élément sur le sujet de leurs rencontres, aucune enveloppe ou autre mot. Mais, j'ai peut-être mieux. N'arrivant pas à obtenir plus, j'ai pris l'apparence d'une jeune femme rousse et je me suis infiltrée dans la boite ou je le voyais toujours et où les photos ont été prises. Il cherche des hommes pour monter un gros coup, un coup tel que Vérone va en trembler. Quant aux filles, il m'a fait la même proposition qu'aux deux autres, séduire le Maire. J'ai pu également parler avec l'une d'elle qui m'a confirmé qu'elle était payée pour. Je continue encore mon enquête et si j'ai du nouveau, je vous appelle."

Merci…


Ce qu’elle m’a dit m’a déstabilisée. Je savais que Benito était un enfoiré, mais là, ça dépassait tout ce que j’avais pu imaginer. Dangereux il l’était, oui, plus encore que ce que je ne pensais. Je posais mon téléphone, et comme Elanor pleurait encore, je la prenais dans mes bras pour la bercer. Non, je ne dirai pas « je te l’avais dit »… La victoire n’est pas belle, je sais qu’il tient à son ami, et ce qu’il doit ressentir me touche.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 17:01

Tss, des choses à lui cacher avec Abigail. Elle serait bien capable de jouer à nouveau la parano avec mon amie secrétaire tant elle semble apprécier de jouer les détectives ! Ma chère Samantha ! Tout ce qu’elle dit est grotesque et je perçois comme de la colère ce qui boue en moi en réalité comme de la déception, de la honte.
Pas d’elle oh non, justement. Ce qu’elle balance, ça ne s’écroule pas. Ça pourrait même tenir largement la route je ne suis pas si naïf tout de même et plutôt bon parleur je sais reconnaitre bons arguments. Et Samantha en a plusieurs…Mais affirmer que ses doutes sont fondés c’est me tirer dans le pied !
Je refuse d’admettre la moindre erreur ! Par fierté oui, mais pas seulement. Connaissez vous une personne qui me soutient et m’a vu évoluer depuis les 15 dernières années ? Même mes parents ne correspondent pas à cette description puisque je les fuyais jusqu’à peu ;
Je n’ai eu longtemps que Benito pour sortir la tête de l’eau.

« C’est ça ! Appelle donc ! »

Que faire de toute façon ? Je tremble de peur à l’idée que la détective n’avoue quelque chose de terrible et après ? Je n’ai pas – plus – l’habitude de faire demi-tour ou d’ignorer les ennuis. La honte, c’est terrible et je déteste ça. Me sentir humilier devant Sam…par Sam ! Ça risque d’être insupportable mais vous savez quoi ? Avant même qu’Eleonora prenne la parole je l’ai senti : j’allais bader.

J’oublie une seconde ma fierté et mon égo pour me concentrer attentivement sur ce que la jeune femme est en train de raconter. Mon visage se décompose et toute marque de colère s’en retire tandis que je tends le bras pour me soutenir au pied du lit d’hôpital.
Il me faut quelques secondes, et quand Samantha a rangé son téléphone je plisse à nouveau les yeux.
Étonné, perdu, méfiant, blessé, perplexe, déçu et tellement d’autres choses pour au final une seule personne : Benito ? Mais ce n’est pas possible il, il est Benito…

« …tss… »

Je secoue la tête pour espérer me réveiller de cet étrange cauchemar et c’est un rire nerveux qui s’échappe de mes lèvres tant je me sens mal. Comment est-ce possible ? Si elles savaient tout ce qu’il a fait pour moi ! J’étais là ! Je les ai vu ses efforts, ses coups de main, son soutien ! Je ne l’ai pas rêvé ! Pourquoi ?

« Je ; il faut que je sorte… »

Il est évident que Samantha préfèrera me retenir. Mais je tends le bras pour l’empêcher de m’atteindre – sans aucune violence, juste par prudence – et je m’échappe de la chambre le regard pas éteins mais indéniablement ailleurs. Les pensées le suivent. Je ne sais plus quoi imaginer désormais. Que dois-je faire ? Ben a dit partir en vacances ! On s’est accroché tout à l’heure et il me reprochait un manque de reconnaissance ! Je ne comprends plus.
Je m’approche de la voiture d’un pas bredouille mais avant de l’atteindre vraiment je porte mon regard sur la fenêtre de la chambre de mes amours. Je ne sais si Sam me regarde mais au cas ou, j’incline doucement le visage sans trop savoir ce que j’essaye de lui dire…Juste que je ne pourrais lui en vouloir indéfiniment sans doute…Je tends le bras pour ouvrir la voiture à distance et ; l’explosion ne se fait pas attendre.

La détonation soulève les deux voitures qui encadrent la mienne et je fais un joli vol plané sur une dizaine de mètres, emporté par un souffle brulant, ayant juste le réflexe de ramener mes avants bras au visage. Heureusement, quelques bouts de carrosserie s’envolent et s’écrasent autour de moi en raisonnant comme le dernier des avertissements ;
Mais qu’est ce que ?!
Je mets quelques secondes à reprendre mes esprits et me relever pour tituber sur quelques pas.
L'évidence fait si mal...Et ma voiture ! Laughing

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 18:23

Je dois bien l’admettre, j’ai un peu la trouille. Si Eleonora me dit qu’elle n’a rien trouvé de probant, je vais avoir l’air fine ! Mais j’ai bon espoir, je suis certaine que Benito a des choses à cacher, et je sais qu’Eleonora est douée pour trouver les choses qu’il faut trouver, elle a certainement de la matière à me communiquer.
Oui mais voilà, je ne m’attendais pas à ce genre de choses. Moi, je m’imaginais juste que ça concernerait ces filles qu’on a croisées, je n’en attendais pas plus. Pour avoir la confirmation qu’il était à l’origine de tout ça, j’en ai eu la confirmation ! Il a même proposé à une Eleonora déguisée de séduire Tony ! Mais il n’y avait malheureusement pas que ce volet là… Il cherche des hommes pour monter un très gros coup… Vérone va trembler. Mon dieu… Ca, je ne m’y attendais quand même pas, on est dans une toute autre dimension !

Alors que je tiens Elanor dans mes bras et que je tente de la calmer, je grimace un peu à entendre son rire. Ce n’est pas un de ces rires agréables qu’on aime entendre, loin de là. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas quoi faire. Il y a sans doute des niveaux à la trahison, et Benito les a tous franchis, sans que Tony se rende compte de quoique ce soit. C’est logique, il avait confiance en lui, il avait tout fait pour la gagner et attendu son heure patiemment. Les pires escrocs sont ceux qu’on ne voit pas arriver et qui jouent la carte de l’attachement sur la durée.



Tony…


Besoin de sortir… Je pousse un soupire de dépit et n’insiste pas, le laissant s’en aller. C’est moi qui ai fait sauter la bombe, et il doit m’en vouloir pour ça. Evidemment ça me déchire le cœur, mais pour l’instant, je suis plus préoccupée par la peine qu’il ressent face à cette trahison infecte.

Je ne sais pas de combien de temps il a besoin, je ne sais pas non plus ce que je peux faire pour le soulager… Me faire pardonner. Respecter son besoin d’espace pour l’instant, je ne vois que ça. Je continue de bercer la petite, j’essaie de la rassurer tant bien que mal. Elle a dû sentir la tension, c’est bien évident. Et puis les murs tremblent, les vitres de la fenêtre aussi. Une énorme explosion se fait entendre et par réflexe, je me tourne pour protéger Elanor, ce qui la fait pleurer de plus belle.

Ca s’affole dans le couloir, je me lève vite et je vais à la fenêtre pour voir ce qui s’est passé. La maternité est au deuxième étage, autant dire qu’on a une vue directe et facile sur le parking, et ce que je vois me remplis d’horreur… Ni une ni deux, me voilà à mon tour dans le couloir. Une infirmière me barre la route, tente de me faire rentrer dans la chambre, mais je lui mets la petite dans les bras.



Occupez-vous de ma fille !

Mais Madame Belosi… HEY !!! REVENEZ !


Inutile qu’elle s’époumone, en quelques secondes, je suis à la fin du couloir et je pousse violemment la porte donnant dans l’escalier. Ca ira plus vite si je passe par là. Mes yeux se remplissent de larmes alors que je fonce le plus vite que je peux et dévale les marches. Au rez-de-chaussée, c’est le chaos, mais ça ne m’empêche pas d’avancer, quitte à bousculer certaines personnes pour pouvoir passer et enfin pouvoir atteindre l’extérieur où je commence à m’époumoner alors qu’un gars de la sécurité me ceinture pour m’empêcher d’aller plus loin.


TONY !!!! TONYYYYYYYYYYY !!!!!
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 19:13

Je pense que je suis un peu sonné. Oui c’est ça, je suis sonné. Mes oreilles bourdonnent et je tape à nouveau sur les pans de ma veste pour l’épousseter davantage car je réalise qu’elle ne ressemble plus à grand-chose. Oh merde, elle a même un trou ici, on dirait que ça a brûlé.
J’effectue un maladroit tour sur moi-même afin d’admirer les dégâts provoqué par…par quoi ? Je me replace face à ma voiture – ce qu’il en reste du moins – et je secoue la tête plusieurs fois pour essayer de définitivement me remettre les idées en place ; me replacer dans le contexte réel.
C’est ma voiture qui a explosé ? Il y a eu un dysfonctionnement ?...Probablement, n’est ce pas ?

« Arrgh ; lâchez-moi ! »

« Monsieur il faut vous éloigner des flammes vous devez être blessé. »

« …Je ; peut être… »

Mon visage refuse de se décrisper sous l’effet de la douleur certaine qui m’empare depuis que ces deux types sont venus me chercher pour m’éloigner de la carcasse de mon véhicule. Je comprends vite suite aux paroles des quelques types de sécurité qu’il n’y a plus rien à craindre : la voiture est entièrement détruite ne reste que quelques morceaux de fauteuils en feu. Rien de grave donc mais on insiste pour que je m’installe sur un brancard et je me laisse faire bêtement – cherchez pas : je suis sonné…cependant une voix me tire de mes songes et je me redresse subitement.

« Sam ! Laissez la ; Samantha ! »

Je tends le bras et on me libère d’une solide étreinte lorsque quelques curieux peuvent enfin affirmer « c’est le maire et son épouse ! ». J’en profite pour attraper la main de ma belle juste pour avoir droit au contact de sa peau entre mes doigts…Je ne sais que lui dire. Je n’ai pas du tout les idées en place j’ai même oublié pour quelques minutes tout ce qui s’est dit sur Benito !
La douleur me lance un peu partout sur le corps et je réalise petit à petit être brulé à divers endroits. J’aurais bien plus mal si c’était grave, ce doit être « acceptable ». J’essuie juste le haut de mon visage sur lequel glisse une coulée de sang et je me laisse à nouveau entrainer sur le brancard au moins pour m’assoir.

« Ne reste pas là chérie avec toute cette fumée c’est, et la petite ! Je, j’vais bien retourne là haut d’accord ? »

« Monsieur arrêtez de bouger on va vous emmener dans l’hôpital heureusement qu’il est tout proche. Venez, les flics ont été appelé tout va rentrer dans l’ordre… »

Les flics ? Pourquoi les flics ?...
Je mets encore quelques secondes à faire faire à mon cerveau le chemin le plus logique qui soit pour retomber sur une hypothèse potable, plausible…La seule qui fonctionne en fait. On a essayé de me tuer ? Là ? Devant l’hôpital ? Ma voiture était piégée ? La personne qui a fait ça sait-elle parfaitement tout de moi ? Jusqu’à Sam et la naissance de…
Je repousse l’infirmier qui veut me faire entrer dans l’établissement et je me jette sur Sam en serrant ses fins bras entre mes doigts.

« Il faut appeler Eleonora ! Il faut arrêter ce type ! Le ; celui, qui a contacté Benito ? Je ; si jamais il vous arrive quelque chose je… »

« Monsieur le maire s’il vous plait ! » « Tenez le il doit être sous le choc ! » « Là, prenez son bras ! » « Doucement les gars ! Calmez-vous monsieur Belosi ! »

« Sam… »

Mais qu’est ce qu’ils ont tous ? Je vais très bien ! Enfin, je vais bien ! Je veux juste ma famille bordel, que quelqu’un leur explique que je suis juste un type nerveux ! Ils me font mal !
De toute façon c’est vite vue et je crois que Samantha le sait bien : s’ils ne me laissent pas rejoindre ma fille – après avoir subit quelques soins s’il le faut – je vais leur montrer de quel bois je me chauffe…Mieux vaut qu’ils s’éloignent. Maintenant.

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Ven 27 Avr - 20:29

Mais qu’est-ce qu’il me veut celui-là ? Pourquoi il me retient ? Mon mari est blessé bon sang, et je ne sais même pas si c’est grave, pourquoi refuse-t-il de me laisser avancer vers lui ? Quand vous êtes dans un tel état de panique, vous êtes incapable de réfléchir correctement, et les évidences, vous ne les voyez pas. Je suis pieds nus ? En pyjama ? Et alors, merde ! Quand je suis dans un tel état second, je peux vous dire que j’ai de la force malgré ma petite taille et ce pauvre type a bien du mal de me tenir !

Surtout que là, je l’ai vu… Je l’ai vu et il est sur un brancard. Mon dieu… D’ici je ne peux pas me rendre compte de son état, je ne sais pas s’il va bien, si c’est grave, je suis complètement paniquée et je me débats tellement fort que je réussis à dégager un de mes bras alors que je hurle son prénom à plein poumons. Il réagit, merci mon dieu il réagit et se redresse même. Ma main part à la rencontre de la sienne et je la serre autant que je peux. Le vigile finit enfin par me lâcher. Il a bien fait, j’étais à deux doigts de commencer à m’occuper de son cas.



Tu vas bien ? Tony, dis moi que tu vas bien !


Mes yeux commençaient à l’examiner de partout, mes doigts couraient sur son costume, puis dans ses cheveux que j’avais presque peur de toucher. Il saignait un peu de la tête, je ne voulais pas lui faire mal. Mais qu’est-ce qui c’était passé bon sang ? Comment on en était arrivés là ? Je tournais la tête et regardais les débris de sa voiture que les pompiers étaient en train de commencer à évacuer. Les sièges, particulièrement inflammables, étaient encore aspergés de mousse. Une voiture, ça n’explose pas comme ça, même en cas d’accident il faut y aller, c’est pas comme dans les films où au moindre choc ça fait boum. Et puis elle ne bougeait pas sa voiture, elle était immobile, parquée.

Une bombe. Seigneur, on avait mis une bombe dans sa voiture ! Je commençais à haleter sous le choc de ce que je venais de comprendre. On avait essayé de le tuer… Sa voix me ramène un peu sur terre et je secoue la tête avec détermination.



Elanor va bien, Je l’ai confiée à une infirmière du service, je veux rester avec toi !


Tout va rentrer dans l’ordre ? Mais qu’est-ce qu’il croît cet imbécile ? C’était une bombe non de dieu ! Une bombe ! C’est presque comme une automate que je me dirige avec les autres vers l’entrée de l’hôpital. Quand je vous dis que les évidences ne sont pas forcément faciles à trouver quand on est dans un tel état de stress… Voilà seulement que le nom de Benito me vient à l’esprit et que je me souviens des mots d’Eleonora. Il a besoin d’hommes pour un gros coup… Il va faire trembler Vérone… On doit avoir pensé à la même chose en même temps, parce qu’au moment où j’écarquille les yeux, Tony se jette sur moi.
Attendez, vous permettez que j’atterrisse ? Je l’entends oui, je l’entends, et j’entends le personnel de l’hôpital qui se débat pour ramener Tony au calme, et c’est en entrant dans l’hôpital que je réagis enfin.



Benito…


Je serre les dents, parce que là je n’ai qu’une seule envie : qu’il soit là face à moi et que je puisse piquer un scalpel quelque part pour lui ouvrir les veines ! Trahir son ami c’est une chose, mais vouloir le tuer ?


Je vais tuer ce fils de pute !


Oups ! Désolée, ça m’a échappé… Mais là, ce n’est pas un petit incident qui est arrivé, il a essayé de le tuer bon sang ! Et s’il y était arrivé ? Je jure devant dieu que je n’aurais eu de repos que quand je lui aurais rendu la monnaie de sa pièce.


C’est lui Tony !


Je peux craquer ? J’éclate en sanglots et balaie d’un geste brusque la main d’un infirmier qui veut m’installer sur un tabouret. Oui, je vais appeler Eleonora, et je vais même parler à la police, je vais lui demander d’apporter tout de suite tout ce qu’elle possède et qu’elle témoigne, parce que vu qu’ils l’ont raté, ils ne vont pas en rester là et faire ce qu’il faut pour honorer leur contrat. Calme toi Sam… Sinon ils sont bien foutus de te donner un truc pour dormir. J’inspire un grand coup, essuie mes larmes et prend un air déterminé. Y’a pas à tortiller, je dois prendre les choses en main.


Je remonte pendant qu’on te soigne. Je vais m’occuper d’Elanor et je vais téléphoner à Eleonora.


Je tournais la tête vers l’infirmier que j’avais envoyé balader quelques minutes plus tôt.


Quand la police arrive, dites leur de monter en maternité, je dois leur parler, c’est important.
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Sam 28 Avr - 12:58

Sam ! Sam ! Mais Samantha ! Ou va-t-elle ? Près de ma fille me dit-on, j’acquiesce alors pour la laisser rejoindre Elanor que je refuse de savoir ailleurs qu’entre ses bras ! Hum, dans ceux de nos parents à la limite mais non je veux que mon épouse et ma fille soient ensemble ;
Cette explosion m’a totalement perturbé je tremble de peur pour elles, pour nos vies et notre histoire de façon générale. Qui oserait ? Qui a osé ! Qui s’en est – mal – pris à moi aujourd’hui ? Qui avait pour but de m’envoyer dans l’autre monde ?
Non vraiment je ne comprends pas…Pourquoi Benito chercherait à m’abattre ! Quand bien même je veux bien accepter de croire qu’il me jalouse et me veut du mal – en engageant des moches, ce genre de trucs – jamais je n’admettrais qu’il peut aller jusque là c’est…grotesque ; impossible.

« Aidez moi à retirer vos vêtements monsieur il faut immédiatement soigner les brûlures. »

Je m’exécute, le regard et l’esprit ailleurs. Il faut bien que je cherche une solution non ? A quel problème ? Mettre ma famille en sécurité !
Si Samantha n’a qu’une envie en tête : celle de s’en prendre au coupable, moi je ne vois que la sécurité de notre fille et elle-même. Bien sur, Sam veut protéger sa famille, mais c’est presque amusant de voir que le côté violent émane de sa personne et la protection du mien.
Enfin qu’importe, on se complète bien voilà tout.

« Aie ! »

« Je suis désolée mais vous êtes brûlé à un certain degré et sur plusieurs endroits je ne peux pas laisser ça ainsi…Bougez pas, je vais chercher d’autres pansements. »

« …Faites ! »

Dis-je en jetant le bras nonchalamment devant moi. Qu’est ce que je peux faire d’autre que d’attendre ? Je suis à moitié nu – en boxer quoi – et couvert de sang, de poussière et je ne sais quoi d’autre mais je me sens mal.
Soupirant profondément je me permets de clore les paupières et lorsque j’entends des bruits de pas je suppose qu’il s’agit de l’infirmière ; je ne m’inquiète guère…Sauf quand la main qui se pose sur mon torse me caresse plus qu’elle ne me soigne !

« Que !?! »

« Oh monsieur Belosi comme j’ai eu peur ! Si vous saviez ! Je, vous êtes en vie oh Antonio mais qui a fait ça !? »

Qu’est ce que c’est que cette greluche qui vient choper des informations ? Croit-elle que je n’ai pas compris le petit jeu de mes adversaires ? Si cette femme a été payée par Benito je jure que je vais faire un malheur mais pour l’heure comme je suis incapable de me lever il semblerait, je me contente d’un rire des plus hypocrites.

« Disparaissez. Et dites lui que ça ne prendra plus. »

Étrangement, ou pas, son visage change d’expression et après avoir admiré mon corps blessé la saleté s’échappe en croisant mon infirmière qui tardait.
Je prends sur moi durant les soins douloureux et on m’explique qu’il faut laisser les plaies sécher, donc le plus possible à l’air ou bien sous des protections adaptées…Ça devrait trainer quelques poignées de jour vu la gravité des brûlures. Vous vous doutez : je suis ravi !
Mais je reviens vite jusqu’aux deux étoiles de ma vie ; le bras bandé, la chemise largement ouverte pour laisser le haut de mon torse « sécher » comme on me l’a recommandé et je boite un peu, puisqu’un large pansement a été installé sur mon genou. De toute façon, mon pantalon est totalement foutu…Ohlala, quelle tête je dois avoir.

« Est-ce que tout va bien chérie ? »

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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Sam 28 Avr - 14:28

Parfois j’aimerais avoir le don d’ubiquité. Ca serait vraiment pratique là, pour pouvoir être à la fois avec Tony et avec Elanor. Je ne peux malheureusement pas la descendre ici, alors je n’ai pas vraiment le choix, mais je vais en profiter pour appeler Eleonora et la prévenir de ce qui s’est passé. Oh elle l’apprendra c’est sûr, les journalistes ne vont certainement pas tarder à débarquer et on va à coup sûr lancer un flash spécial sur les chaînes locales. Merde ! Faut que j’appelle mes beaux parents ! Les miens ne vont pas regarder la télé italienne, mais Fiora et Davide… Ca sera pour après, la première chose, c’est appeler Eleonora.

Lorsque je reviens dans le service, évidemment ça ne passe pas inaperçu. Des membres du personnel, mais aussi d’autres nouvelles mères, leurs familles, bref pratiquement tout le monde est dans les couloirs et me demande ce qui s’est passé. Je les mets rapidement au courant, ils le sauront vite de toute façon, refuse l’aide des infirmières qui me demandent si je n’ai besoin de rien, si je ne veux pas un calmant, et je réclame ma fille. Oui, je suis sûre que je veux la récupérer tout de suite, non, je ne veux pas me reposer et me remettre de mes émotions ! Ce n’est qu’une fois que je l’ai dans les bras que je retourne dans ma chambre, et je prends soin de fermer la porte derrière moi.

La petite Elanor semble plus apaisée que tout à l’heure. Je ressens quand même un peu de stress émanant d’elle, alors je la câline un peu et attends qu’elle se rendorme pour la remettre dans son petit lit. Alors seulement je prends mon téléphone et compose le numéro d’Eleonora. Merde, je tombe sur son répondeur ! Peut être qu’elle est déjà au courant de ce qui s’est passé et qu’elle a coupé son téléphone pour qu’il ne la dérange pas ? En tout cas, il faut que je lui laisse un message, pour être bien sûre qu’elle soit au courant le plus rapidement possible.



Eleonora ? C’est encore Samantha. Il s’est passé quelque chose… La voiture de Tony a explosé dans le parking de l’hôpital. Heureusement il n’était pas dedans, il n’est que légèrement blessé, mais après ce que vous m’avez dit, il me semble évident que cet attentat ait été commandité par Benito. Ils l’ont raté, ils ne vont certainement pas en rester là, il faut agir vite ! La police ne va pas tarder à arriver, il faut qu’on leur donne les éléments que vous avez déjà recueillis. S’il vous plaît, dès que vous avez ce message, venez à l’hôpital, on a besoin de vous !


J’espère qu’elle écoutera vite… Maintenant il faut que j’appelle mes beaux-parents et ça, ça va être une autre paire de manches ! Mais je préfère les rassurer le plus rapidement possible, je ne veux pas qu’ils se fassent de souci. Je me mets à leur place et craindre pour son enfant, c’est un enfer. Je vais jusqu’à la fenêtre, et je peux voir que le parking est déjà rempli de camionnettes avec des cigles de chaînes télévisées. Les journalistes n’ont pas perdu de temps, si ça se trouve, certains donc déjà en direct et on en parle déjà. J’inspire donc un grand coup et compose leur numéro. Dieu merci, je tombe sur Davide, je pense que ça sera plus facile.


Davide ? C’est Sam… Je vous téléphone avant que vous n’en entendiez parler par la presse… Tony va bien, d’accord ? Et bien sa voiture a explosé dans le parking de l’hôpital… Oui ! Oui, il va bien, je vous le promets, il a juste été légèrement blessé, j’ai pu le voir. Oui, moi ça va aussi… Non, c’est pas nécessaire, je vous assure que… Davide… Bon, bon, bon ! D’accord…


Je pousse un soupire.


Dans ce cas allez au nid et ramenez des vêtements pour lui, les siens sont un peu fichus. D’accord.


Je raccroche et passe ma main sur mon front. Seigneur… La soirée risque fort d’être longue ! Je me retourne dès que j’entends la voix de Tony. Est-ce que Tout va bien ? Je ne crois pas qu’on puisse dire ça. Ma vie a failli s’arrêter aujourd’hui, tout simplement. Par réflexe je vais vers lui, mais je m’arrête juste à temps.


Je ne peux même pas te serrer dans mes bras…


J’assène cette constatation d’un air las. Je passe par la colère, la crainte, la lassitude, et d’autres sentiments difficiles à vivre ces dernières minutes. Je me sens reconnaissante qu’il n’ait rien, je n’aurais jamais pu supporter de le perdre, mais forcément je suis terrifiée de savoir qu’on a voulu le tuer, qu’on peut essayer encore et cette fois y arriver.


J’ai appelé Eleonora, mais j’ai eu son répondeur, je lui ai laissé un message. J’ai aussi appelé tes parents. Ca grouille de journalistes dehors, je voulais les rassurer avant qu’ils n’entendent parler de cette affaire. Forcément ils comptent venir.


Je glissais doucement ma main dans la sienne.


Comment tu te sens ?
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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Sam 28 Avr - 21:26

Oh oui j’aurai aimé qu’elle puisse m’enlacer tendrement. J’aurai aimé placer mes bras autour de son superbe corps pour tenir au plus près de moi ce cœur qui bat. J’aurai vraiment aimé, pouvoir profiter de ma famille dans un contexte normal et sans trop d’embuches ou du moins sans obstacles hors du commun tel un réel attentat contre ma personne…
Je regrette tellement. Je regrette ce que j’ai été et une large partie de ce que je suis. Je regrette mon passé que je traine au pied comme un poids qui de temps à autre m’attire dans les décombres. Pourvu que les choses s’arrangent, que ce type soit arrêté que le responsable – Benito s’il le faut – soit également mis sous verrous et qu’on me laisse être un type normal au moins dans ma sphère familiale.

« Pitié ne fais pas comme si on ne pouvait pas s’enlacer, alors que tu rentres demain à la maison… »

J’affiche un sourire nerveux qui démontre tout le malheur qui s’abat sur moi.
Oui ma voiture m’explose sous le nez, oui j’ai faillis mourir aujourd’hui, oui l’homme que je considérais comme un second père jusqu’à quelques temps me poignarde par derrière et ce en préméditant ces coups depuis longtemps mais… Mais de me savoir distancé de Samantha à cause de quelques blessures est la pire chose de la journée.

« Oh merci pour les parents…Je n’y avais pas pensé. » Je grimace doucement en constatant ma bêtise et j’enchaine pour changer de sujet. « Quand à Eleonora je, je n’sais pas si elle pourra nous accorder ça mais j’aimerais vraiment qu’elle veille sur le nid Sam. Si quelqu’un m’en veut à ce point il peut certes chercher à m’atteindre à nouveau mais rien ne nous assure qu’il ne s’en prendra pas à vous et je…non. Il faut que quelqu’un surveille le nid. Eleonora ou quelqu’un d’autre. »

Elle de préférence, j’ai totale confiance en elle et ses compétences malgré nos petites prises de becs qui ressemblent en fait à des taquineries, je sais qu’elle ne désespère pas de bosser pour moi et elle sait aussi qu’elle est celle que je préfère engager. De loin.

Mes doigts enlacent ceux de mon épouse et je jette un regard au lit de notre fille dans lequel elle somnole si innocemment. Je ne veux pas de cet héritage pour elle. Je ne veux pas de cette ombre constamment au dessus de notre avenir, surtout pas du sien…
Les choses doivent évoluer et dans le bon sens, ou je vais devenir fou !

« Euh…ça va. Physiquement ça ira, c’est apparemment long à cicatriser et super chiant à soigner, mais si je ne touche pas ça va. » Rolling Eyes j’essaye un sourire rassurant et je récupère un air plus morne. « Sinon je suis paniqué. Pour vous bien entendu mais je…j’t’avoue que j’ai eu peur, j’ai eu très peur pour moi au moment de l’explosion… »

Pas glorieux, c’est sur. Je déteste avoir l’air faible mais j’essaye de caler ça sur le dos de la fatigue et de mes blessures cependant je titube dans le souvenir m’effraie et c’est une solide poigne qui m’enserre l’épaule pour m’éviter de tomber.

« Monsieur Belosi quelle est la gravité de vos blessures ? Quels sont les conseils des médecins ? » « Sait-on si la bombe était un attentat ? Contre votre personne ? Qui était visé ? » « L’assassin aurait fuit par l’immeuble au nord, vous le connaissez ? » « Si cette personne jalouse votre paternité, pensez-vous que son acte peut dissimuler un plan politique ? » « Votre femme a-t-elle réellement été touchée ? » « Allez vous perdre le bras ? »…

Je fais mon possible pour entrainer ces curieux dans le couloir histoire qu’on foute la paix à ma famille et surtout qu’on ne sorte pas une seule image de cette chambre ! Manquerait plus que ça.
En fin de compte ce sont plutôt ces «journalistes » qui m’entrainent plus loin et je tente de trouver un banc sur lequel m’assoir car à bout de force tant psychologiquement que physiquement je crois que je vais m’écrouler ;
J’aurai besoin d’aide.

« Aller tout le monde dehors nous devons parler à monsieur le maire ! »

Ouf, la police. Je n’aurai jamais douté penser ça un jour !
Ils n’ont trouvés personne sur un périmètre de 3 km autour de l’hôpital mais le filtrage continu. La voiture était bien piégée et tout est en train d’être minutieusement analysé…Quand on me demande si j’ai un ou des ennemis potentiels je m’amuse à leur répondre que je n’ai que ça avant de leur donner la piste d’Eleonora. C’est elle qui enquête sur Benito, je ne révélerais rien par respect pour son boulot : ils n’ont qu’à la joindre.
Quand enfin on me fout la paix j’ai beau avoir la terrible envie de courir jusqu’à Samantha, je ferme les yeux et soupire en prenant appui contre le mur.

Quelle journée !...



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MessageSujet: Re: Bienvenue, Elanor ! - PV Tony   Sam 28 Avr - 22:52

Ce qui est arrivé aujourd’hui est choquant. Plus que ça encore même. J’ai toujours eu des craintes, c’est bien logique, il ne fréquente pas le milieu le plus calme et sécurisant qui soit. Bosser avec la mafia, du moins être obligé de le faire, ça n’amène en général rien de bon. Mais là le danger est venu d’ailleurs, il est encore plus insidieux. Au moins la mafia est de parole, si on fait ce qu’elle dit, on a la paix, alors ça on pouvait réussir à gérer. Mais là, c’était inattendu. Même moi je n’aurais pas pu imaginer une chose pareille. Pourtant c’est bien Benito qui est à l’origine de cet attentat. Je savais qu’il voulait la mairie, mais pas à ce point, pas au point de tuer quelqu’un.

J’aurais voulu pouvoir me jeter à son cou, pouvoir le serrer aussi fort que je le pouvais en me répétant encore et encore qu’il était là, qu’il était vivant, qu’il s’en était sorti. Je viens de vivre les pires minutes de ma vie, quand je dévalais les escaliers en me demandant s’il était vivant ou mort, en ne sachant rien de son état et en m’attendant au pire… Jamais j’aurais pu me remettre de ça, jamais. Malgré notre fille que j’aime de tout mon cœur, je sais que je n’en aurais pas eu la force. En plus on s’était quittés sur une dispute. Une de trop encore, elles sont toutes de trop, je déteste ça.



On va prendre toutes les mesures nécessaires. On va faire renforcer le système de sécurité de la villa, poster des gardes, ni toi ni moi n’irons nulle part sans garde du corps.


J’avais déjà sa sécurité à cœur avant, mais là il était hors de question que je néglige quoi que ce soit. Il faudra qu’il soit surveillé en permanence, et comme nous avons Elanor avec nous maintenant, ça sera pareil pour nous deux. La sécurité devra être à son maximum, il est hors de question que ce genre de chose se reproduise ! Je crois que je n’arrive pas encore à réaliser ce qui s’est passé. Comment a-t-il pu faire une chose pareille à Tony ! Quelqu’un qui l’apprécie, qui ne cesse de le défendre envers et contre tout… Cet homme n’a vraiment aucune valeur.

Mes yeux s’embuent à nouveau de larmes. Moi aussi j’ai eu peur… Tellement peur ! Je serre mes doigts autour des siens encore plus fort et hoche la tête, remerciant intérieurement le ciel qu’il soit sain et sauf. Elanor se met à pleurer au même moment que la porte s’ouvre sur une horde de journalistes qui, bien évidemment, se pressent autour de nous comme des abeilles autour d’un pot de miel. Pendant que Tony s’en débarrasse, j’attrape notre fille et l’éloigne le plus possible de ces intrus.

Normal qu’elle pleure, je dois lui donner à manger. Je m’occupe donc de ça en priorité, petit moment de calme dans cette soirée de folie. Enfin de calme… C’est relatif, vous imaginez bien que je ne suis pas vraiment détendue. Une fois que la petite a mangé et fait son rot, je me lève et sors de la chambre avec elle dans les bras. Tony n’est toujours pas revenu, ça m’inquiète. Je le trouve dans le couloir, adossé contre le mur. Après un soupire de soulagement, je m’avance vers lui. Dieux que c’est frustrant de ne pas pouvoir le toucher comme je le voudrais ! Je me contente de caresser sa nuque, c’est déjà ça.



Est-ce que tu m’en veux encore ?


Ca peut paraître idiot, mais c’est quelque chose qui me tracasse. Je ne l’avais jamais vu en colère contre moi, je n’avais jamais eu affaire à cette lueur de reproche dans ses yeux auparavant, et c’était quelque chose de difficile à supporter. Même si je m’y étais attendue, ce n’était pas agréable du tout. Ce qui s’est passé ce soir n’a évidemment pas arrangé les choses, bien au contraire.


Reste avec moi cette nuit… Ou alors demandons à ce que je puisse sortir avec Elanor. On va bien toutes les deux, c’est idiot… Je n’ai pas envie qu’on soit séparés ce soir… Pas après ce qui s’est passé…
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